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La gaïda
par Héléna, 15 ans

la gaïda
fiche technique
Gaïda
Kotel
1988
Outre : peau de chevreau
Soufflet : sureau
Routchilo : cornouiller
Piscoune : saule

Lycée privé de langues étrangères Alexandre Dumas, Bulgarie
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C'était un beau matin d'automne. Dans une petite ville bulgare, un orchestre populaire répandait dans l'air sa musique joyeuse. Un jeune marié, suivi d'une compagnie bruyante allait demander la main de la jeune mariée. Le vacarme était dominé par l'air de la gaïda et les coups rythmiques de la grosse-caisse qui remplissaient l'âme d'une excitation joyeuse.

Mais la porte de la maison de la jeune mariée était bien fermée. La coutume voulait que le jeune marié trouve une astuce pour obtenir la main de sa future compagne. Du coup la gaïda s'est tue. Je me suis rendu compte que même le silence qui s'était établi faisait partie de l'interprétation de cet instrument si curieux. Finalement le jeune homme a fait semblant de défoncer la porte et c'est alors que la jeune mariée est apparue dans toute la splendeur de sa belle robe et de sa jeunesse. La gaïda s'est remise à jouer criant la victoire et le triomphe de l'amour.

Mais ses surprises n'en finissaient pas. Soudain, elle s'est mise à émettre des gémissements tristes et prolongés : la jeune mariée faisait ses adieux avec ses parents, son foyer paternel, ses copines. Puis l'orchestre a repris l'air allègre et tout le monde s'est dirigé vers la mairie et l'église. Après le mariage, on s'est assis autour des tables en plein air, où un déjeuner copieux attendait les invités. La fête s'est prolongée tard dans la nuit. Et jusqu'à la fin, la gaïda infatigable n'arrêtait pas de nous faire chanter, danser, rêver de la vie heureuse qui attendait le jeune couple.

 



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