Musée ethnographique Alexandre Sènou Adondé
(Bénin)


Lycée des langues étrangères Alexandre Dumas
(Bulgarie)


Direction du patrimoine Culturel
(Burkina Faso)


Musée d'Art et d'Archéologie de l'Univeristé
d'Antananarivo
(Madagascar)


Musée National du Mali
(Mali)


Musée de St-Boniface
(Manitoba, Canada )


Centre des études et de recherches andalouses
(Maroc)


Musée acadien de l'Université de Moncton
(Nouveau Brunswick, Canada)


Laboratoire de recherche sur les musiques du monde
(Québec, Canada)


Musée canadien des civilisations
(Québec, Canada)


Musée du paysan roumain
(Roumanie)


Centre des musiques arabes et méditéranéennes
(Tunisie)

LA VIOARÃ CU GOARNÃ, OU LA HIGHÈGHE (le violon à entonnoir)

la vioara cu goarnâ
<img src="../Images/Instruments/Animation_francais/Conservateurs/mprs04c.gif" width=45 height=45 border=0 usemap="#mprs04cMap">
carnet de notes
Le violon à entonnoir (la vioarã cu goarnã, ou la highèghe)
Jelu Covaci, village de Bãlnaca, région de Bihor
1998
Bois (violon)
laiton (entonnoir)

Violon : 61 cm x 12 cm
H :9 cm
Lo (entonnoir) : 39 cm
D : 12 cm
Archet : 65 cm x 2 cm

Musée du paysan roumain, Roumanie


Le violon à entonnoir (vioarã cu goarnã) est un instrument qui n'existe que dans quelques villages et villes d'une petite région de la Transylvanie: Bihor. C'est un violon dont le corps est remplacé par un dispositif composé d'une membrane de téléphone (autrefois membrane de gramophone) emboîtée dans une petite caisse ronde et connectée à un pavillon de clairon (autrefois pavillon de gramophone). L'archet met en mouvement les cordes qui font vibrer le chevalet; ce dernier transmet les vibrations à la membrane qui les amplifie et les répand par le truchement de l'entonnoir. Le son de la vioarã cu goarnã est nasal et pénétrant, plus fort que celui du violon standard (appelé dans la région vioarã dulce = violon doux) qu'elle a remplacé au cours de ce siècle.

La vioarã cu goarnã est un instrument de musiciens amateurs (les paysans en jouent à la maison), mais aussi un instrument utilisé par les musiciens populaires professionnels dans leurs ensembles (taraf). Pendant les fêtes de Bihor (noces, danses dominicales, baptêmes, etc.), les mélodies qu'il produit (chants lyriques et mélodies de danse : Pe picior, Poarga et Mãnãntelul) sont accompagnées par les frappements d'un grand tambour à cymbales (dobã) et, éventuellement, par le jeu rythmique en doubles cordes d'une contrã (ici, un violon normal).

Le violon à entonnoir est construit par quelques artisans dont les plus connus aujourd'hui sont ceux du village de Rosia, qui le vendent soit chez eux, soit dans les grands foires paysannes.

S.R.