Au Sénégal, les tissus des tenues traditionnelles, d’hommes et de femmes(boubous, pagnes, mouchoirs de tête), sont très colorés. Le tissu de cotonnade est imprimé en usine, le basin de coton aux couleurs diverses est importé d’Europe. Mais il existe également toute une gamme de produits teints sur du basin blanc d’Europe ou des cotonnades tissées localement.

La teinture traditionnelle utilisée ici est l’indigo, plante dont les feuilles sont pilées, mises en boules ou en pains puis séchées. Lorsque l’on veut l’utiliser, on l’émiette dans de l’eau. On place la pâte obtenue dans un récipient en terre avec d’autres éléments pendant plusieurs jours. Des réactions chimiques ont alors lieu qui entraînent une fermentation. Quelquefois, des amulettes et des incantations accompagnent cette préparation pour que le bain de teinture soit réussi. Les tissus à teindre sont lavés puis trempés, égouttés, retrempés jusqu’à l’obtention de la couleur souhaitée (plus il y a de trempages et plus le tissu est foncé).

Aujourd’hui, on rajoute des colorants chimiques à l’indigo végétal pour obtenir plus faci Pour en lire plus
Au Sénégal, les tissus des tenues traditionnelles, d’hommes et de femmes(boubous, pagnes, mouchoirs de tête), sont très colorés. Le tissu de cotonnade est imprimé en usine, le basin de coton aux couleurs diverses est importé d’Europe. Mais il existe également toute une gamme de produits teints sur du basin blanc d’Europe ou des cotonnades tissées localement.

La teinture traditionnelle utilisée ici est l’indigo, plante dont les feuilles sont pilées, mises en boules ou en pains puis séchées. Lorsque l’on veut l’utiliser, on l’émiette dans de l’eau. On place la pâte obtenue dans un récipient en terre avec d’autres éléments pendant plusieurs jours. Des réactions chimiques ont alors lieu qui entraînent une fermentation. Quelquefois, des amulettes et des incantations accompagnent cette préparation pour que le bain de teinture soit réussi. Les tissus à teindre sont lavés puis trempés, égouttés, retrempés jusqu’à l’obtention de la couleur souhaitée (plus il y a de trempages et plus le tissu est foncé).

Aujourd’hui, on rajoute des colorants chimiques à l’indigo végétal pour obtenir plus facilement une teinte soutenue.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

peinture sous verre

Les teinturières

Mor Guèye
Musée de la Femme « Henriette Bathily », Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1997
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Les femmes vont au moins une fois par jour au marché pour acheter les ingrédients nécessaires à la préparation d’un ou deux repas (poisson, tomates). Faire des provisions à l’avance est difficile car il fait chaud et beaucoup de familles n’ont pas de réfrigérateur.

Les tomates sont vendues en tas. Selon la taille du tas, la fraîcheur et la qualité des tomates, le prix varie. Ce procédé de vente, utilisé pour de nombreux produits, évite l’emploi de la balance et permet l’achat de très petites quantités.

Sur l’étal, on trouve le riz et le mil, céréales de base de l’alimentation, comme le lait caillé vendu à côté. Conservé dans une calebasse (fruit du calebassier, coupé en deux, vidé, gratté, séché), protégé des mouches par un tissu, il est servi avec une demi-calebasse dont la forme rappelle celle d’une louche.

Les calebasses, portées sur la tête, servent également à transporter les achats.

On trouve de petits étals semblables devant la porte des maisons car beaucoup de femmes pratiquent un petit commerce pour améliorer leurs conditions de vie.
Les femmes vont au moins une fois par jour au marché pour acheter les ingrédients nécessaires à la préparation d’un ou deux repas (poisson, tomates). Faire des provisions à l’avance est difficile car il fait chaud et beaucoup de familles n’ont pas de réfrigérateur.

Les tomates sont vendues en tas. Selon la taille du tas, la fraîcheur et la qualité des tomates, le prix varie. Ce procédé de vente, utilisé pour de nombreux produits, évite l’emploi de la balance et permet l’achat de très petites quantités.

