Introduction
Les nations tout comme les sociétés et les grandes organisations comptent sur la stratégie de marque pour projeter une certaine image d’eux-mêmes. La conception du logo des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010 sert de modèle au processus de design lors de l’élaboration d’une stratégie de marque. La manière dont nous nous percevons peut être complètement différente de l’image que l’on projette au niveau international. Comment un logo peut-il être représentatif d’une nation entière ? Cette section raconte la conception du logo des Jeux olympiques de Vancouver 2010, et comprend des exercices sur la stratégie de marque à un niveau plus local.


Étude de cas : Emblème olympique de Vancouver 2010, groupe Rivera Design, Vancouver, Colombie-Britannique, 2004
   
Discipline de design Arts graphiques

Explication de design

Design : Pour en lire plus

Introduction
Les nations tout comme les sociétés et les grandes organisations comptent sur la stratégie de marque pour projeter une certaine image d’eux-mêmes. La conception du logo des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010 sert de modèle au processus de design lors de l’élaboration d’une stratégie de marque. La manière dont nous nous percevons peut être complètement différente de l’image que l’on projette au niveau international. Comment un logo peut-il être représentatif d’une nation entière ? Cette section raconte la conception du logo des Jeux olympiques de Vancouver 2010, et comprend des exercices sur la stratégie de marque à un niveau plus local.


Étude de cas :
Emblème olympique de Vancouver 2010, groupe Rivera Design, Vancouver, Colombie-Britannique, 2004
   
Discipline de design Arts graphiques

Explication de design

Design :
Design, lorsqu’il est utilisé comme verbe, signifie réfléchir, concevoir et exécuter une idée. C’est un procédé créatif de résolution de problèmes. Lorsqu’il est utilisé comme substantif, le design fait référence au résultat ou au produit d’une telle démarche cognitive.

Les arts graphiques :
C’est la profession de créer des éléments visuels sous forme imprimée ou électronique pour exprimer des messages et des concepts. Les affiches, les publicités dans les magazines et les sites Web sont des exemples d’arts graphiques.

Logo :
Les logos sont un type d’appellation officielle ou de marque d’identification. Le succès d’un logo dépend de sa capacité à communiquer efficacement ce qu’il représente. Un logo est donc une représentation ou un symbole (que ce soit un mot ou un motif) de quelque chose.

La stratégie de marque :
On utilise la stratégie de marque afin de construire une identité pour un type de produit ou de service par la création d’images. Coca-Cola par exemple, utilise des graphismes et des thèmes particuliers pour renforcer le sens et la valeur de l’entreprise.

Identité nationale :
L’identité nationale est la manière dont un pays se perçoit et la manière dont il est perçu par les autres. L’identité nationale est généralement fondée sur des mémoires historiques, les conditions géographiques, les conditions sociales, les pratiques culturelles et la nature du peuple. La personnalité commune d’un pays en est peut-être la meilleure description.


Designer
Elena Rivera MacGregor, directrice de la création, groupe Rivera Design (Vancouver, Colombie-Britannique)
   
Elena Rivera MacGregor, est diplômée des Beaux-Arts avec un majeur en arts graphiques obtenu au « Emily Carr Institute of Art and Design » de Vancouver. En 1991, elle fonde le groupe Rivera Design (RDG). L’entreprise est composée de quatre designers ayant tous remporté plusieurs prix pour leurs travaux d’art graphiques. Parmi leurs clients, on compte des sociétés, les gouvernements, des détaillants et des entreprises spécialisées. Ils fournissent les services suivants : conception graphique, design Web, conseil, rédaction, édition pour des projets tels que des programmes d’identité d’entreprise, dépliants de compétences, rapports annuels, catalogues, lettres d’information, sites Web, affiches, promotions spéciales et cartons publicitaires.

Client : Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN)

Public : Participants et spectateurs canadiens et internationaux des Jeux olympiques

Défi conceptuel
Il y a eu 1600 participants, 9 juges et 1 gagnant dans le Concours de design de l’emblème olympique de Vancouver 2010 qui s’est déroulé pendant l’été 2004. Le concours ne comportait pas de frais de participation et était ouvert aux designers professionnels avec des diplômes ou avec une grande expérience acquise sur le terrain. Une conférence fut tenue dans le but d’expliquer les exigences du concours, l’histoire et le mouvement olympique, les emblèmes des autres Jeux et ce que recherchaient précisément les juges. Assister à cette conférence n’était pas obligatoire et le droit d’entrée était de 150 $.

Les principaux objectifs de design comprenaient :
•    Incarner la vision de Vancouver 2010
•    Exprimer les valeurs inhérentes aux anneaux olympiques et au mouvement olympique en général.
•    Raconter une noble histoire canadienne : notre pays, nos valeurs, notre sens de la communauté, de la diversité et de l’intégration tout à fait unique en son genre
•    Fonctionner efficacement à toute échelle, pour chaque média, horizontalement, verticalement, en 2D comme en 3D, dans une variété de coloris et en noir et blanc.
•    Créer une distinction notable par rapport à tous les autres emblèmes
•    Capturer et refléter l’image et l’esprit unique du Canada, de Vancouver et de Whistler

L’une des difficultés associées à la création d’un logo est de tenter de communiquer de nombreuses idées à travers un simple symbole. Le choix d’un logo est considéré comme étant un pari risqué, et le succès ou l’échec d’un tel choix peut avoir un impact commercial s’élevant à des millions de dollars. Dans le cas des Jeux olympiques, un logo peut influencer la façon dont le reste du monde perçoit l’identité de la nation hôte ainsi qu’affecter les ventes de produits associés à l’évènement.

