En 1948, Famous Players installa la première enseigne de l'Orpheum.

Famous Players racheta l'Orpheum au début des années 30, marquant ainsi le déclin du music-hall et la montée du cinéma parlant. En 1948, Famous Players installa la première enseigne de l'Orpheum. Photo Art Jones, Bibliothèque Municipale de Vancouver 80714

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L'entrée Seymour de l'Orpheum Theatre

L'Orpheum, initialement une salle de music-hall, ouvrit ses portes le 8 novembre 1927. Photo de Leonard Frank, Bibliothèque Municipale de Vancouver 11034.

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En 1946, le Vogue n'était qu'un des nombreux cinémas sur le Theatre Row

En 1946, le Vogue n'était qu'un des nombreux cinémas sur le Theatre Row. Sur cette photo, on peut voir d'autres salles de spectacles: l'Orpheum, le Capitol, le Paradise et le Plaza. Photo de Dominion Photo Co., Vancouver Public Library 27166

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L'enseigne du Smilin' Buddha Cabaret

Le Smilin' Buddha est une des enseignes les plus remarquables de la grande époque des néons à Vancouver. Il reflète à la perfection l'espièglerie et la créativité dans la conception des néons des années 40 et 50. Photo Vancouver Sun

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L'enseigne du Vogue

La statue de la déesse romaine Diane qui domine l'enseigne de 19 mètres de haut du Vogue constitua une source de polémique pendant des années. En 1967, lorsque le propriétaire Harry Reifel fit réaliser une nouvelle statue pour remplacer l'originale rouillée, le Conseil Municipal jugea sa silhouette aux courbes génreuses "trop sexy". L'enseigne fut néanmoins accrochée. Photo Mel Buenaventura

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L'intérieur de l'Orpheum

Public d'aujourd'hui en train de s'asseoir à l'Orpheum. Photo reproduite avec l'aimable autorisation de l'Orchestre symphonique de Vancouver

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Boire au Smilin' Buddha Cabaret

Les gens qui allaient aux concerts se plaignaient de l'attitude hostile de la police au Smilin' Buddha en évoquant les arrestations violentes et les menaces injustes de retirer la licence de débit de boisson au club. Photo Bev Davies

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Foule à la Smilin' Buddha Cabaret

"J'adorais cette musique. Ces gens. Être en mesure de me servir de mes talents. Je me suis jamais éclatée comme ça. On aurait dit que le potentiel était illimité," déclarait la photographe Bev Davies au journal The Province en 2006. Les magnifiques photos de Davies capturent les battements de coeur de la scène punk de Vancouver dans les années 70 et 80. Photo Bev Davies

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Le bar à l'intérieur du Yale

Les plans de rénovations du Yale incluent la démolition des faux plafonds, l'extension du bar et l'agrandissement de la piste de danse. Il est également question de restaurer la vitrine de la devanture d'origine. Photo Les Bazso, Vancouver Sun

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L'enseigne du Yale de nuit

L'enseigne sans pareil du Yale éclaire le coin de Granville et de Drake. Photo de Wendy D.

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Voici les premiers souvenirs de Dal Richards sur l'Orpheum, dans les années 30, lorsqu'il était collégien.

NARRATEUR
Voici les premiers souvenirs de Dal Richards sur l’Orpheum, dans les années 30,
lorsqu’il était collégien.

DAL RICHARDS
J’étais élève au collège de Point Grey. Le père d’un des gamins de ma classe était
organiste à l’Orpheum.

Du coup il avait des entrées et je pouvais aller voir tous les numéros de vaudeville que je voulais à l’Orpheum. Et je me disais que le rêve ultime pour moi serait d’avoir un orchestre sur la scène de l’Orpheum.

NARRATEUR
Après ses années de jeunesse passées au collège de Point Grey, Dal Richards allait réaliser son rêve de devenir musicien professionnel. Il se souvient avoir écouté Juliette chanter pour la première fois à L’Orpheum en 1940. Elle allait devenir plus tard une voix de légende de la chanson canadienne.

DAL RICHARDS
J’ai reçu un appel d’Ivan Ackery, qui était le manager de l’Orpheum. Et il avait pour
principe de sabrer les courts-métrages dans la programmation du vendredi soir, du
coup il faisait passer un groupe du coin entre les films.