Sur l’étal, on trouve le riz et le mil, céréales de base de l’alimentation, comme le lait caillé vendu à côté. Conservé dans une calebasse (fruit du calebassier, coupé en deux, vidé, gratté, séché), protégé des mouches par un tissu, il est servi avec une demi-calebasse dont la forme rappelle celle d’une louche.

Les calebasses, portées sur la tête, servent également à transporter les achats.

On trouve de petits étals semblables devant la porte des maisons car beaucoup de femmes pratiquent un petit commerce pour améliorer leurs conditions de vie.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

peinture sous verre

Le marché

V. Lô
Musée de la Femme « Henriette Bathily », Réseau canadien d'information sur le patrimoine

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Le tisserand s’installe sur un tabouret bas, devant son métier à tisser : c’est un simple bâti de bois qui supporte un peigne, un jeu de deux lisses auxquelles sont reliées deux pédales. La chaîne, très longue, est devant le tisserand, tendue sur plusieurs mètres.

La bande tissée est de faible largeur (environ 20 cm) et le tisserand l'enroule devant lui au fur et à mesure de la production ou la stocke dans une sorte de corbeille.

Le tisserand travaille soit pour le marché, soit à la demande de sa clientèle. Dans le deuxième cas, il s’installe à proximité de la maison de sa cliente qui lui fournit le fil, le gîte et le couvert.

Le tissu produit est uni ou rayé (toucouleur, wolof) quadrillé, avec des dessins (tissu mandjack qui nécessite la présence d’un aide qui soulève les fils de chaîne).

Pour faire un pagne, il faut six bandes de 1,6 m à 2 m environ; elles sont vendues par rouleaux de six au marché, il faut les assembler entre elles, c’est le travail des tailleurs ou des femmes elles-mêmes.
Le tisserand s’installe sur un tabouret bas, devant son métier à tisser : c’est un simple bâti de bois qui supporte un peigne, un jeu de deux lisses auxquelles sont reliées deux pédales. La chaîne, très longue, est devant le tisserand, tendue sur plusieurs mètres.

La bande tissée est de faible largeur (environ 20 cm) et le tisserand l'enroule devant lui au fur et à mesure de la production ou la stocke dans une sorte de corbeille.

Le tisserand travaille soit pour le marché, soit à la demande de sa clientèle. Dans le deuxième cas, il s’installe à proximité de la maison de sa cliente qui lui fournit le fil, le gîte et le couvert.

Le tissu produit est uni ou rayé (toucouleur, wolof) quadrillé, avec des dessins (tissu mandjack qui nécessite la présence d’un aide qui soulève les fils de chaîne).

Pour faire un pagne, il faut six bandes de 1,6 m à 2 m environ; elles sont vendues par rouleaux de six au marché, il faut les assembler entre elles, c’est le travail des tailleurs ou des femmes elles-mêmes.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

peinture sous verre

Le tisserand

Badara Diallo
Réseau canadien d'information sur le patrimoine ,Musée de la Femme « Henriette Bathily »

© 2009, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.


Une des grandes activités des femmes, en particulier des villageoises, est le pilage. En ville, des pileuses sont installées dans certaines rues et pilent moyennant finance.

Les pileuses se servent d’un mortier dans lequel elles mettent leurs céréales et d’un pilon qui sert à écraser. Les femmes pilent le mil, le sorgho, le riz pour séparer les grains de l’épi, puis pour décortiquer la graine de son enveloppe. Les céréales ainsi pilées sont vannées puis pilées à nouveau pour  faire soit des brisures (riz), soit des farines (maïs, mil, sorgho). Le moulin tend à remplacer cette tâche ardue.

Cette activité se fait à plusieurs, les femmes chantent pour donner un rythme à leurs mouvements car il faut une bonne synchronisation pour qu’il n’y ait pas deux pilons dans le mortier ! De temps en temps une pileuse lance son pilon en l’air et tape des mains avant de le rattraper. Les autres en font autant, chacune à leur tour. C’est une sorte de jeu pour rompre la monotonie du travail.

