les membranophones

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L'ampongabe (grand tambour)
par
Manandraibe Andrinirina Lantohery, 18 ans

l'ampongabe
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fiche technique
Ampongabe (tambour)
Europe
XIXe siècle
Peau de chèvre, de zébu ou de mouton. Du bois souple, corde en sisal, morceau de tissu pour la baguette, clous, tiges de bambou
34 x 70 cm
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar


On peut dire que Madagascar est riche en instruments de musique. Je ne vais pas les citer tous ici, mais seulement je vais parler d'un de ces instruments qu'est l'ampongabe (grand tambour). J'aime bien jouer l'ampongabe, voilà pourquoi je l'ai choisi.

Venant de l'Afrique, des Comores, de la Malaisie, de l'Inde et des pays islamisés, il a une forme cylindrique. À Madagascar, il y a beaucoup de variétés telles que le hazolahy, le langoro, le daba, le trotrobe, et autres. L'ampongabe fut introduit dans notre île vers le XIVe siècle.

Il est fabriqué avec des planches de bois tendre et flexible de 5 mm d'épaisseur, appelés hazondrano ou volomborona. Le hazondrano forme le corps et les deux cerceaux de tension. On tend les deux peaux de mouton ou de chèvre sur deux cerceaux à la tige de bois équarrie. Il faut que les deux peaux soient plus grandes que la circonférence des cerceaux pour qu'on puisse les tendre avec une corde en sisal qui passe en forme de W dans des petits trous qui ont été percés avec du fer rouge sur les deux peaux.

Lorsque les Malagasy jouent de l'ampongabe, ils ne peuvent pas se passer du langoroana qui est sa compagne inséparable. Le langoroana est plus petit que l'ampongabe et le son est roulé à cause des trois ficelles tendues sur l'un des cerceaux.

L'ampongabe est utilisé pendant la circoncision, lors de l'exhumation ou des fêtes publiques. On en joue toujours en plein air à cause des sons très forts qu'il donne.

À Madagascar, le grand tambour est considéré comme le tambour femelle et le plus petit représente le tambour mâle à cause de sa taille mais aussi parce qu'il est léger et est facile à manipuler. Les gros tambours existent surtout sur les Hautes Terres centrales et sont utilisés par les chanteurs folkloriques populaires des Hautes Terres (les mpihira gasy).

L'ampongabe se joue en le frappant avec deux baguettes dont l'une est en tige de roseau et l'autre en bois. Une extrémité est entourée de tissu assez épais.

Les Malagasy ont une façon assez particulière de battre du tambour, car des fois, c'est la partie nue de la baguette, c'est-à-dire l'extrémité sans tissu, qu'ils utilisent. Lors d'un spectacle de mpihira gasy, on bat très fort du tambour pour annoncer qu'ils vont commencer. Avant de finir, seuls les joueurs du grand tambour (l'ampongabe) et de son petit compagnon (le langoroana) improvisent, laissant sous leur charme, pendant quelques instants, les danseurs en délire.


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