les aérophones

les cordophones

L'antsiva (conque marine)
par
Rado 16 ans

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le sodina
fiche technique
Antsiva (conque marine)
Côte de Madagascar
1963
Coquillage « Etritonium gigas »
3.3 x 11.5 x 2 cm
(diamètre du petit trou)

Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar


Dans la civilisation malagasy, la musique tient une place importante. C'est pourquoi j'étais attirée par les instruments traditionnels malagasy, des patrimoines artistiques nationaux qui ont beaucoup de valeurs culturelles et cultuelles. On ne devrait donc pas les négliger.

Parmi ces instruments, j'ai choisi l'antsiva, un instrument dans la catégorie des aérophones, à qui on doit prêter toute attention. Elle possède des caractères particuliers. On peut dire aussi qu'elle est d'origine purement malagasy, c'est-à-dire que ce sont les anciens Malagasy qui ont fait les recherches pour la fabrication. Elle a été créée bien des années avant nous, preuve qu'elle était déjà connue pendant l'époque royale. Actuellement, on la trouve presque dans toute l'île sauf sur les Hautes Terres.

On la classe dans la famille des aérophones. De musique autonome avec un son produit par un soufflement et de formes multiples, elle se présente sous deux formes : l'antsiva lahy (mâle), de petite taille avec un son aigu ; et l'antsiva vavy (femelle), de taille plus grande avec un son grave.

Aujourd'hui, on l'utilise sur les côtes pendant les cérémonies traditionnelles comme les Fitampoha, Sambatra, Tsangan-tsaina et bien d'autres. Pendant l'époque royale, on la trouvait souvent dans la vie quotidienne : donner l'alarme pour un incendie, transmettre des messages, convoquer les chrétiens le dimanche, accompagner les cérémonies royales tels les danses sacrées et les chants rituels.

Pour la fabrication, il faudrait un gros coquillage de mer et plus particulièrement l'Etritonium Gigas. Il est constitué d'une seule pièce de conque percée au flanc. À Madagascar, c'est un instrument conçu uniquement pour les hommes. Aucune femme ne doit en jouer sous aucun prétexte. Il se joue en solo. Ce n'est pas un instrument facile à manipuler. Il faut l'avoir pratiqué pendant longtemps et connaître sa technique à fond. Distinguer un professionnel d'un amateur n'est donc pas difficile puisque le son produit par l'un et l'autre présentera toujours quelques différences (légère ou grande).


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