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La
gassaa
par Nancy, 20 ans, Collège dans la Cité
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Gassaa
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Faculté
de musique Université de Montréal
, Canada
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Après avoir visité l'Amérique du Sud et l'Europe, j'ai eu la chance,
en cette fin du 20e siècle, d'aller en terre africaine et de participer
ainsi à un échange culturel en Tunisie avec des étudiants de musique.
Nous avions pour mission de poursuivre le projet de musée virtuel
dans Internet en nous attardant à des instruments de musique tunésiens
et ce, afin de rapprocher les jeunes des pays de la Francophonie.
Nous étions les hôtes du Centre de musique arabe et méditerranéenne
surplombant la mer Méditerranée, situé dans le fameux Palais d'Erlanger.
C'est à cet endroit très exactement que se trouvait la collection
d'instruments de musique sur lesquels nous allions travailler lors
de notre séjour dans le magnifique village de Sidi Bou Saïd, une
ancienne station balnéaire.
Lors de notre visite au musée, un petit instrument derrière la vitrine
piqua ma curiosité. Cet instrument dépouillé de toute ornementation
m'attirait par sa simplicité. Le Gassaa a une double utilité. Il
est un plat à couscous qu'on a modifié en un instrument de percussion.
Il a été introduit en Tunisie vers le 17e siècle par la communauté
noire subsaharienne. Cet instrument était utilisé lors des cérémonies
de Stambâli exclusivement par les femmes. Malheureusement, depuis
1960, la communauté noire a arrêté de célébrer le stambâli. Par
conséquent, le Gassaa a perdu son usage musical.
Bien que je ne connaisse pas d'autres instruments ressemblant au
Gassaa, sa musicalité me rappelle beaucoup les rythmes endiablés
qui nous sont présentés lors du festival Nuits d'Afrique qui a lieu
à chaque été à Montréal. Cela fait naître en moi ce besoin de m'exprimer
en bougeant et en dansant. J'espère que vous aussi vous aurez la
chance de découvrir cet instrument à votre tour et de le connaître
un peu mieux, grâce à son passé évocateur. |
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