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Atranatrana
(xylophone ou bakilo, katiboke, kilangay,
valihambalo)
Les baguettes s'appellent Famango
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Asie
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Environ
de 1970
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Bois
dur imputréscible comme le faux camphrier
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50
cm, 49 cm, 48,2 cm, 42,5 cm, 34,5 cm (longueur)
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Musée
d'art et d'archéologie de l'Université
d'Antananarivo, Madagascar
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Durant une fête, j'ai pu entendre et voir jouer de l'atranatrana.
Je l'ai choisie parce que j'ai été très surprise par sa très modeste
construction et je voudrais vous faire part de ma découverte.
En effet, elle est composée de planchettes de bois dur
(du faux camphrier plus particulièrement), grossièrement
fabriquées avec d'inégales longueurs. Le nombre
de bouts de bois varie entre quatre et huit planchettes reliées
des deux côtés par une corde, et peuvent être
interchangées selon le rythme. Posée horizontalement
sur les cuisses d'une femme, et frappée à l'aide
de deux baguettes (faites de même matière que les
planchettes), elle produit un son très original. L'atranatrana
fait partie des 23 instruments idiophones connus de nos jours
à Madagascar.
L'atranatrana ou kilangay ou valihambalo provient de l'Asie du
Sud-Est, et fut introduit à Madagascar entre le début
de l'ère chrétienne et le Ve siècle. Son
nom vient du fait que la femme, allongeant ses deux cuisses nues,
légèrement écartées de manière
à servir de caisse de résonance et d'appui aux planchettes
sonores, doit se tenir droite. Cette position, assise, définie
par le verbe miatranatrana, qui signifie s'asseoir avec fierté,
a engendré le nom de l'instrument atranatrana.
À Madagascar, on ne la trouve que dans quelques endroits
de la région du Sud et de la côte Est. On peut jouer
de l'atranatrana pour le plaisir comme pour une raison cultuelle.
Autrefois, dans la région Bara, on en jouait durant la
cérémonie du bilo mais elle fut délaissée
peu à peu.
Sa construction d'antan la classe parmi les instruments folkloriques
mais, par suite de modernisation, on a remplacé les cuisses de
la femme par une caisse de bois. Actuellement, on la classe parmi
les instruments modernes et elle peut s'aligner aux métallophones
même si sa sonorité est faible, moins aigue et moins résonante.
Contrairement à l'antsiva, instrument de la famille des idiophones
et seulement manipulé par l'homme, l'atranatrana est uniquement
jouée par une femme qui sert d'appui.
Une autre femme peut l'accompagner. Elle peut être accompagnée
par d'autres instruments, notamment la valiha, ou par d'autres
atranatrana de différentes dimensions. En effet, le son varie
suivant la taille de chaque instrument car, plus il est petit,
plus le son est aigu. Les musiques traditionnelles populaires
sont les plus jouées.
Chaque planchette porte un nom selon la gamme diatonique : tsibilo,
sindry, sindry homana, valideniny, varinara. La traduction et
l'origine de ces noms nous restent inconnues, malheureusement.
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