|
Le
cymbalum ( Tambal)
par Maria, 20 ans
|
|

|
Le
cymbalum (le tambal)
|
|
1991
|
|
Bois, cordes métalliques
|
|
Lo max : 94 cm.
Lo autres trois côtes : 57 cm.
H : 7 cm Cordes : 57 - 85 cm
|
|
Musée
du paysan roumain, Roumanie
|
|
|
|
|
|
Le cymbalum est signalé en Roumanie à la fin du XVIIIe
siècle: il fait alors partie de l'ensemble de « musique
de chambre » de la cour du prince valaque Alexandru Ipsilanti.
Les documents ultérieurs n'en parlent plus: comme il arrive
souvent, au moment où il devient populaire, un instrument
n'intéresse plus les « lettrés ».
Pourtant, après 1877 - l'année de l'indépendance
de la Roumanie (qui comprend alors la Valachie et la Moldavie) -
on voit le cymbalum dans les dessins et photos représentant
les « ensembles de musique nationale » envoyés
à l'étranger, en guise d'ambassadeurs de la nation
roumaine.
C'est à partir de la littérature et de documents ethnologiques
tardifs qu'on apprend que, vers la fin du siècle, il est
aussi présent dans les taraf (ensembles de musique
traditionnelle) urbains et ruraux. Là, il remplace la vieille
cobzã (sorte de luth) : ayant une sonorité
discrète, cette dernière ne correspond plus aux exigences
des communautés villageoises. Mais le petit cymbalum subit
bientôt le même sort : autour de la Deuxième
Guerre, il est substitué ou doublé par l'accordéon.
À son tour, l'accordéon cède aujourd'hui la
place à l'orgue électronique...
Pourtant, le cymbalum n'est pas vaincu. On l'entend encore dans
les fêtes de mariage de campagne du Sud et de l'Est du pays,
car les vieux paysans ne peuvent pas se passer de ses formules d'accompagnement
(tiituri). D'ailleurs, tout récemment, les musiciens
ont trouvé une solution ingénieuse pour les satisfaire
- ils enregistrent les tiituri du cymbalum, ils les rentrent
dans la mémoire de leurs orgues électroniques et ils
les passent pendant leurs exécutions « modernes » :
« c'est comme ça qu'on fait du neuf »,
disent-ils.
|
 |
|
|