Il me demanda si ça m’intéressait, et bien évidemment j’ai dit oui. Alors on est allé à
l’Orpheum pour une répétition et après la répétition Ivan me dit : "Ton numéro tient la route, Dal. Mais j’ai remarqué qu’au chant vous n’aviez pas de fille."

On les appelait les "Girl Singers" à l’époque. Ca nous arrive de les appeler comme
ça encore aujourd’hui. Ivan me dit, "L’autre soir j’ai entendu une petite au Kitsilano
Showboat. Et j’aimerais bien que tu l’écoutes." Et je lui dit, "Ivan, ce n’est vraiment pas l’image que je veux donner." Et il me dit, "Tu veux bien juste venir l’écouter, alors ?" Du coup, je suis allé l’écouter et elle savait chanter, c’est vrai.

On était en juin 1940. Et elle a chanté “There Will Always Be an England.” On était en guerre à l’époque et elle a fait un tabac. C’était le premier engagement professionnel de Juliette, qui allait ensuite devenir une chanteuse canadienne très populaire.

NARRATEUR
A 90 ans passés, Dal continue à faire swinger l’Orpheum.

DAL RICHARDS
J’ai récemment fêté mon 90e anniversaire là-bas. On a fait un concert, il y avait
beaucoup d’amis - des chanteurs, des musiciens, des choristes, et tout le reste - ils ont tous joué. Là, on est en train de planifier mon 95e anniversaire. Je suis très emballé par tout ça.

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Norman Young, professeur de théâtre retraité, se souvient de la première fois où, enfant, il monta sur la scène de l'Orpheum.

NARRATEUR
Norman Young, professeur de théâtre retraité, se souvient de la première fois où,
enfant, il monta sur la scène de l’Orpheum pour participer à un concours de yo-yo. Le concours constituait l’une des nombreuses tactiques employées par le programmateur de l’Orpheum, Ivan Ackery, pour attirer les enfants et leurs familles au théâtre.

NORMAN YOUNG
A 14 ans, Harvey Lowe, était le champion du monde de yo-yo. C’était un gars
de Vancouver. Il avait remporté son titre à Londres, lors du Grand Championnat
International de yo-yo.

Harvey Lowe pouvait faire tout ce qu’il voulait avec un yo-yo. Il pouvait jouer avec 3 yo-yos à la fois. Je veux dire, il était incroyable.

En tout cas, le yo-yo faisait fureur et d’une certaine façon, cet engouement était encore plus prononcé à Vancouver. Si vous étiez un gamin, vous alliez à l’épicerie du coin pour vous inscrire au concours Cheerios de yo-yo et pour acheter votre yo-yo. Et vous deviez connaître 10 figures de yo-yo en particulier : le "walking the dog", le "cat’s cradle". Après, vous alliez faire le concours.

Je me revois durant le concours, sur la scène de l’Orpheum Theatre. Il fallait faire 10 figures. Si vous ratiez, vous descendiez de scène, comme dans un marathon de danse. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.

Je crois que quand j’étais sur scène, il y avait encore 50 personnes. Mais je suis passé à l’Orpheum à l’âge de 10 ans. Est-ce que vous, vous avez ça sur votre CV?

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Le leader de D.O.A., Joe Keithley, se souvient de l'ambiance du Buddha à la grande époque du punk, en 1978.

NARRATEUR
Le leader de D.O.A., Joe Keithley, se souvient de l’ambiance du Buddha à la grande époque du punk, en 1978.

JOE KEITHLEY
Quand on entrait dans le Buddah, c’était plutôt intéressant. Faut dire que le premier
type que vous croisiez était Igor, un croate dans la cinquantaine, énorme. C’était le
portier, sans jeu de mot, parce qu’il était aussi large qu’une porte. Pas moyen de passer sans ta carte d’identité.

Il disait aux gens, peu importe ton âge, tu pouvais avoir cinquante ans. Il faisait, "Tu as ta carte identité?"

Une fois qu’Igor vous laissait passer, le passage était long et étroit, tu vois, un truc
comme 6 mètres de large et 45 mètres de long, le bar était sur la droite et juste en face de toi, y’avait la scène au fond, un peu à gauche, c’est ça.

C’était d’un goût, au-delà de ce que tu peux imaginer. Je veux dire, ça n’avait pas été refait depuis, je sais pas, 1952 ou quelque chose comme ça.

