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médaillon - Galerie d'images du MVC

Pour © communiquer avec : Musée des maîtres et artisans du Québec. Tous droits réservés.

Nom de l'objet : médaillon
Autre nom de l'objet : cartouche
Artiste ou artisan : Paquet, André
Date de début de production : 1840 po
Date de fin de production : 1850 an
Période : 2e quart du 19e siècle
Matériaux : bois, pin; peinture; feuille d'or
Technique de fabrication : sculpté; peint; doré
Description : Le médaillon en pin, peint en blanc et rehaussé de dorure à l'huile, représente un cuir de forme ovale, enroulé en haut en bas vers l'avant, sur les côtés vers l'arrière. Il est surmonté d'un pot à feu dont les anses retiennent deux guirlandes de fleurs qui rejoignent l'enroulement du haut, s'accrochent aux enroulements latéraux et en tombent sur une dizaine de centimètres. La partie inférieure est décorée d'un motif lacunaire tandis qu'une guirlande de perles et d'olives forme au centre un petit cadre ovale qui soutient le nombre de la Vierge (MA) sur un faisceau rayonnant. L'arrière est percé à plusieurs endroits, ces trous devant servir à fixer le médaillon. Un morceau de bois dont la forme suggère la forme initiale du décor a été cloué à gauche pour remplacer une partie lacunaire. Cette restauration incomplète est très maladroite.
Fonctions : élément décoratif
Commentaires : Ce médaillon fait probablement partie du décor intérieur de la troisième église de Lotbinière, construite entre 1817 et 1824 selon des plans inspirés par le sculpteur François Baillargé et le vicaire général Jérôme Demers, a été confié dans un premier temps à Léandre Parent. Celui-ci se désiste de son contrat en 1838, au profit d'André Paquet (1799-1860) qui va sculpter l'essentiel de la voûte et de la corniche de bois entre 1840 et 1845. D'un style hautement décoratif, leur échelle s'adapte parfaitement aux proportions du bâtiment. Le style de ce décor, d'esprit Louis XVI, s'accorde parfaitement à l'ornementation du sanctuaire réalisée peu avant par Thomas Baillargé. Soutenu par Demers, théoricien de l'architecture défenseur des règles fondamentales de l'architecture classique, ce dernier fait confiance, pour mener à bien ces projets d'architecture intérieure, à un noyau de sculpteurs qu'il a formé lui-même et parmi lesquels se distingue Paquet. En s'inspirant systématiquement des réalisations de son maître, celui-ci multiplie les décors d'inspiration néo-classique et contribue à répandre ses idées de monumentalité rationnelle. À Sainte-Croix, l'empreinte de Baillargé est évidente dans la qualité de la sculpture historiée, la rigueur de l'architecture et la sobriété de l'ornementation. Cet élément d'architecture décorative a appartenu au peintre, cinéaste et ethnologue Jean Palardy (1905-1991) qui l'a offert au musée en 1982. En effet, son intérêt pour le patrimoine canadien a incité l'artiste à se constituer très tôt une importante collection d'objets d'art et d'artisanat qu'il achète au gré de ses voyages et recherches professionnelles. D'après les informations fournies avec l'œuvre, celle-ci proviendrait de l'ancienne église de Sainte-Croix de Lotbinière, détruite en 1909. Cependant, la façon dont Palardy est parvenu à se la procurer reste inconnue à ce jour.
Translitération inscription : au centre : MA
Culture : canadien
Secteur géo-culturel : Sainte-Croix-de-Lotbinière
Lieu d'origine : Québec, Canada
Lieu d'utilisation : Québec, Canada
Dimensions : 47.80 x 32.30 x 3.80 (cm) (haut. x larg. x prof.)
Établissement : Musée des maîtres et artisans du Québec. Montréal, arrondissement Saint-Laurent (Québec)
Numéro d'accession : 1982.198.1.1-2
Catégorie de l'objet : Structures
Sous-catégorie de l'objet : Élément de bâtiment
Noms de parties composantes : fragment