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Sodina
(flûte ou sody ou soly ou antsoly ou antsody)
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Pays islamisés
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Bambou
ou roseau ou bois léger ou plastique
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Entre
10-40 cm (varie suivant la région
où elle a été fabriquée)
x 1-2 cm
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Musée
d'art et d'archéologie de l'Université
d'Antananarivo, Madagascar
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Comme dans l'histoire des coutumes et de la civilisation, Madagascar
a aussi son histoire de la musique traditionnelle et moderne.
Chaque instrument a son propriétaire, son fabricant, son
origine, sa forme et son genre. De ces différentes catégories
d'instruments qui existent dans notre pays, je cite la flûte
sans pavillon, en faisant découvrir aux lecteurs et aux
passionnés de la musique, son évolution et sa place
dans la vie des artistes malagasy. La flûte sans pavillon
ou flûte droite est classée dans la catégorie
aérophone. Elle peut " ercer le vent" bien plus que les
autres instruments à vent. Appelé sodina par les
Malagasy, on le trouve dans presque toutes les régions
de l'île. Son nom sody ou soly dans la province de Tuléar,
sodina à Antsiranana et sur les Hautes-Terres (Merina),
kisody à Morondava, antsodina à Mahajanga, kiantsody
dans le Betsileo et soly ou fololitsy dans la région de
l'Androy, est certainement emprunté du nom malais souling.
En effet, selon un livre découvert à Madagascar
sur les origines des Malagasy et de leur civilisation, les Malais,
les Indonésiens et les Musulmans sont leurs ancêtres
et le sodina provient de ces mondes migrateurs précités.
En général, le sodina se fait en tube de roseau
de qualité supérieure appelé voloando ou
volovato, bambou à écorce suffisamment épaisse.
Les noeuds très espacés de ce bambou peuvent atteindre
60 cm et la flûte tenue dans un angle de 45° se baisse
généralement à gauche. La longueur de l'instrument
varie entre 18 cm et 50 cm. Il porte six orifices supérieurs
et un inférieur. Avec cet instrument, deux octaves chromatiques
sont possibles : d'abord, d'après le principe, servant
à la formation de la clé creuse, puis, aiguisée
en chanfrein, dans la majorité. Au début, le sodina
est fait en os. C'est après seulement qu'il a été
fabriqué en bois, puis en zinc. Souvent, c'est le chef
de la troupe qui confectionne son instrument. À chaque
troupe, appelée mpitsoka sodina, le sodina s'accompagne
toujours des deux inséparables tambours nommés ampongabe
et langoro. Il se joue dans les genres musicaux : le folk
traditionnel populaire et musique contemporaine, mais il sert
plutôt à amuser durant les événements
familiaux tels l'exhumation (famadihana), la circoncision (famorana),
dans la vie sociale, sur scène et en public. Les sodina
vendus au marché sont uniquement décoratifs.
Pour jouer du sodina, on n'a nullement besoin de solfège.
Le musicien appuie seulement et légèrement sur l'orifice
supérieur, ses deux lèvres prennent la forme de
« U », le souffle s'introduit dans l'instrument
réglé selon le son qu'il veut obtenir et la musique
dégagée transporte l'auditeur dans un monde merveilleux
fait de sensations, de rêves mais aussi de gaieté.
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