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Les employées du conditionnement – Bernice Gunn

Portrait en noir et blanc d’une jeune femme souriant au photographe. Ses cheveux bouclés sont coiffés en arrière.

Bernice Gunn en 1956

Bernice Williams Gunn naît à Busby, en Alberta, en 1924. Lorsqu’elle a treize ans, sa famille s’installe en C.-B. où elle commence à travailler. En 1939, la famille Williams déménage à Winfield; là, Bernice travaille dans le verger familial et se fait également embaucher à la station fruitière d’Okanagan Centre. Bernice se fait un nom en tant que championne de la mise en caisse et contremaître de la chaîne de conditionnement. Son patron, Ted Nuyens, dit souvent d’elle qu’elle est la meilleure employée qu’ils aient jamais eue.

Photo en couleur d’une vieille femme debout sur une terrasse en train d’envelopper une pomme en bois avant de la déposer dans une des deux caisses de pommes placées devant elle. Elle a des cheveux roux frisés et porte un chandail rouge.

Bernice Gunn en 2007

Sur la chaîne de conditionnement

« Avec une adresse hors du commun, les femmes emballent les pommes en fonction de leur qualité supérieures, fantaisie et « domestiques » – à toute vitesse. D’une main, on prend la pomme sur le tapis roulant, de l’autre, on arrache le papier du clou, puis avec les deux mains et un tour de poignet, on envoie la pomme enveloppée vers la caisse d’expédition.

Il y a une rotation des équipes toutes les heures pour que chacune ait la possibilité de travailler avec différentes qualités de pommes. Le nombre de caisses qu’une femme peut remplir en une heure dépend essentiellement de la qualité du flux. Il arrive qu’une employée travaille sur une certaine catégorie de pommes et que peu de fruits arrivent pour ce bac…

Une fille a dit qu’elle pouvait faire 40 caisses en une heure quand elle travaille sur la catégorie supérieure. Cette année, une débutante a dit que le minimum était de neuf caisses à l’heure. Les filles sont dégoûtées si elles ne parviennent pas à faire au moins ça mais elles sont payées quand même.

La moyenne est d’une caisse toutes les deux minutes pour une employée rapide, mais les expertes en font encore plus. »

Photo en noir et blanc représentant des édifices de bois sur la rive d’un lac. Une partie des bâtiments est construite sur pilotis au-dessus du lac.

La station fruitière d’Okanagan Centre en 1950