les cordophones

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La jejy voatavo (cithare sur bâton)
par Noely, 20 ans

la jejy voatavo
fiche technique
Jejy voatavo (ou cithare sur bâton, lokanga voatavo)
Égypte ancienne
Une calebasse, un bâton, des cordes en sisal ou en acier
69,7 cm
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar
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La musique a occupé et occupe toujours une grande place dans la vie sociale et familiale de tout Madagascar. Elle est omniprésente dans tous les grands événements du peuple malgache. Un jour, je me suis trouvée face à un ami qui m'a invitée à rejoindre un groupe de jeunes chercheurs, travaillant sur la musique malgache et j'en été fascinée. C'est pourquoi j'ai le plaisir de vous faire part de mes recherches sur la cithare sur bâton ou lokanga voatavo. Même si je n'en ai encore jamais entendu jouer, j'estime qu'il est l'un des instruments qui méritent d'être étudiés.

À Madagascar, la cithare sur bâton est connue sous deux noms : lokanga voatavo (instruments à calebasse) et en swahili dzedzy ou jejy : mot qui paraît remonter d'un nom de la harpe de l'Égypte ancienne « ede ». On rencontre même à l'Ouest la contamination « dzédzivoatavo ». Elle est répandue dans tout Madagascar, exception faite dans la région nord de l'île.

La cithare sur bâton a une similarité de fabrication d'avec le viole-violon européen. De taille très variable, elle peut atteindre 50 cm à 80 cm de longueur. Sa caisse de résonance peut revêtir plusieurs formes : en calebasse ou fabriqué tout simplement avec un bidon d'huile.

Elle était jouée et abandonnée aux esclaves, puis aux citharèdes d'aujourd'hui, appelés encore mpilalao et dont le répertoire musical relève plutôt de la ritournelle des amuseurs. Il semble qu'un musicien de la périphérie d'Antananarivo a eu la spécialité de fabriquer de cithares de ce genre et a joué du jejy à travers les rues de la capitale. Elle est d'origine africaine, se présente sous plusieurs formes et porte des noms différents selon les régions.

La cithare sur bâton est un instrument autonome dont le son est produit par pincement. Elle se compose de trois cordes (pouvant aller jusqu'à dix), en fibres de raphia adaptées le long d'une planchette en guise de manche. Ses cordes échangées en câbles améliorent beaucoup sa sonorité. La calebasse, servant d'amplificateur, est pressée contre la poitrine et le bâton descend de biais dans un angle de 40° de manière à offrir les 3 ressauts à l'index, au médium et à l'annulaire. Par contre, la main droite supportant le bâton près de la calebasse, pince la corde avec son médium.

La lokanga voatavo ne s'emploie pas dans des cérémonies, mais seulement dans les chants récitatifs, contes, légendes et satires. Elle est aussi utilisée pour la délectation à l'occasion des réjouissances familiales et les fêtes villageoises, ainsi que pour amuser les petits enfants le soir, auprès du feu, avant le dîner. Dans le faritany d'Antananarivo, il n'est plus qu'un simple objet de décoration dans certaines maisons. Instrument particulièrement intéressant, mais malheureusement en voie de disparition dans certaines régions, la cithare sur bâton garde une notoriété certaine en pays betsileo ; le fait d'être connus d'une manière certaine, les citharèdes jouent généralement en duo et l'analyse de leur technique d'exécution fait comprendre qu'ils pratiquent l'alternance à tous les niveaux.


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