NARRATEUR
Murphy Farrell est batteur, il a joué au Buddah avec le groupe vancouvérois de punk, les Schmorgs. Murphy décrit l’atmosphère dans le club pendant leurs concerts.

MURPHY FARRELL INTERVIEW n°2
C’est plein à craquer de monde. C’est enfumé, ça pue la bière, et ce n’est qu’un amas de corps qui volent dans tous les sens, et le groupe joue à fond la caisse, aussi fort que possible. Et tout le monde s’amuse.

NARRATEUR
Joe Keithley se souvient de la fois où les propiétaires du Smilin’ Buddha Cabaret
avaient dû repeindre la boîte de nuit après un incendie dans les années 80.

JOE KEITHLEY
Et quand le Buddha a brûlé et qu’ils l’ont repeint, on a eu droit au coup classqiue, les gens ont dit, c’est une tragédie, le Buddha a brûlé. Tout le monde a joué là-bas, de Jimmy Hendrix à D.O.A. Alors ils se sont relevés, mais quand même, personne avait plus envie d’y aller. Tu vois, après 83 ou 84, les gens ne venaient plus, ils ont arrêté d’aller au Buddha. Tu vois, c’était fini.

NARRATEUR
Une fois que la scène punk avait déserté le Buddha, après 1982, au moment où plus de salles ouvraient pour faire jouer des groupes en centre ville, le club tomba aux oubliettes et finit par fermer.

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Le batteur Murphy Farrell décrit la transformation qu'a connue la rue Hastings dans les années 70.

NARRATEUR
Le batteur Murphy Farrell décrit la transformation qu’a connue la rue Hastings dans les années 70 et comment ces changements ont participé au développement de la scène punk au Smilin’ Buddha Cabaret.

MURPHY FARRELL
Il y avait définitivement une mutation sur Hastings. Tu vois, les choses commençaient à se déteriorer dans le coin. Et du coup, Le Buddah, qui était avant un resto… et d’ailleurs le type qui gérait le resto, il y a une histoire célèbre sur lui, il s’appelait Lashman, et tout le monde connaît Lashman comme le type qui a viré Jimmy Hendrix, parce que (rires),

On lui demandait, "Hé, Lashman, tu sais que tu as viré Jimmy Hendrix? Comment ça se fait que tu l’ai viré ?" Il faisait "trop fort. La musique, trop forte." Il y connaissait vraiment rien.

Bref, donc Lashman, pour sa défense, quand la rue Hastings a commencé à plus avoir la cote, il a commencé à le louer ou à laisser les jeunes rentrer pour qu’ils aient une salle où jouer.

Et je ne pense pas qu’il s’intéressait vraiment à ce qui se passait tant qu’il faisait du fric. Et il ne mettait clairement pas d’argent dans son club, mais tu vois, il tolérait ce qui s’y passait et le club est devenu réputé partout en Amérique du Nord.

NARRATEUR
D’après Joe Keithley, Le leader du groupe de punk de Vancouver, D.O.A., les affaires ont commencé à prendre de l’ampleur de façon spectaculaire au Smiling Buddah avec l’avènement du punk dans le Downtown Eastside.

JOE KEITHLEY
Le Buddha avait comme slogan, euh, "Le Meilleur et le Plus Ancien Nightclub de
Vancouver". Ça faisait belle lurette qu’à Vancouver, il avait perdu sa place.

Lashman Jeer et sa femme Nancy qui possédaient le Buddha et le faisaient tourner
depuis des années, étaient vraiment contents, parce que là il y avait quelque chose
comme 25 punks qui se payaient de la bière à 1,25 $ la bouteille et ils avaient payé
1,50 $ pour rentrer.

Habituellement, on trouvait autour de six persones au Buddha. Peut-être deux poivrots, deux putes et deux flics en civil. C’était le max de personnes qui peuplaient le Buddha jusqu’à ce que les punks se ramènent. Et là, tout à coup, Lashman fait, "Hé, j’arrive à vendre toute cette bière, " pas vrai. C’est génial. "Les mecs, faites ce que vous voulez.Tant que vous ramenez du peuple."

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Durant les années 30, le pub du Yale Hotel s’était fait une réputation.

NARRATEUR
Durant les années 30, le pub du Yale Hotel s’était fait une réputation en offrant ce que peu d’établissements fournissaient à l’époque : de la bière. Le leader de bigband Dal Richards se souvient des virées pour aller boire de l’alcool au Yale, dans les années 30.

