“Un brin d’herbe tendu entre les pouces sonne telle une anche sous le souffle”

Dans ce savoir-faire, la diversité des matériaux utilisés et l’ingéniosité que l’homme déploie dans la fabrication des instruments ne cessent de surpasser l’imagination. Le bambou révèle mieux que tout autre matériau, la souplesse et la variété de l’utilisation du végétal en musique. On le retrouve soufflé (flûtes), frappé (cithare-tambour), oscillé (angklung), pincé (cithare malgache idiocorde), etc.

Du naturel au musical

En raison de son accessibilité facile, de la variété de sa matière et de sa souplesse pour la manipulation, la matière végétale se retrouve à la base de nombreux instruments de musique dans le monde, tels, les hochets, les sistres et les arcs musicaux. Les calebasses, le bois, le bambou, le liège et les lianes constituent les matières vibrantes dominantes de cette famille instrumentale.
“Un brin d’herbe tendu entre les pouces sonne telle une anche sous le souffle”

Dans ce savoir-faire, la diversité des matériaux utilisés et l’ingéniosité que l’homme déploie dans la fabrication des instruments ne cessent de surpasser l’imagination. Le bambou révèle mieux que tout autre matériau, la souplesse et la variété de l’utilisation du végétal en musique. On le retrouve soufflé (flûtes), frappé (cithare-tambour), oscillé (angklung), pincé (cithare malgache idiocorde), etc.

Du naturel au musical

En raison de son accessibilité facile, de la variété de sa matière et de sa souplesse pour la manipulation, la matière végétale se retrouve à la base de nombreux instruments de musique dans le monde, tels, les hochets, les sistres et les arcs musicaux. Les calebasses, le bois, le bambou, le liège et les lianes constituent les matières vibrantes dominantes de cette famille instrumentale.

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.

Claves (Australie)

Données descriptives: Deux bâtons faits de branches, frappés l'un contre l'autre et décorés d'animaux pyrogravés (serpent, lézard) et de bandes en pointillé.

Fonction et usage: Accompagnement des chants et danses.

Photo : L.Bouvrette

Long.: 26,5 cm / Ø: 2,5 cm
© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.


Racleur, Costa Rica

Données descriptives: Courge entière dont une partie d'une face latérale est striée de lignes transversales gravées, rendant ainsi la surface rugueuse et propre à être raclée. Des motifs floraux décoratifs typiques de Costa Rica sont peints sur la partie lisse de la courge.

Fonction et usage: utilisé dans les orchestres de danses pour scander le rythme.

Photo : L.Bouvrette

Long.: 51 cm / H. max.:12 cm / circonf. max.
© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.


Aujourd’hui répandu dans l'ensemble de l'Afrique noire, le sistre de calebasse serait originaire de l'Afrique orientale.

Les rondelles de calebasse, enfilées sur une branche de la fourche, sont disposées deux à deux, de manière à ce que leurs parties concaves soient tournées l'une vers l'autre. Lorsqu'on secoue le sistre, le volume sonore s'en trouve ainsi augmenté.

Originellement réservé à l'accompagnement de rituels de circoncision, il est parfois utilisé lors de certaines cérémonies funéraires. Son usage est strictement masculin.

Instrument rythmique par excellence, le sistre de calebasse est toujours intégré à des ensembles de percussion.

Aujourd’hui répandu dans l'ensemble de l'Afrique noire, le sistre de calebasse serait originaire de l'Afrique orientale.

Les rondelles de calebasse, enfilées sur une branche de la fourche, sont disposées deux à deux, de manière à ce que leurs parties concaves soient tournées l'une vers l'autre. Lorsqu'on secoue le sistre, le volume sonore s'en trouve ainsi augmenté.

Originellement réservé à l'accompagnement de rituels de circoncision, il est parfois utilisé lors de certaines cérémonies funéraires. Son usage est strictement masculin.

Instrument rythmique par excellence, le sistre de calebasse est toujours intégré à des ensembles de percussion.

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.

Sistre de calbasse, Gabon

Description: Quinze rondelles de diamètre différent provenant de la paroi de courges de calebasse sont enfilées selon un ordre croissant, les parties concaves se faisant face, le long d’une des deux branches d’une fourche en bois, l’autre branche servant de poignée à l’instrument. Des motifs géométriques sont pyrogravés sur la face convexe des rondelles de courge ainsi que sur la branche servant de poignée.

