Présentation du Musée

Le Musée québécois de culture populaire est situé au cœur du quartier historique de Trois-Rivières. Cette deuxième plus vieille ville française d’Amérique, fondée en 1634, est à mi-chemin entre Québec et Montréal. Ce musée ouvert depuis le 26 juin 2003, est le seul qui soit exclusivement voué à la culture populaire des Québécois.

Les collections du Musée comprennent près de 80 000 éléments ethnologiques. À l’intérieur de la collection ethnologique, près de 35 000 objets proviennent de la collection Robert-Lionel-Séguin. Au Canada, elle est reconnue comme l’une des plus importantes sur la civilisation traditionnelle québécoise. Elle représente l’âme de la collection ethnologique du Musée. Les objets des collections racontent les faits du passé et témoignent des cultures populaires rencontrées sur le territoire du Québec.

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Présentation du Musée

Le Musée québécois de culture populaire est situé au cœur du quartier historique de Trois-Rivières. Cette deuxième plus vieille ville française d’Amérique, fondée en 1634, est à mi-chemin entre Québec et Montréal. Ce musée ouvert depuis le 26 juin 2003, est le seul qui soit exclusivement voué à la culture populaire des Québécois.

Les collections du Musée comprennent près de 80 000 éléments ethnologiques. À l’intérieur de la collection ethnologique, près de 35 000 objets proviennent de la collection Robert-Lionel-Séguin. Au Canada, elle est reconnue comme l’une des plus importantes sur la civilisation traditionnelle québécoise. Elle représente l’âme de la collection ethnologique du Musée. Les objets des collections racontent les faits du passé et témoignent des cultures populaires rencontrées sur le territoire du Québec.

La collection comprend des jouets, des textiles, du mobilier, des outils illustrant les métiers traditionnels, la vie domestique, les travaux agricoles et l’art populaire. On y compte aussi sept petits bâtiments, un marche-à-terre, des archives documentaires, une bibliothèque et plus de 200 000 fiches documentaires renseignant sur les coutumes, mœurs et conditions socio-économiques au Québec.

Le Musée compte six salles d’exposition consacrées à différentes thématiques illustrant la culture populaire québécoise. Une salle multimédia permet de présenter des films et d’accueillir colloques, conférences et autres événements tandis que deux salles servent aux activités éducatives et d’animation.

Expositions permanentes

« Québec en crimes » présente l’histoire criminelle du Québec au 20e siècle avec, en toile de fond, l’évolution de la société québécoise. Elle retrace les grandes enquêtes judiciaires qui ont marqué la première moitié du siècle, l’évolution de la criminalité depuis 1960 et les avancées de la science médico-légale et judicaire dont le Québec est un des précurseurs en Amérique.

L’expo-aventure « L’odyssée de Maeva » convie les jeunes de 5 à 17 ans dans l’univers d’un vaisseau spatial, sorti tout droit de l’imaginaire du capitaine Maeva, dont la mission est de sauver la planète Terre.

La Vieille prison de Trois-Rivières, construite en 1822 par l’architecte François Baillairgé et classée monument historique, est annexée, par un passage, au Musée. On y présente la visite expérience « En prison! ». Des ex-détenus guident les visiteurs à travers les lieux et témoignent de la vie carcérale d’hier et d’aujourd’hui. Fait intéressant à signaler, elle fut en opération jusqu’en 1986, ce qui en fait l’institution carcérale la plus longtemps en fonction au Canada, 164 années d’histoire.



© 1997, Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Le Musée québécois de culture populaire

Le Musée québécois de culture populaire

RCIP
Le Musée québécois de culture populaire

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Les pièces textiles occupent une très grande place dans l’intérieur domestique québécois, car il fallait trouver un moyen de faire face à la rigueur du climat. Les couvertures et tapis ont d’abord eu un usage fonctionnel; il fallait s’isoler contre le froid. Puis, lentement, ces pièces deviennent des éléments décoratifs qui sont représentatifs de l’art populaire québécois. La variété des techniques et des formes illustre bien l’imaginaire symbolique et la créativité de nos ancêtres.