Solution et aboutissement
Rivera Design Group Ltéé a été déclaré gagnant du Concours de design de l’emblème olympique de Vancouver 2010 le 23 avril 2005 pour leur soumission d’« Ilanaaq », mot inuktitut pour « ami ».

Alors que l’équipe réfléchissait sur les valeurs du Canada et des Jeux olympiques, ils furent inspirés par l’Inukshuk de Vancouver, un point de repère bien connu à English Bay, et un symbole qu’on peut trouver à travers tout le pays. Les Inuksuit (pluriel pour Inukshuk) ont été utilisés pour représenter le Canada au niveau international, notamment à l’ambassade canadienne de Washington et au terminal international de l’aéroport Pearson de Toronto. Après avoir étudié tous les sujets qu’ils souhaitaient communiquer (la diversité culturelle du Canada, le tempérament national et les paysages), l’Inukshuk leur est apparu comme étant un concept qui pourrait englober toutes ces caractéristiques. En ajoutant une bouche à Ilanaaq, la designer Rivera MacGregor trouva que ce dernier y gagna l’attitude amicale et accueillante du peuple canadien. C’est précisément cette caractéristique des Canadiens que l’équipe souhaitait communiquer.

Le logo fut le sujet de polémiques et d’un bon nombre de discussions. La Société des designers graphiques du Canada s’est opposée au concours du logo, en exprimant une préoccupation commune parmi les designers. Ils estimaient que la participation à un concours de ce genre équivalait à travailler gratuitement, en discréditant ainsi la valeur du travail de conception. Rivera MacGregor explique, cependant, que les membres furent autorisés à participer au concours sous le régime d’une compétition de travail à but non lucratif.

Le logo a engendré une multitude de débats à propos de notre identité nationale et de ce qui représente le Canada et les Canadiens. Beaucoup trouvaient que le fait de modifier ou d’apprivoiser un symbole de la culture autochtone était inapproprié. D’autres trouvaient que l’Inukshuk représentait des groupes du nord du Canada, mais ne symbolisait pas pleinement le pays ou les cultures autochtones de la Colombie-Britannique où les Jeux se dérouleraient. Le but principal du concours était de représenter le pays entier. C’est pour cette raison que les designers ont choisi de ne pas proposer un logo qui ne représenterait que la Colombie-Britannique. En fait, après avoir étudié les symboles autochtones de la province, Rivera MacGregor conclut que l’art haida ne pouvait être utilisé que par les artistes autochtones et que leurs œuvres ne pourraient pas être incorporées à des designs pour des projets publics.

D’un autre point de vue, le logo était une référence tout à fait bienvenue du nord du Canada. Lors d’une conférence de presse à Vancouver, le premier ministre du Nunavut a expliqué qu’il n’y a pas de feuilles d’érable de là où il vient. Le drapeau canadien ne représente pas son terroir, car il n’y a aucun arbre. Il a dit qu’il était très heureux que sa culture fût incluse pour représenter le Canada.

Vancouver 2010 www.vancouver2010.com/en

Rivera Design Group www.riveradesign.com

CBC Sports : le logo Vancouver 2010 révélé www.cbc.ca/story/sports/national/2005/04/23/Sports/2010_vancouver050423.htm

AIGA: What in the world is graphic design? http://whatintheworld.aiga.org/


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Conférence médiatique à Imagine 2010

Toile de fond médiatique, banderoles verticales et lutrin pour la première conférence médiatique à Imagine 2010.

Rivera Design Group
2005-04-23
CANADA Région de Vancouver, Colombie-Britannique, Région de Vancouver, CANADA
© Rivera Design Group


On nous montre ici l’équipe qui a conçu le logo lors d’une retransmission en direct sur Breakfast Television.

Le logo primé fut la cible d’une importante couverture médiatique. On nous montre ici l’équipe qui a conçu le logo lors d’une retransmission en direct sur Breakfast Television.

Breakfast Television
2005
CANADA Région de Vancouver, Colombie-Britannique, Région de Vancouver, CANADA
© Rivera Design Group, 2005


On voit ici Brian Rivera avec le logo peint sur son visage.

Une fête fut organisée sur la Vancouver Public Library Square pour que les habitants de Vancouver assistent au passage du drapeau olympique lors de la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Turin. On voit ici Brian Rivera avec le logo peint sur son visage.