Une des pileuses, pour donner plus d’ampleur à son mouvement, a retroussé son pagne à la hauteur de son petit pagne (sous-vêt Pour en lire plus
Une des grandes activités des femmes, en particulier des villageoises, est le pilage. En ville, des pileuses sont installées dans certaines rues et pilent moyennant finance.

Les pileuses se servent d’un mortier dans lequel elles mettent leurs céréales et d’un pilon qui sert à écraser. Les femmes pilent le mil, le sorgho, le riz pour séparer les grains de l’épi, puis pour décortiquer la graine de son enveloppe. Les céréales ainsi pilées sont vannées puis pilées à nouveau pour  faire soit des brisures (riz), soit des farines (maïs, mil, sorgho). Le moulin tend à remplacer cette tâche ardue.

Cette activité se fait à plusieurs, les femmes chantent pour donner un rythme à leurs mouvements car il faut une bonne synchronisation pour qu’il n’y ait pas deux pilons dans le mortier ! De temps en temps une pileuse lance son pilon en l’air et tape des mains avant de le rattraper. Les autres en font autant, chacune à leur tour. C’est une sorte de jeu pour rompre la monotonie du travail.

Une des pileuses, pour donner plus d’ampleur à son mouvement, a retroussé son pagne à la hauteur de son petit pagne (sous-vêtement traditionnel).

Les femmes sont représentées parées de leurs bijoux : bracelets, colliers et libidor (Louis d’or) dans les cheveux. La femme au fond porte des boucles d’oreille traditionnelles de l’ethnie toucouleur essentiellement musulmane.

Pendant que les hommes travaillent, les hommes âgés, restés au village, en profitent pour « palabrer ». La plupart des personnages, homme et femmes, portent des vêtements tissés traditionnellement.

Derrière les cases, des greniers à mil faits de tiges tressées, sur pilotis pour protéger les céréales des prédateurs (insectes et rongeurs) et de l’humidité.

Dans ce village doivent cohabiter catholiques ou animistes et musulmans car un cochon, interdit par la religion musulmane, se promène aux abords, pas loin de la femme toucouleur.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

peinture sous verre

Les pileuses

Alexis Ngom
Réseau canadien d'information sur le patrimoine, Musée de la Femme « Henriette Bathily »
vers 1997
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


L’une des principales cultures du Sénégal est l’arachide. Elle est utilisée pour la fabrication de l’huile, du savon. Elle entre dans la préparation des plats sous forme de pâte, de poudre ou telle quelle.

C’est aussi une gourmandise très appréciée et que l’on trouve partout dans les rues (grillées, sous forme de pralines entourées de sucre caramélisé ou de nougats).

Les arachides sont grillées sur place; pour cela, la marchande utilise un fourneau à charbon (fourneau malgache), sur lequel elle pose un récipient à fond bombé rempli de sable propre et tamisé. Elle fait tremper les arachides dans de l’eau salée, puis elle les enfouit dans le sable chaud. Quand les arachides sont croquantes, elle les tamise avec une écumoire. Elle les vend en utilisant des pots-mesures : boîte de thon ou verre à thé.

Les enfants peuvent facilement en acheter dès qu’ils ont une petite pièce de monnaie. Ce garçon semble appartenir au monde de la rue, sans chaussures, les vêtements trop petits mais protégé de tous les maux et surtout du « mauvais œil » par une ceinture de gris-gris (amulettes).

La marchande Pour en lire plus
L’une des principales cultures du Sénégal est l’arachide. Elle est utilisée pour la fabrication de l’huile, du savon. Elle entre dans la préparation des plats sous forme de pâte, de poudre ou telle quelle.

C’est aussi une gourmandise très appréciée et que l’on trouve partout dans les rues (grillées, sous forme de pralines entourées de sucre caramélisé ou de nougats).