Plusieurs matériaux sont utilisés dans la production des textiles au Canada. Parmi les principaux, nous retrouvons le lin, le chanvre, le coton, le jute et quelques matériaux de récupération. La culture des plantes textiles fut lente à s’installer et ce, malgré des incitatifs répétés. Au début, on faisait une culture personnelle, uniquement pour répondre aux besoins de la famille puis, lentement, l’intérêt pour cette production se Pour en lire plus
Les pièces textiles occupent une très grande place dans l’intérieur domestique québécois, car il fallait trouver un moyen de faire face à la rigueur du climat. Les couvertures et tapis ont d’abord eu un usage fonctionnel; il fallait s’isoler contre le froid. Puis, lentement, ces pièces deviennent des éléments décoratifs qui sont représentatifs de l’art populaire québécois. La variété des techniques et des formes illustre bien l’imaginaire symbolique et la créativité de nos ancêtres.

Plusieurs matériaux sont utilisés dans la production des textiles au Canada. Parmi les principaux, nous retrouvons le lin, le chanvre, le coton, le jute et quelques matériaux de récupération. La culture des plantes textiles fut lente à s’installer et ce, malgré des incitatifs répétés. Au début, on faisait une culture personnelle, uniquement pour répondre aux besoins de la famille puis, lentement, l’intérêt pour cette production se propagea. Au Québec, le lin et le chanvre ont été cultivés dès les débuts de la colonie. Cependant, la laine constitue l’un des matériaux les plus fréquemment utilisés.

La rareté des fibres textiles amène la population du territoire à faire preuve d’imagination et à réutiliser les tissus. Ainsi, les retailles, les chiffons, les tricots, les lainages et autres produits textiles usés seront récupérés et recyclés. Les gens vont même jusqu’à utiliser le maïs dans la confection de tapis. D’autres matières inusitées peuvent aussi être utilisées et ce, tout dépendant de l’imagination de l’artisan et de son savoir-faire.

Avec les débuts de l’industrialisation, les gens ont cessé de confectionner les couvertures et tapis à la maison. C’est ainsi que cet art domestique s’est transformé en métier d’art. Les courtepointes, couvertures et tapis, produits autrefois à titre d’objets d’usage courant, sont graduellement devenus de belles pièces d’art dans notre intérieur domestique.

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Au début de la colonie, la couverture est d’abord fonctionnelle. Avec le temps, elle revêtera un caractère décoratif. La courtepointe comporte une part de travail à l’aiguille. Vers le début du 19e siècle, elle a sa place dans presque tous les foyers. Sa facture est plus soignée que celle de la catalogne. Elle est habituellement faite d’une couverture de coton, de jute ou de lin sur laquelle on coud des pièces multicolores pour en tirer des motifs décoratifs de toutes sortes. Elle peut être strapée (divisée en partie, par bandes), bordée d’un cadre ou à pointes folles (restes de tissu côte à côte). Cet assemblage est doublé de ouate et piqué.

Cette couverture est faite en une seule laize de coton et comporte un motif appelé "pattes d’oie". Elle est entièrement piquée à la main.

Au début de la colonie, la couverture est d’abord fonctionnelle. Avec le temps, elle revêtera un caractère décoratif. La courtepointe comporte une part de travail à l’aiguille. Vers le début du 19e siècle, elle a sa place dans presque tous les foyers. Sa facture est plus soignée que celle de la catalogne. Elle est habituellement faite d’une couverture de coton, de jute ou de lin sur laquelle on coud des pièces multicolores pour en tirer des motifs décoratifs de toutes sortes. Elle peut être strapée (divisée en partie, par bandes), bordée d’un cadre ou à pointes folles (restes de tissu côte à côte). Cet assemblage est doublé de ouate et piqué.

Cette couverture est faite en une seule laize de coton et comporte un motif appelé "pattes d’oie". Elle est entièrement piquée à la main.


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Courtepointe

Facture artisanale

Inconnu
Collection Robert-Lionel-Séguin
fin 19e siècle
Longueur : 192,80 cm; Largeur : 169,30 cm
© Collection Robert-Lionel-Séguin


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • décrire le Musée québécois de culture populaire, au Québec, Canada, ainsi que sa collection de textiles domestiques ;
  • décrire l’histoire de la fabrication de tapis et de courtepointes à travers la culture québécoise ;
  • expliquer l’importance de ces habiletés au sein de la culture québécoise.