Bâtir Montréal

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Introduction

Nous avons choisi de caractériser cette période par la précarité qui affecte l'établissement de Montréal, comparativement à ceux de Québec ou de Trois-Rivières. Cette précarité est due avant tout à l'hostilité des Iroquois, en conflit avec les Amérindiens alliés des Français pour le contrôle du commerce des fourrures. Cette période d'insécurité s'étend des premières victimes montréalistes recensées dans le registre des sépultures du premier cimetière de Ville-Marie, jusqu'aux signatures pictographiques des délégués amérindiens lors des cérémonies de la Grande Paix de 1701. C'est dire que cette précarité va affecter toute la période, avec des moments d'accalmie.

La traite des fourrures, activité qui fait de Montréal un site convoité, a des hauts et des bas suivant les accalmies qui se font dans les guerres iroquoises. Ce commerce, le plus lucratif de la colonie, dépend donc lui aussi en partie du conflit dont l'un des points chauds est bien sûr Montréal, au carrefour des routes d'eau qu'emprunte la majorité des pourvoyeurs amérindiens.

Les trois mises en situation retenues pour aborder cette période sont articulées autour des réalités et des enjeux liés à la précarité. Or cette précarité est toute entière tributaire des relations avec les Amérindiens, alliés et ennemis.

  1. La fondation de Montréal - matérialisée par la construction et le rôle du Fort Ville-Marie
  2. Le commerce de la fourrure - incarné dans l'événement de la Foire annuelle des fourrures.
  3. La pacification des Amérindiens - incarnée dans les événement entourant les négociations et la signature de la Grande Paix (1701).


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