Fonction et usage: Utilisé au cours de cérémonies (possiblement de circoncision).

Photo : L.Bouvrette

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.


Appelé “ medzang me yekaba” cet ensemble se compose de quatre à cinq xylophones. Il accompagne les danses et les chants profanes.

La taille et le nombre de lamelles varient d’un sylophone à l’autre. Les lamelles de bois de ces xylophones portatifs reposent sur un cadre et des calebasses attachées sous les lamelles servent de résonateurs. Chaque xylophone joue un rôle musical particulier : le premier est le meneur, celui qui joue la mélodie principale; le deuxième, plus aigu, répond au premier en variant la mélodie; le troisième, un peu plus grave, accompagne la mélodie en répétant une même formule de base tandis que le quatrième donne les sons fondamentaux sur lesquels se construisent les mélodies; enfin, le plus grave joue un rôle d’accompagnement rythmique. Divers hochets, cloches et parfois des tambours ainsi que des chants peuvent se joindre à l’ensemble mais le noyau sonore reste celui de la musique riche et complexe des xylophones medzang.

Les joueurs de medzang, souvent des musiciens profe Pour en lire plus
Appelé “ medzang me yekaba” cet ensemble se compose de quatre à cinq xylophones. Il accompagne les danses et les chants profanes.

La taille et le nombre de lamelles varient d’un sylophone à l’autre. Les lamelles de bois de ces xylophones portatifs reposent sur un cadre et des calebasses attachées sous les lamelles servent de résonateurs. Chaque xylophone joue un rôle musical particulier : le premier est le meneur, celui qui joue la mélodie principale; le deuxième, plus aigu, répond au premier en variant la mélodie; le troisième, un peu plus grave, accompagne la mélodie en répétant une même formule de base tandis que le quatrième donne les sons fondamentaux sur lesquels se construisent les mélodies; enfin, le plus grave joue un rôle d’accompagnement rythmique. Divers hochets, cloches et parfois des tambours ainsi que des chants peuvent se joindre à l’ensemble mais le noyau sonore reste celui de la musique riche et complexe des xylophones medzang.

Les joueurs de medzang, souvent des musiciens professionnels itinérants, sont invités à jouer lors de diverses festivités pour accompagner des danses et des chants profanes ainsi que des poèmes épiques.

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.

Xylophone portatif medzong, Gabon

Description: Neuf lames de bois de tailles différentes, disposées dans un ordre progressif et en forme trapézoïdale et fixées au moyen d'un laçage en corde à un cadre en bois recouvert d'une étoffe en tissus. Trois résonateurs en calebasse de grosseurs différentes, maintenus sous les lames par des tiges de bambou transversales.

Fonction et usage: Cet instrument est intégré à un ensemble de xylophones accordés entre eux, auquel peut éventuellement s'adjoindre une harpe-cithare mvet.

Photo : L.Bouvrette

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.


D'origine gabonaise, la sanza kadandzi est surtout l’apanage du peuple Téké même si on le retrouve aussi dans le sud du Gabon. Elle peut être jouée seule, ou en petits ensembles de deux ou trois sanzas. Un hochet accompagne parfois l'ensemble, notamment lors de l'exécution de chants profanes. On peut en modifier le timbre en bouchant avec le doigt l'orifice situé à l'extrémité de la caisse de résonance.
D'origine gabonaise, la sanza kadandzi est surtout l’apanage du peuple Téké même si on le retrouve aussi dans le sud du Gabon. Elle peut être jouée seule, ou en petits ensembles de deux ou trois sanzas. Un hochet accompagne parfois l'ensemble, notamment lors de l'exécution de chants profanes. On peut en modifier le timbre en bouchant avec le doigt l'orifice situé à l'extrémité de la caisse de résonance.

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.

Sanza kadandzi, Gabon

Données descriptives: Treize lames de longueurs différentes fixées sur la caisse de résonance en bois, de forme rectangulaire, au moyen d'un support (pouvant jouer le rôle de chevalet) et d'une barrette transversale en métal. Orifice circulaire, permettant la production d'un vibrato, pratiqué sur la face dorsale de la caisse.

