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Darbouka
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Gabès
(sud de la Tunisie)
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Terre
cuite, peau de dromadaire
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H : 33 cm
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Centre
des musiques arabes et méditerranéennes,
Tunisie
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Dès qu'on m'a proposé de choisir un instrument,
j'ai pensé directement à mon instrument d'enfance,
la darbouka. Je me souviens qu'à chaque année à
l'occasion de « L'Aïd » mon seul caprice était
d'acheter une darbouka. Quand j'ai commencé mes recherches
sur cet instrument, je me suis retrouvée devant une panoplie
de catégories selon les différentes régions
de la Tunisie. Gabès est une ville du sud de la Tunisie
où la musique est très attachée aux traditions.
C'est pourquoi j'ai choisi la darbouka gabsienne comme sujet de
mon étude.
Très populaire à Gabès, cet instrument à
percussion a notamment la faveur des jeunes gens, garçons
et filles, qui s'en servent dans les divertissements qu'ils organisent,
les uns et les autres dans l'intimité de leurs familles.
En quittant la maison paternelle, la mariée n'oubliait
jamais d'emporter son trousseau avec sa « darbouka »
de jeune fille pour occuper ses heures de loisirs. Les femmes
taquinent la darbouka pour se créer une ambiance de joie
et oublier leurs soucis.
La darbouka que j'ai choisie a été fabriquée
à Gabès par un potier. Elle est constituée
d'un corps creux en terre cuite brute en forme de col ayant une
hauteur de 33 cm et 3 diamètres différents, se terminant
par un large renflement qui lui même se termine par un rebord
légèrement arrondi, recouvert d'une peau de dromadaire.
Pour jouer de la darbouka, il faut être assis sur une chaise,
les jambes pendantes. On pose l'instrument sur la cuisse gauche,
la peau en avant, légèrement tournée vers
la droite, pendant que la main droite frappe à plat le
centre de la membrane pour marquer les accents principaux du rythme.
Les doigts de la main gauche sont appuyés sur le bord du
cercle de peau pour produire de fioritures de remplissage.
En somme, la darbouka est un instrument de joie et de gaieté
et mon souhait serait qu'elle soit connue à travers le
monde.
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