La résine du laquier (rhus vernicifera), arbre originaire du Japon, de la Chine et de la Corée, fournit la laque. L’application de la laque, habituellement colorée noir ou rouge, se fait en couches successives sur une base, le plus souvent du bois poli finement. On laisse sécher la laque entre chaque couche et on polit la pièce avant d’appliquer la couche suivante. La technique du laque est un travail de longue haleine qui peut s’échelonner sur des mois ou des années avant que l’objet soit prêt à être décoré. Le laque est inaltérable, c’est pourquoi les objets laqués gardent leur beauté et se conservent durant des siècles. Les «laques» européens, bien qu’ils ressemblent aux laques japonais, n’en sont qu’une imitation. En effet, ils ne sont pas fabriqués avec la résine du laquier, mais plutôt avec différents vernis et résines qui imitent les laques orientaux. Les Expositions universelles, comme celle de Vienne en 1873 ont permis de faire connaître à l’&eac Pour en lire plus
La résine du laquier (rhus vernicifera), arbre originaire du Japon, de la Chine et de la Corée, fournit la laque. L’application de la laque, habituellement colorée noir ou rouge, se fait en couches successives sur une base, le plus souvent du bois poli finement. On laisse sécher la laque entre chaque couche et on polit la pièce avant d’appliquer la couche suivante. La technique du laque est un travail de longue haleine qui peut s’échelonner sur des mois ou des années avant que l’objet soit prêt à être décoré. Le laque est inaltérable, c’est pourquoi les objets laqués gardent leur beauté et se conservent durant des siècles. Les «laques» européens, bien qu’ils ressemblent aux laques japonais, n’en sont qu’une imitation. En effet, ils ne sont pas fabriqués avec la résine du laquier, mais plutôt avec différents vernis et résines qui imitent les laques orientaux. Les Expositions universelles, comme celle de Vienne en 1873 ont permis de faire connaître à l’étranger les laques japonais. Quelques pièces furent exposées au public dès l’Exposition universelle de Londres en 1851.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Jarre à thé (natsume)

Musée des beaux-arts de Montréal, Don de M. et Mme Neil B. Ivory

Décor laqué maki-e sur bois
6,7 cm x 6,6 (diam.) cm
1983.Ee.1a-b
© Musée des beaux-arts de Montréal


L’origine des laques au Japon est incertaine, mais l’on suppose qu’elle remonte à quatre mille ans av. J.-C. Vers le milieu du VIe siècle, la production de laques connut un essor, tant pour les objets religieux que ceux destinés à l’usage courant. Cette période fut marquée par une importante activité artistique en raison d’un afflux d’influences provenant de la Chine et de la Corée, dont le bouddhisme
L’origine des laques au Japon est incertaine, mais l’on suppose qu’elle remonte à quatre mille ans av. J.-C. Vers le milieu du VIe siècle, la production de laques connut un essor, tant pour les objets religieux que ceux destinés à l’usage courant. Cette période fut marquée par une importante activité artistique en raison d’un afflux d’influences provenant de la Chine et de la Corée, dont le bouddhisme

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Écritoire (suzurikabo)

Musée des beaux-arts de Montréal, Don de M. et Mme Neil B. Ivory

Laque maki-e sur bois, argent, ardoise
4,7 cm x 9 cm x 7,2 cm
1983.Ee.2
© Musée des beaux-arts de Montréal


La fusion du procédé japonais de décoration maki-e, effectué en saupoudrant de fines poudres de métaux de différentes teintes (le plus souvent d’or ou d’argent) les surfaces apprêtées avant qu’elles ne sèchent, avec des motifs symétriques de style chinois et des techniques perfectionnées donna naissance à un style japonais authentique très sophistiqué. Cet écritoire montre parfaitement les procédés et les motifs japonais du laque
La fusion du procédé japonais de décoration maki-e, effectué en saupoudrant de fines poudres de métaux de différentes teintes (le plus souvent d’or ou d’argent) les surfaces apprêtées avant qu’elles ne sèchent, avec des motifs symétriques de style chinois et des techniques perfectionnées donna naissance à un style japonais authentique très sophistiqué. Cet écritoire montre parfaitement les procédés et les motifs japonais du laque

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Cet écritoire montre parfaitement les procédés et les motifs japonais du laque

Musée des beaux-arts de Montréal, Don de M. et Mme Neil B. Ivory

Laque maki-e sur bois, argent, ardoise
4,7 cm x 9 cm x 7,2 cm
1983.Ee.2
© Musée des beaux-arts de Montréal