Fonction et usage: Par le jeu de cet instrument, le musicien interprète les pièces d'un répertoire profane à caractère intimiste et méditatif.

Photo : L.Bouvrette

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.


Entre le XVIe et le XIXe siècle, des millions d'africains originaires surtout des populations Bantous de l'Afrique centrale, sont déportés au Brésil afin de travailler comme esclaves dans les plantations. L'empreinte des cultures africaines dans ce pays est très importante et certaines traditions y sont encore vivantes, notamment dans les domaines religieux, liturgique, culinaire et particulièrement dans le domaine de la musique.

Le berimbau, ou arc musical, est le seul instrument mélodique de Brésil ayant à la fois conservé sa forme originale. Cet instrument utilisé depuis près de deux cents ans, ne cesse de gagner de la popularité chez les Brésiliens, en particulier, chez ceux habitant le nord du pays (région de Bahia).

De sa main droite, le joueur de berimbau émet un son en frappant la corde à divers endroits avec un bâton et en secouant un petit hochet de paille appelé caxixi. De l'autre main, il tient l'arc et applique parfois une petite pièce de monnaie sur la corde en vue de produire une seconde note fondamentale (u Pour en lire plus
Entre le XVIe et le XIXe siècle, des millions d'africains originaires surtout des populations Bantous de l'Afrique centrale, sont déportés au Brésil afin de travailler comme esclaves dans les plantations. L'empreinte des cultures africaines dans ce pays est très importante et certaines traditions y sont encore vivantes, notamment dans les domaines religieux, liturgique, culinaire et particulièrement dans le domaine de la musique.

Le berimbau, ou arc musical, est le seul instrument mélodique de Brésil ayant à la fois conservé sa forme originale. Cet instrument utilisé depuis près de deux cents ans, ne cesse de gagner de la popularité chez les Brésiliens, en particulier, chez ceux habitant le nord du pays (région de Bahia).

De sa main droite, le joueur de berimbau émet un son en frappant la corde à divers endroits avec un bâton et en secouant un petit hochet de paille appelé caxixi. De l'autre main, il tient l'arc et applique parfois une petite pièce de monnaie sur la corde en vue de produire une seconde note fondamentale (un ton plus haut que celle produite par le frappement du bâton). Le son est amplifié par la calebasse attachée à l’arc qui est appuyée sur l'abdomen.

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.

Birimbao

Données descriptives: Corde métallique tendue entre les deux extrémités d'une tige de bois arquée. Résonateur annexe fait d'une calebasse, pouvant être fixé à l'arc par une corde. Rubans décoratifs noués à l'arc. Corde de rechange à l'intérieur de la calebasse.

Photo : L.Bouvrette

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.


Le berimbau est utilisé surtout dans l'État de Bahia (nord du Brésil), comme principal accompagnateur de la capoïera, combat dansé d'origine angolaise développé au Brésil au XVIIIe et XIXe siècle. Jeu d'adresse plutôt que de combat, elle requiert une grande agilité et une grande promptitude des protagonistes. Dirigée à l'époque par des mestres, la capoïera servait à la fois de jeu corporel et de cérémonie d'initiation pour les jeunes garçons. Elle a contribué à l'intégration de la population noire car contrairement à d'autres pratiques rituelles, elle fût tolérée par l'église et les propriétaires terriens.
Le berimbau est utilisé surtout dans l'État de Bahia (nord du Brésil), comme principal accompagnateur de la capoïera, combat dansé d'origine angolaise développé au Brésil au XVIIIe et XIXe siècle. Jeu d'adresse plutôt que de combat, elle requiert une grande agilité et une grande promptitude des protagonistes. Dirigée à l'époque par des mestres, la capoïera servait à la fois de jeu corporel et de cérémonie d'initiation pour les jeunes garçons. Elle a contribué à l'intégration de la population noire car contrairement à d'autres pratiques rituelles, elle fût tolérée par l'église et les propriétaires terriens.

© Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, Université de Montréal 2002.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • participer à des activités musicales venant d’une variété de contextes historiques, culturels et sociaux;
  • comparer et mettre en contraste deux types d’instruments de musique;
  • faire preuve de respect pour la musique de différents contextes culturels.

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