Les arachides sont grillées sur place; pour cela, la marchande utilise un fourneau à charbon (fourneau malgache), sur lequel elle pose un récipient à fond bombé rempli de sable propre et tamisé. Elle fait tremper les arachides dans de l’eau salée, puis elle les enfouit dans le sable chaud. Quand les arachides sont croquantes, elle les tamise avec une écumoire. Elle les vend en utilisant des pots-mesures : boîte de thon ou verre à thé.

Les enfants peuvent facilement en acheter dès qu’ils ont une petite pièce de monnaie. Ce garçon semble appartenir au monde de la rue, sans chaussures, les vêtements trop petits mais protégé de tous les maux et surtout du « mauvais œil » par une ceinture de gris-gris (amulettes).

La marchande porte un débardeur, un boubou, un mouchoir de tête et un pagne tissé fait de plusieurs bandes d’environ 20 cm de large, cousues entre elles.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

peinture sous verre

La marchande de cacahuètes (ou d'arachides)

A. Fouss
Réseau canadien d'information sur le patrimoine, Musée de la Femme « Henriette Bathily»

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


C’est essentiellement une occupation féminine. Devant sa case, en plein air, la ménagère a préparé un feu avec le bois qu’elle a été cherché (elle ou ses enfants) dans la brousse qui entoure le village.

En ville, on peut trouver du bois mais les femmes préfèrent acheter du charbon de bois, plus facile d’usage.

Pour lutter contre la déforestation et freiner l’avancée du désert, l’État sénégalais pousse les populations à utiliser le gaz propane en diminuant le prix de ce combustible, mais l’investissement premier (bouteille de gaz, brûleur) est trop important pour certains.

La plupart du temps, les mamans accomplissent les tâches ménagères avec leur bébé qu’elles attachent dans le dos avec un pagne. S’il pleure trop ou s’il a besoin de téter, elle le met sur ses genoux.

Les maîtresses de maison, même lorsqu’elles font la cuisine, sont représentées avec leur parure (colliers, bracelets, boucles d’oreille), de beaux vêtements, tresses ordonnées, symboles de la féminité.

Les ustensiles de cuisine (louche, écumoire, marmite, etc.) sont faits le plus souvent par les fo Pour en lire plus
C’est essentiellement une occupation féminine. Devant sa case, en plein air, la ménagère a préparé un feu avec le bois qu’elle a été cherché (elle ou ses enfants) dans la brousse qui entoure le village.

En ville, on peut trouver du bois mais les femmes préfèrent acheter du charbon de bois, plus facile d’usage.

Pour lutter contre la déforestation et freiner l’avancée du désert, l’État sénégalais pousse les populations à utiliser le gaz propane en diminuant le prix de ce combustible, mais l’investissement premier (bouteille de gaz, brûleur) est trop important pour certains.

La plupart du temps, les mamans accomplissent les tâches ménagères avec leur bébé qu’elles attachent dans le dos avec un pagne. S’il pleure trop ou s’il a besoin de téter, elle le met sur ses genoux.

Les maîtresses de maison, même lorsqu’elles font la cuisine, sont représentées avec leur parure (colliers, bracelets, boucles d’oreille), de beaux vêtements, tresses ordonnées, symboles de la féminité.

Les ustensiles de cuisine (louche, écumoire, marmite, etc.) sont faits le plus souvent par les forgerons avec des métaux récupérés (boîtes de conserve, morceau d’aluminium etc.)

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

peinture sous verre

La préparation du repas

A. Lô
Réseau canadien d'information sur le patrimoine, Musée de la Femme « Henriette Bathily »

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire certains éléments du mode de vie au Sénégal, en insistant sur le rôle des femmes;
  • décrire les couleurs et les motifs utilisés par les artisans de la peinture sous verre, et analyser la façon dont ces éléments artistiques se situent par rapport au thème dont fait état le produit fini;
  • décrire le rôle de la peinture sous verre dans la culture du Sénégal.

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