Au Nouveau-Brunswick, les roches sédimentaires du Dévonien et du Carbonifère font partie du bassin des Maritimes, une région de montagnes et de vallées qui a été créée lorsque les continents se sont rassemblés pour former le supercontinent de la Pangée. Au Carbonifère inférieur, il y a environ 353 millions d’années, les continents se sont disloqués, créant des failles qui ont causé l’affaissement de blocs de la croûte terrestre. Des sédiments riches en matières organiques se sont accumulés dans les lacs formés à l’intérieur des bassins. Les vallées bordées de failles de la formation d’Albert étaient remplies de lacs, de rivières et de marécages. Des algues ont poussé dans les lacs, au fond desquels elles ont formé d’épaisses couches de matières organiques. Avec le temps, ces matières organiques ont été enterrées. Les lacs ont fini par se remplir de sédiments, qui se sont lentement transformés en roches sédimentaires. Alors que les roches étaient enfouies en profondeur, les matières organiques dans les schistes sont transformées en hydrocarbures sous l’effet de la température et de la pression élevées.

Les schistes de la formation d’Albert sont les roches mères du gaz naturel qui se trouve maintenant dans des réservoirs sédimentaires, comme les champs de Stoney Creek et de McCully. Les épais schistes renfermant des matières organiques peuvent contenir de grands volumes de gaz naturel. Les schistes sont connus des paléontologues depuis le milieu des années 1800, époque où l’on y a trouvé les premiers fossiles de poissons appelés paléoniscidés. La formation d’Albert est aussi bien connue comme l’unité lithologique qui contient de l’albertite, un bitume qui était autrefois utilisé pour la production de kérosène.

Deux sous-bassins profonds dans le bassin des Maritimes ont un potentiel pétrolier connu. Plus de 250 puits d’exploration et de production ont été forés au cours des 100 dernières années. De nouveaux puits dans le champ de McCully et près d’Elgin ont prouvé la présence dans ces régions de schistes organiques susceptibles de générer du gaz. Plusieurs entreprises, comme Corridor Resources, explorent activement la province.

En mars 2010, le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick a accordé à SWN Resources Canada des permis de recherche pour une région de plus d’un million d’hectares en vue de trouver du pétrole et du gaz dans les réservoirs de grès et les réservoirs de schiste non conventionnels du groupe de Horton qui comprend la formation d’Albert. Les réservoirs non conventionnels comme ceux qui se trouvent dans la formation d’Albert sont constitués d’une roche dense à grain fin. Un processus appelé stimulation de fracture hydraulique doit être utilisé pour produire des quantités rentables de gaz naturel. Le schiste est très peu perméable, ce qui empêche le gaz de migrer. Pour l’extraire, on injecte du fluide dans la roche, ce qui fracture le schiste et libère le gaz.
Randall Miller, Ph. D., Musée du Nouveau Brunswick
Randall Miller, Ph. D.
Musée du Nouveau-Brunswick

Nouveau-Brunswick, CANADA
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