DAL RICHARDS
J’ai un drôle de souvenir du Yale. Il y avait une salle de danse, le Trianon Ballroom,
sur la rue Granville, juste en face du Yale Hotel. Et euh, j’avais un groupe qui jouait là-bas, à un moment dans les années 30. Euh, les lois sur l’alcool étaient complètement différentes à cette époque. On ne trouvait ni bière ni aucune autre boisson alcoolisée dans les salles de danse.

Mais il y avait un bar qui servait de la bière à l’intérieur du Yale. Alors, à la pause, on aurait dit que tout le monde, je parle de peut-être trois ou quatre cents personnes, se pressait jusqu’au Yale en face sur la rue Granville. Ils y restaient une demi-heure le temps de boire leur bière, et ensuite ils revenaient pour finir de danser au Trianon Ballroom.

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Murphy Farrell, le batteur du Mud Bay Blues Band, se souvient de jouer en première partie de grands noms du blues au Yale.

NARRATEUR
Murphy Farrell, le batteur du Mud Bay Blues Band, se souvient de jouer en première partie de grands noms du blues au Yale.

MURPHY FARRELL
Le Yale, c’est un peu comme LE bar de blues de Vancouver, du moins c’était. Et ils
programmaient des groupes qui faisaient des tournées. C’était pas facile de se faire
une place au Yale à moins d’être dans le haut du panier, vous voyez, parce qu’il n’y a qu’une salle et des tonnes de groupes qui veulent jouer là. On a franchement passé des bonnes soirées là-bas.

On a fait la première partie de James Cotton et Stevie Ray Vaughn. On allait là-bas, vous voyez, on enregistrait et on faisait des démos de nos trucs et aussi on y a fêté la sortie d’un de nos CD.

En fait, on faisait pas mal de trucs là-bas. C’était un endroit sympa.

NARRATOR
Le Yale a fermé en 2011 pour rénovations et sa réouverture est prévue fin 2012 ou
début 2013. En attendant, Joe Luciak, le directeur musical, se trouve confronté à la
lourde tâche de garder l’œil sur l’actualité du blues à l’aube d’une ère nouvelle pour le Yale.

JOE LUCIAK
Personne n’aime le changement, surtout dans un endroit où les traditions et la recette et tout le système sont aussi bien établis et ancrés.

Et maintenant, c’est comme ma famille et je voudrais leur offrir la terre entière, mais je veux être sûr que le Yale sera là, demain, pour que tout le monde en profite.

Mais tu vois, le blues est un genre musical intemporel. Mais, ce n’est pas le cas pour les gens qui l’écoutent. Les gens meurent, ça c’est la réalité, et c’est important que le Yale se reconstitue un public.

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Le leader de bigband Dal Richards se souvient de l’inauguration du théâtre en avril 1941.

NARRATOR
Le leader de bigband Dal Richards se souvient de l’inauguration du théâtre en avril
1941. Une représentation de la déesse romaine de la chasse, Diane, était perchée
au sommet de l’enseigne lumineuse de 19 mètres de haut. Diane fit beaucoup de
remous : montrer ainsi le corps d’une femme était considéré osé. Mais ce n’est pas ce qui empêcha le groupe de Dal de jouer ce jour-là.

DAL RICHARDS
L’enseigne lumineuse la plus controversée était celle du Vogue Theatre. Elle dessinait les contours d’une femme, Diane, la déesse, et c’était un peu osé apparemment. Ca a provoqué pas mal de critiques.

D’ailleurs, c’est nous qui avons fait l’ouverture du Vogue Theatre. Ca devait être en
1941, c’était tout un numéro, avec un groupe gonflé - 25 musiciens sur scène ! Et il
y avait un film de George Formby qui passait. George Formby jouait du banjo et en
général, il en jouait dans ses films. Et donc, on était sur scène, diffusés sur CJOR, avec Dick Diesbecker comme présentateur. Et Wally Peters était le joueur de banjo du coin. Il a fait un solo avec nous pour l’inauguration du Vogue.

Le Vogue est un théâtre magnifique. Et son enseigne lumineuse a toujours été très esthétique. S’il y avait un concours d’enseignes lumineuses, d’après moi, franchement, elle remporterait le premier prix.

