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Les employées du triage – Ikue Kobayashi

Photo en noir et blanc d’une jeune femme assise. Elle porte un costume d’apparat japonais traditionnel.

Ikue Kitagawara à l’âge de 19 ans

Ikue Kitagawara a dix-neuf ans et elle veut commencer une vie nouvelle. Née en 1898 à Nagano-ken, au Japon, Ikue vient de terminer l’école et, comme beaucoup de ses amies, elle rêve d’émigrer dans un nouveau pays, de partir à l’aventure. Lorsqu’elle entend parler d’un jeune homme rentré du Canada pour trouver une femme, elle se dit :        « C’est ma chance! ».

Elle épouse Kizo Kobayashi et retourne avec lui à Okanagan Centre. Sa nouvelle vie ne sera pas des plus faciles. Elle et son nouveau mari trouvent immédiatement un emploi à l’Okanagan Valley Land Company, où Ikue est embauchée comme cuisinière. Elle y apprend l’anglais. Au bout de plusieurs années, le couple achète vingt acres de terrain qu’ils défichent après leur journée de travail. Ils y plantent un verger et y construisent une petite maison où ils élèveront leurs six enfants.

Portrait en noir et blanc d’une femme japonaise d’âge moyen.

Ikue Kobayashi en 1956

Lorsque ses enfants sont assez grands pour rester seuls, Ikue retourne travailler à l’Okanagan Valley Land Company, cette fois à la station fruitière, sur la chaîne de triage.

La jeune femme timide mais aventurière de Nagano-ken travaille à la station fruitière pendant plus de vingt ans; sa modestie et son éthique du travail lui valent de nombreuses amitiés.

« À sa façon, maman était une femme très forte. Quand elle est arrivée, elle a dû tout apprendre et elle s’est donné beaucoup de mal. » (Mieko Kobayashi Kawano, le 25 juillet 2011).