les aérophones

les cordophones

Le sodina (flûte)
par
YVON Rivo Charles 20 ans

le sodina
fiche technique
Sodina (flûte ou sody ou soly ou antsoly ou antsody)
Pays islamisés
Bambou ou roseau ou bois léger ou plastique
Entre 10-40 cm (varie suivant la région où elle a été fabriquée) x 1-2 cm
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar
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Comme dans l'histoire des coutumes et de la civilisation, Madagascar a aussi son histoire de la musique traditionnelle et moderne. Chaque instrument a son propriétaire, son fabricant, son origine, sa forme et son genre. De ces différentes catégories d'instruments qui existent dans notre pays, je cite la flûte sans pavillon, en faisant découvrir aux lecteurs et aux passionnés de la musique, son évolution et sa place dans la vie des artistes malagasy. La flûte sans pavillon ou flûte droite est classée dans la catégorie aérophone. Elle peut " ercer le vent" bien plus que les autres instruments à vent. Appelé sodina par les Malagasy, on le trouve dans presque toutes les régions de l'île. Son nom sody ou soly dans la province de Tuléar, sodina à Antsiranana et sur les Hautes-Terres (Merina), kisody à Morondava, antsodina à Mahajanga, kiantsody dans le Betsileo et soly ou fololitsy dans la région de l'Androy, est certainement emprunté du nom malais souling.

En effet, selon un livre découvert à Madagascar sur les origines des Malagasy et de leur civilisation, les Malais, les Indonésiens et les Musulmans sont leurs ancêtres et le sodina provient de ces mondes migrateurs précités.

En général, le sodina se fait en tube de roseau de qualité supérieure appelé voloando ou volovato, bambou à écorce suffisamment épaisse. Les noeuds très espacés de ce bambou peuvent atteindre 60 cm et la flûte tenue dans un angle de 45° se baisse généralement à gauche. La longueur de l'instrument varie entre 18 cm et 50 cm. Il porte six orifices supérieurs et un inférieur. Avec cet instrument, deux octaves chromatiques sont possibles : d'abord, d'après le principe, servant à la formation de la clé creuse, puis, aiguisée en chanfrein, dans la majorité. Au début, le sodina est fait en os. C'est après seulement qu'il a été fabriqué en bois, puis en zinc. Souvent, c'est le chef de la troupe qui confectionne son instrument. À chaque troupe, appelée mpitsoka sodina, le sodina s'accompagne toujours des deux inséparables tambours nommés ampongabe et langoro. Il se joue dans les genres musicaux : le folk traditionnel populaire et musique contemporaine, mais il sert plutôt à amuser durant les événements familiaux tels l'exhumation (famadihana), la circoncision (famorana), dans la vie sociale, sur scène et en public. Les sodina vendus au marché sont uniquement décoratifs.

Pour jouer du sodina, on n'a nullement besoin de solfège. Le musicien appuie seulement et légèrement sur l'orifice supérieur, ses deux lèvres prennent la forme de « U », le souffle s'introduit dans l'instrument réglé selon le son qu'il veut obtenir et la musique dégagée transporte l'auditeur dans un monde merveilleux fait de sensations, de rêves mais aussi de gaieté.



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