Dans les familles, les objets en laque figuraient parmi les possessions les plus prisées. En règle générale, les classes supérieures possédaient plusieurs laques précieux, entre autres des coffrets pour la cérémonie de l’encens, comme celui présenté ici. Grâce à la paix et la prospérité relatives qui régnèrent durant la période Edo, la classe de consommateurs s’élargit et, par conséquent, le nombre de riches protecteurs des arts se multiplia. Pour les daïmyos, les samouraïs et les membres de la bourgeoisie, il était très important d’afficher leur rang et leur fortune, et ils achetaient des objets en laque régulièrement. En réalité, seuls les samouraïs de haut rang avaient le droit de posséder des laques d’or et d’argent, néanmoins, il était presque impossible pour le shogun de contrôler les biens des gens. De plus, les Japonais, peu importe leur rang, ne rataient pas de commander des laques magnifiques décorés somptu Pour en lire plus
Dans les familles, les objets en laque figuraient parmi les possessions les plus prisées. En règle générale, les classes supérieures possédaient plusieurs laques précieux, entre autres des coffrets pour la cérémonie de l’encens, comme celui présenté ici. Grâce à la paix et la prospérité relatives qui régnèrent durant la période Edo, la classe de consommateurs s’élargit et, par conséquent, le nombre de riches protecteurs des arts se multiplia. Pour les daïmyos, les samouraïs et les membres de la bourgeoisie, il était très important d’afficher leur rang et leur fortune, et ils achetaient des objets en laque régulièrement. En réalité, seuls les samouraïs de haut rang avaient le droit de posséder des laques d’or et d’argent, néanmoins, il était presque impossible pour le shogun de contrôler les biens des gens. De plus, les Japonais, peu importe leur rang, ne rataient pas de commander des laques magnifiques décorés somptueusement à chaque fois qu’ils pouvaient se le permettre. Même la classe des marchands, qui accumulaient une grande fortune malgré leur rang inférieur, rêvaient de posséder des objets en laque parmi leurs biens les plus précieux.
La cérémonie de l’encens, à l’instar de la cérémonie du thé, comprenait des objets magnifiques, comme ce coffret, qui étaient appréciés pour leur beauté et leur fonction. Cette boîte conservait les essences qui étaient brûlées au cours de la cérémonie, durant laquelle les participants devaient deviner quelle essence on faisait brûler et connaître les références littéraires ou historiques auxquelles elles renvoyaient.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Coffret pour la cérémonie de l'encens (kobako)

Musée des beaux-arts de Montréal, Don de F. Gerard Robinson

Maki-e lacquer on wood, gold, pewter
15,3 cm x 12,1 cm x 4,4 cm
1962.Ee.2
© Musée des beaux-arts de Montréal


Au moment où le Japon s’ouvrit à l’occident, l’industrie du laque connut un grand essor en raison du grand intérêt que les étrangers portaient aux objets laqués. Aussi, l’augmentation de la production japonaise en vue de satisfaire à la demande du marché de l’exportation provoqua une baisse de la qualité. Néanmoins, les collectionneurs bien informés pouvaient trouver des laques de haute qualité parmi des articles fabriqués en série. On s’est vite rendu compte cependant que les Occidentaux recherchaient des laques de haute qualité uniquement. C’est pourquoi le gouvernement Meiji assura un contrôle de la qualité sur la production destinée à l’exportation et participa à la commercialisation des laques en Occident. Les fabricants de laques, qui par le passé produisaient surtout des objets traditionnels, comme des inro, des netsuke et des fourreaux de sabre pour la classe des samouraï, commencèrent à produire des coffrets, des vases, des plateaux et des tables, qui étaie Pour en lire plus
Au moment où le Japon s’ouvrit à l’occident, l’industrie du laque connut un grand essor en raison du grand intérêt que les étrangers portaient aux objets laqués. Aussi, l’augmentation de la production japonaise en vue de satisfaire à la demande du marché de l’exportation provoqua une baisse de la qualité. Néanmoins, les collectionneurs bien informés pouvaient trouver des laques de haute qualité parmi des articles fabriqués en série. On s’est vite rendu compte cependant que les Occidentaux recherchaient des laques de haute qualité uniquement. C’est pourquoi le gouvernement Meiji assura un contrôle de la qualité sur la production destinée à l’exportation et participa à la commercialisation des laques en Occident. Les fabricants de laques, qui par le passé produisaient surtout des objets traditionnels, comme des inro, des netsuke et des fourreaux de sabre pour la classe des samouraï, commencèrent à produire des coffrets, des vases, des plateaux et des tables, qui étaient populaires auprès des collectionneurs occidentaux.

La coupe à saké est un symbole des anciennes traditions militaires durant lesquelles les guerriers prenaient un coup de saké avant une bataille pour se donner du courage.

© 1999, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.

Cette coupe à saké portant l'inscription mois onze, 35e année Meiji (1902) fut offerte à un officier de régiment, M. Iwamoto Tomo.

Vancouver Museum, Don de Edith Low-Beer

Bois laqué
diam. : 9 cm
DB 1412
© Vancouver Museum


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire les origines et l’histoire des objets en laque traditionnels du Japon ;
  • décrire les techniques uniques utilisées pour fabriquer les objets en laque ;
  • décrire les répercussions de la restauration Meiji sur la production et la conception d’objets en laque ;
  • reconnaître, par des mots et des images, des objets d’art décoratifs japonais ;
  • reconnaître, par des mots et des images, des éléments des arts décoratifs japonais.

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