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Jon-Paul Walden est l’ancien manager du Vogue Theatre. Il revient sur ses expériences avec l’enseigne lumineuse emblématique.

NARRATEUR
Jon-Paul Walden est l’ancien manager du Vogue Theatre. Il revient sur ses expériences avec l’enseigne lumineuse emblématique.

JON-PAUL WALDEN
A l’époque où je dirigeais le Vogue, il y avait toujours des bricoles à changer sur
l’enseigne. C’était un peu comme mon bébé. J’adore l’effet que ça faisait de la mettre en marche la nuit. Du coup, j’essayais de faire de mon mieux sachant qu’elle coûtait très cher à entretenir.

NARRATEUR
La rue Granville a totalement changé depuis que Jon-Paul a quitté son poste au Vogue en 2006. Quand il repense à l’époque où il travaillait là, au début des années 2000, Jon-Paul se souvient d’un centre-ville très différent.

JON-PAUL WALDEN
Je me souviens d’avoir travaillé au Vogue à un moment où Seymour était un coin
chaud. Enfin, je veux dire, c’est malheureux, mais les réseaux de prostitution avaient établi leurs quartiers sur Seymour, et je me souviens de marcher le long de Seymour et c’était plutôt glauque. Maintenant, c’est complètement l’inverse.

NARRATEUR
La vie de la rue a aussi changé depuis l’époque où Jon-Paul travaillait au Vogue. Ici, il se souvient de ses rapports avec les gens qui vivaient dans les ruelles derrière le théâtre.

JON-PAUL WALDEN
Il y avait un paquet de sans-abri qui vivaient dans la ruelle. Du coup, il fallait apprendre à faire avec, à travailler dans ces conditions et composer avec ces gens. Parce qu’au bout du compte et à leur façon, ils sont les gardiens de nuit dans la rue.

Et là, en particulier avec le Vogue, dont les portes ouvraient sur la ruelle, la moitié
des entrées se faisaient par les portes de derrière. Du coup j’essayais de travailler
avec ces gens, parce qu’ils voyaient comment ça se passait et ils sont devenus
les ambassadeurs de la rue et à l’occasion mes protecteurs, me tenant informé de
certaines choses. Tout ça parce qu’ils connaissaient la rue mieux que moi, ou même que n’importe qui, franchement.

NARRATEUR
La rue Granville que nous connaissons a subi un grand nettoyage par rapport aux
souvenirs qu’en garde Jon-Paul, au début des années 2000. Il est assez partagé sur ces changements.

JON-PAUL WALDEN
Est-ce que ça a amélioré les choses ? J’imagine. Est-ce que c’est plus intéressant pour autant ? Je ne dirais pas ça. Je trouve personnellement que la vie de la rue - et ce côté organique de l’existence qui s’y rattache - est très authentique. Et à Vancouver, je crois qu’il y a cette tendance à faire le nettoyage et à repousser cela, au lieu d’essayer de réellement composer avec et de comprendre la situation ; et aussi d’accepter la responsabilité de ce qu’on a engendré en terme de société, au lieu de faire reculer le problème en le balayant d’une rue à la la suivante et ainsi de suite.

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Objectifs d'apprentissage

Cette activité de l’exposition La Ville Illuminée porte un regard sur les enseignes lumineuses qui représentent quatre salles de concert légendaires de Vancouver. On demande aux élèves de faire des liens entre les choix esthétiques de chaque enseigne et le style de musique de la salle ainsi que le public qu’elle attirait. En conclusion, les élèves concevront leur propre enseigne représentant une salle de musique de leur invention.

Objectifs d’apprentissage:

- Acquérir des connaissances sur les enseignes lumineuses de quatre salles de musique légendaires de Vancouver

- Observer les qualités esthétiques de chacune de ces enseignes

- Relier ces choix esthétiques à l’identité recherchée par l’établissement et le quartier dans lequel il s’inscrit

- A partir des observations faites sur le rapport entre esthétique et identité, concevoir une enseigne pour une salle de concert imaginaire

- Interpréter, analyser et évaluer les informations fournies dans des textes ; examiner les idées des différents textes et les comparer entre elles pour être capable de formuler et défendre des jugements cohérents et pondérés

- Démontrer des capacités de communication écrite, orale et graphique

- S’exprimer et écouter pour élargir la réflexion en proposant des informations et en formulant des idées originales


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