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lac Hertel en automne la montagne au loin

Les premières heures…

Contrairement à la croyance populaire, le mont Saint-Hilaire n’est pas un volcan. Il a été formé par des intrusions magmatiques bloquées par une épaisse couche de 3 kilomètres de sédiments, il y a de cela plus de 120 millions d’années. Il y a environ un million d'années, le mont Saint-Hilaire et les autres collines montérégiennes ont été lentement râpées, sablées et arrondies par au moins quatre glaciers successifs. Ce n’est que beaucoup plus tard que les premiers habitants, les Abénakis puis les Iroquois, habiteront le territoire. Samuel de Champlain sera le premier Européen à décrire la montagne lors de son deuxième voyage en 1609.

Le village de la montagne

À partir du 18ième siècle, une longue rangée de moulins, des vergers ainsi qu’une quarantaine d’érablières étaient les sources de sa prospérité. Un curé de l’époque se plaignait même qu’à la montagne on buvait plus de pommes qu’on en mangeait...

Le fléau de l’alcoolisme a provoqué, en 1841, l’érection d’une croix gigantesque sur le sommet du Pain de sucre. Entre-temps, les seigneurs ont transformé la montagne en haut lieu touristique, d’abord avec un restaurant « Le Café Campbell » et ensuite avec le prestigieux « Hôtel Iroquois » qui pouvait accueillir 400 clients par jour. L’hôtel Iroquois se trouvait à quelques mètres du sentier qui mène aujourd’hui au pavillon d’accueil des visiteurs.

Un soldat à la rescousse de la montagne

Après le déclin du village de la montagne, un nouveau chapitre d’histoire s’ouvre lorsqu’en 1890, le seigneur Campbell met sa montagne en vente pour la coupe de bois. Le Brigadier Andrew Hamilton Gault, grand amateur de nature et d’espaces verts, l’achète en 1913. En l’absence d’héritiers mais désireux de protéger sa plus précieuse propriété, le brigadier lègue la montagne à l’Université McGill en 1958 afin « que la splendeur et les aménités de ce domaine soient préservés à jamais, non seulement pour l’Université elle-même, mais pour l’enrichissement et l’agrément de la jeunesse canadienne. ».

L’avenir de la montagne

La montagne de Gault était sauvée, mais ses flancs restaient convoités pour le développement urbain et agricole. Au fil des années, grâce à plusieurs luttes citoyennes, certaines parcelles en piémont ont été protégées. Mais pour la montagne, les menaces viennent de partout. Le nombre de visiteurs et de voisins qui ne cessent d’augmenter demande des efforts constants pour protéger la richesse et l’unicité de la montagne et des bois de la région. La bataille est loin d’être gagnée.

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