les idiophones

les cordophones

Le tsikadraha (racle)
par Christian Andry, 20 ans

le tsikadraha
fiche technique
Tsikadraha, faray (racle)
39 à 60 cm x 4 à 6 cm
Lo:17 à 35 cm

Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar
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Le tsikadraha (racle) se trouve dans la classe des idiophones. On ne l'utilise que très rarement dans l'ensemble instrumental ce qui suscite la curiosité de le connaître.

On le trouve un peu partout dans l'île mais surtout chez les Tanala (ethnie se situant entre les Hautes-Terres et la forêt de l'Est).

Cet instrument produit un son un peu identique au croassement du crapaud.

On a la possibilité de varier sa sonorité grâce à la cavité que l'on ferme et ouvre avec une main qui le maintient, tandis que l' autre main gratte le bambou avec une petite baguette à arêtes en bois. La façon de le jouer est facile : avant, on tenait le tsikadraha par le corps, devant le noeud et avec la main gauche; mais par la suite, avec le temps, on le maintient par sa cavité, et la main droite le racle avec une mince tige de bâton. Dans le domaine de l'utilisation et pour aider à bien comprendre sa valeur culturelle, on peut citer quelques exemples : - Cérémonie funèbre dans le Sud-Est de Madagascar (enterrement d'une personne de haute caste). - Cérémonie de fampitaha à l'Est et au Nord-Est de Madagascar où les jeunes participent à une sorte de concours de mode et de beauté. - En dehors de ces usages traditionnels, le tsikadraha peut également servir dans d'autres domaines: la musique contemporaine avec les chansons modernes, la musique de variété, le jazz, etc...

Il est très facile de fabriquer un tsikadraha mais cela demande beaucoup de finesse. Tout le monde peut en jouer à tout moment et où on veut, non seulement dans la musique traditionnelle, mais aussi dans toutes sortes d'orchestrations malagasy ou modernes. Cet instrument doit toujours être accompagné d'autres instruments car il ne peut pas être joué en solo.

On trouve également le tsikadraha dans d'autres pays comme le Brésil, chez les Indiens de Mura de l'Antaz où il s'appelle caracha, et même au Soudan. La façon de jouer est à peu près identique partout.


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