Littérature
La bataille de Duck Lake (le 26 mars 1885)
La bataille de Duck Lake (le 26 mars 1885) a été la première bataille de la Résistance de 1885. Elle est arrivée par hasard. Le 25 mars 1885, Gabriel Dumont demanda à Louis Riel de lui laisser emmener trente hommes pour ramener des marchandises des magasins des marchands qui s’opposaient à la résistance de Métis contre le gouvernement fédéral. Ils allèrent à cheval au magasin d’Hillyard Mitchell et s’emparèrent du contenu. Riel dit alors à Mitchell de noter tout ce que les Métis avaient pris.
Le surintendant de la Police à cheval du Nord-Ouest, Leif Crozier, fut averti que les Métis allaient probablement occuper Duck Lake. Cependant, il ne savait pas que c’était déjà arrivé. Il envoya quinze soldats de la police à cheval et sept bénévoles de Prince Albert sous la direction du sergent Stewart et de Thomas McKay avec plusieurs traîneaux pour aller chercher des provisions au magasin de Mitchell.
Gabriel Dumont, avec trente Métis (et quelques guerriers des Premières nations) intercepta la police. Dumont frappa un policier avec le canon de son fusil et eut une altercation avec Thomas McKay. Le sergent Stewart décida de battre en retraite à Fort Carlton parce que les Métis étaient plus nombreux.
Les Métis retournèrent à Duck Lake, mais ils eurent à peine le temps de donner à manger aux chevaux que la police revint. Plutôt que d’attendre les renforts, Crozier décida d’attaquer les Métis avec cinquante-six policiers et quarante-trois bénévoles de Prince Albert qui n’avaient aucune expérience au combat. Crozier avait un canon de sept livres (3,175 Kilos) à sa disposition.
Les nouvelles de la première rencontre entre les Métis et la police et les bénévoles de Prince Albert arrivèrent à Batoche et à St. Laurent. À ce moment-là, les Métis avaient reçu des renforts. Les Métis avaient environ trois cents hommes, qui comptaient des Cris de deux réserves avoisinantes. Beaucoup de Métis présents n’avaient aucune expérience au combat.
Tôt le matin du 26 mars, Gabriel Dumont emmena vingt-cinq hommes pour préparer une embuscade. Il choisit un endroit à 3,5 km de Duck Lake où il y avait une faible élévation surplombant la route, beaucoup de petits bosquets, une ravine et une maison en rondins, qui fut tout de suite occupée par quelques hommes. Certains des éclaireurs de Crozier étaient des Métis anglais qui connaissaient la guerre dans les prairies et ils détectèrent le plan de Dumont. Crozier ordonna à ses hommes d’arrêter, prépara une barricade montée et arma son canon. Les Métis formèrent un demi-cercle pour attaquer la police des deux flancs. À ce moment-là, Louis Riel menait une force de renforts métis.
Isidore Dumont et Assiyiwin, un vieux représentant du chef des Premières nations qui était à moitié aveugle, s’avança vers les hommes de Crozier en agitant une couverture blanche. Joseph McKay, un interprète métis anglais, alla vers eux pour les saluer avec Crozier derrière lui. Assiwiyin, qui n’était pas armé, commença à parler cri à McKay. Assiwiyin avança la main vers un des fusils de McKay et McKay tira, tuant le vieil homme. Crozier ordonna à ses hommes de tirer et Isidore Dumont fut tué aussi. Seul le récit de Crozier indique que les Métis ont tiré les premiers coups de feu de la bataille.
McKay et Crozier retournaient tout juste vers le reste de leurs hommes quand les Métis commencèrent à tirer de tous côtés. Le canon de Crozier se retrouva hors service au début de la bataille car l’artilleur avait mis le boulet avant la poudre en le chargeant. Cette partie de la bataille ne dura qu’une demi-heure.
La police battit en retraite dans une clairière dans laquelle les Métis leur firent une embuscade. À ce moment-là, Gabriel Dumont fut effleuré à la tête par une balle et tomba de son cheval, incapable de se relever. Il continua quand même à motiver ses hommes. Il donna son fusil et ses cartouches à Baptiste Vandal, tandis que Joseph Delorme restait à ses côtés. Au fort de la bataille, Louis Riel était sur son cheval et brandissait un crucifix. Auguste Laframboise mourut à côté de lui. La police commença à s’enfuir. Édouard, le frère de Gabriel Dumont, voulait les poursuivre, mais Louis Riel ordonna d’arrêter le carnage.
Les Métis perdirent cinq hommes, dont Isidore Dumont et Assiwiyin. Les autres morts étaient Jean-Baptiste Montour, Joseph Montour et Auguste Laframboise. Il y eut trois blessés, dont Gabriel Dumont.
La police et les bénévoles perdirent dix hommes et eurent treize
blessés, dont deux qui moururent. Les soldats de la Police à cheval
du Nord-Ouest qui sont morts étaient les constables G.P. Arnold, G.K. Garrett
et T.J. Gibson. Les bénévoles de Prince Albert qui sont morts étaient
le capitaine John Morton, le caporal William Napier et les soldats Joseph Anderson,
James Bakie, Alexander Fisher, Robert Middleton, S.C. Elliott, Daniel Mckenzie
et Daniel McPhail.
Référence:
Hildebrandt, Walter. The Battle of Batoche: British Small Warfare and the Entrenched Métis. Ottawa: Division des Parcs et lieux historiques nationaux du Canada, Environnement Canada, Parcs Canada, 1985.
“The First Shot Rang Out”. http://www.virtualmuseum.ca/pm.php?id=exhibit_home&fl=0&lg=English&ex=00000134
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