Cuisson de biscuit
Avant qu'un objet ne soit émaillé, il est
souvent soumis à la cuisson de biscuit, dont le but est de rendre l'objet
plus durable tout en le laissant suffisamment poreux pour qu'il puisse absorber
la glaçure. La cuisson de biscuit se fait à une température
(d'au moins 500 à 600 °C) inférieure à la cuisson émail
et elle doit commencer tout doucement pour éviter que l'objet ne craque
ou n'explose.
Cuisson émail
Une fois que l'objet a été façonné
et émaillé, il est cuit suivant un processus connu sous le nom
de cuisson émail ou cuisson d'émail (deuxième cuisson).
La cuisson émail, qui se fait à une température plus élevée
que la cuisson de biscuit, fait fondre la glaçure et lui fait prendre
contact avec la surface de la pièce d'argile. L'atmosphère dans
le four a un effet spectaculaire sur l'apparence finale de l'objet cuit. La
cuisson émail est soit oxydante, soit en atmosphère réductrice,
selon la présence ou l'absence d'oxygène dans le four.
Cuisson oxydante
La cuisson oxydante se fait habituellement dans un four
électrique, où l'atmosphère contient de l'oxygène.
L'oxydation est nécessaire pour le développement de certaines
couleurs (comme les verts du cuivre) et elle est souvent associée à
des couleurs et à des surfaces brillantes, propres et soigneusement contrôlées.
Cuisson en réduction
La cuisson en atmosphère réductrice se
fait en général dans un four à combustible, dont l'atmosphère
est privée d'oxygène. Dans la cuisson en réduction, les
gaz instables se mêlent à l'oxygène dans les métaux
de la pièce d'argile et des glaçures, les réduisant ainsi
à un oxyde inférieur, ce qui en altère les couleurs. La
cuisson en réduction est utile si l'on cherche à développer
certaines couleurs (comme les rouges du cuivre) et des effets visuels, par exemple
la texture tachetée particulière, causée par les pyrites
de fer dans l'argile.
Cuisson primitive (ou Pit Firing)
Il s'agit ici de la méthode de cuisson la plus
primitive qui soit. Elle consiste à creuser un trou dans le sol, que
l'on tapisse de matériaux combustibles. On place le pot au-dessus, puis
on le recouvre de quelques tessons ou fragments de poterie cassée et
d'autres matériaux combustibles, puis on allume le tout.
Cuisson au raku
La cuisson au raku est une méthode mise au point
par les premiers potiers japonais. Il s'agit de placer l'objet dans un four
chaud, à cuisson rapide, jusqu'à ce que la glaçure fonde,
puis de le retirer du four alors qu'il est encore tout rouge de chaleur. Souvent,
la cuisson au raku est combinée à la réduction après
cuisson, qui veut que l'on place l'objet encore chaud dans un récipient
couvert avec des combustibles comme des feuilles ou de la sciure de bois. La
méthode du raku est populaire à la fois pour sa rapidité
et pour la grande palette de couleurs et l'éventail d'effets de surface
qu'on peut en tirer.
Cuisson au bois
Bien qu'elle représente un investissement considérable
en main-d'uvre et qu'elle soit souvent imprévisible, la cuisson
au bois a gagné en popularité auprèsades potiers contemporains,
étant donné que l'action des cendres de bois, les marques de flammèche
et l'atmosphère unique d'un four à bois produisent des effets
de surface qu'on ne pourrait pas obtenir autrement.