les idiophones

les cordophones

La timbale d'orchestre
par Rachel, 16 ans

la timbale
<img src="../Images/Instruments/Animation_francais/Jeunes/msbc09.gif" width=75 height=75 border=0 usemap="#msbc09Map">
<img src="../Images/Instruments/Animation_francais/Jeunes/msbs09.gif" width=45 height=45 border=0 usemap="#msbs09Map">
fiche technique
Timbale
John J. Pole, Geneva, New York, États-Unis
vers 1890?
Bois, métal, peau
70 cm (diam.),
35 cm (profondeur,
40 cm clés incluses),
65 cm (H sur pied)
Musée de Saint-Boniface, Canada

LES TIMBALES DU CIEL

Joanne vérifia une dernière fois l'image qui la regardait droit dans les yeux. Elle n'en pouvait plus d'attendre mais elle voulait s'assurer que tout soit parfait. Elle redressa un pli de sa robe et sortit de sa chambre. Elle entendit son père lui crier : « Joanne êtes-vous prêtes ? J'veux partir avant que la symphonie ait fini son concert ! ». J'm'en viens père, j'voulais juste m'assurer que ma robe soit parfaite ! ». Elle enfila son manteau et suivit son frère, sa mère et son père dehors.

C'était rare qu'une famille de son statut ait la chance de se rendre au village pour voir un spectacle de si grande qualité. Tous les gens du village parlaient de la symphonie de Saint-Boniface qui faisait une tournée spéciale dans les villages du district. De plus, Joanne était particulièrement heureuse ce soir-là car, maintenant, c'était à son tour de sortir avec ses parents et son frère aîné. D'un pas rapide, elle sauta dans la carriole qui l'emporta vers son rêve merveilleux.

La route vers l'église lui sembla très courte car elle ne pouvait pas s'arrêter d'imaginer comment la soirée se passerait. Toutes les dames dans leurs meilleures robes et les hommes dans leurs plus beaux habits. Joanne se sentait comme une vraie demoiselle de ville. Elle se sentait comme si elle flottait, comme un ange allant vers les portes du ciel lorsqu'elle entra dans l'église.

Une fois assise sur le banc de l'église, Joanne se laissa transporter dans le rêve par la musique de la symphonie. Elle était particulièrement captivée par les timbales. Le rythme constant de ces instruments l'émerveilla. Elle s'imagina être la grande maîtresse du temps de la musique. C'était elle qui gardait tous les sons créés par les musiciens lorsqu'ils jouaient leurs instruments en merveilleuse harmonie.

Le lendemain matin, Joanne se dressa dans le petit lit qu'elle partageait avec ses deux soeurs. Tout à coup, elle se rappela que c'était son tour de faire à déjeuner. Sautant hors du lit, elle enfila ses vêtements et se dirigea vers la cuisine.

Comme elle cuisinait, elle tapait son pied au rythme du battement de son coeur.

texte précédent
texte suivant