Photo par Conchita Rivera, logo par Rivera Design Group
2006-02-26
CANADA Région de Vancouver, Colombie-Britannique, Région de Vancouver, CANADA
© Rivera Design Group


Les banderoles sur la rue Georgia dans le centre-ville de Vancouver déploient le logo olympique et souhaitent la bienvenue a

Les banderoles sur la rue Georgia dans le centre-ville de Vancouver déploient le logo olympique et souhaitent la bienvenue aux visiteurs. On trouve des enseignes similaires sur les grandes avenues, sur les ponts, aux frontières de la ville et à l’Hôtel de Ville.

Rivera Design Group
2006
CANADA Région de Vancouver, Colombie-Britannique, Région de Vancouver, CANADA
© Rivera Design Group, 2006.


Elena Rivera parle de la façon dont elle est devenue graphiste et des raisons qui l’ont poussée à aller vers ce métier.

Elle parle de la façon dont elle est devenue graphiste et des raisons qui l’ont poussée à aller vers ce métier. "Quand j’étais à l’école secondaire, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire plus tard. Vous pouvez donc vous imaginer que tous les jours à l’heure du dîner, le questionnaire classique m’attendait – « Alors, qu’est-ce que tu veux faire ? » — et je répondais souvent de la façon la plus incongrue qui soit. Mes réponses étaient source de discussion pour mes parents et leurs amis. Ils disaient à leurs amis « Mon fils veut devenir astronaute ! » À la suite de toutes mes réponses farfelues, mon père m’a dit la chose suivante « Tu es très créative, tu sais ». Moi, je pensais qu’il faisait uniquement référence à mes réponses au sujet de mon choix de métier pour le futur. Je me suis fait à l’idée que c’était un de mes points forts, c’est ce qui a fait que je me suis dirigée vers le design. J’ai passé quatre années à Emily Carr […] – c’est maintenant devenu un institut, l’Emily Carr Institute of Graphic Design – c’était un collège à l’époque où j’y ai fait mes études. J’ai suivi un programme de 4 années. Ce programme s’est révélé très utile, la première année, on revoit les bases, tout le monde fait donc la même chose. On vous expose à tous les domaines des arts graphiques – la photographie, l’illustration, les couleurs – c’est relativement basique, mais toujours en rapport avec les arts. Vous pouvez vraiment laisser libre cours à votre créativité avec tout ce que vous avez à votre disposition. Ensuite, vous vous limitez dans le nombre de disciplines. La seconde, la troisième et la quatrième année, on ne fait que des arts graphiques. Le programme est vraiment bien parce qu’on y étudie la typographie, les logiciels d’arts graphiques, encore une fois les couleurs et la composition conceptuelle – en quatrième année toutes ces différentes disciplines fusionnent pour le projet de fin d’études. J’ai adoré ça. L’influence des autres disciplines enseignées est également une très bonne chose. Il y a de la typographie, un atelier céramique, l’art de l’imprimerie – il y a une variété de choses qui se passent au sein de l’école. On peut ressentir l’influence de ces disciplines sur sa propre évolution créative en tant que designer."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
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Elena Rivera parle de la façon dont elle est devenue graphiste et des raisons qui l’ont poussée à aller vers ce métier.

Elena Rivera parle de la façon dont elle est devenue graphiste et des raisons qui l’ont poussée à aller vers ce métier. "Mon père était entrepreneur et de ce fait, il n’y avait qu’une façon d’envisager les choses à mes yeux. Quand on fait quelque chose, on le fait comme si c’était sa propre affaire, son propre commerce. On était en période de récession lorsque j’ai terminé mes études. J’ai rencontré des gens qui m’ont dit « Appelle-moi quant tu auras obtenu ton diplôme », mais quand ce moment arriva enfin, la stabilité économique qui s’était installée pendant que je faisais mes études n’était plus. J’ai donc créé ma propre affaire. J’avais un bureau, des cartes de visite, mais je n’avais même pas d’ordinateur. Vous pouvez donc vous imaginer à quel point la route était longue. À mes débuts, j’ai finalement travaillé pendant 10 mois dans une imprimerie, où j’ai appris tout ce que je connais à propos des méthodes d’impression. Ceci m’a bien aidé avec mes clients, je peux leur offrir mes compétences en matière de gestion et de coordination d’impression. Cela fait partie de ma méthode de design, de façon à ce qu’on ne se retrouve jamais avec un projet impossible à imprimer ou quelque chose de ce genre. J’ai ensuite été engagée pour 10 mois par une entreprise. À ce poste, je remplaçais une personne en congé de maternité. Après ça, j’ai travaillé à mon compte."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
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Elena Rivera parle de ce qui rend ses méthodes de design différentes.

Elena Rivera parle de ce qui rend ses méthodes de design différentes. "Nous faisons très attention à ce que nos épreuves soient toujours impeccables – nous ne gaspillons jamais le temps de nos clients sur ce plan-là. Nous validons notre travail en faisant des épreuves impeccables. Travailler avec nous est donc toujours un plaisir – parce que tout est toujours très pointu, très clair, et les gens apprécient cela. Les attentes des clients sont très claires à ce niveau-là. Notre slogan en terme de conception est « le travail est un jeu ». Si nous ne nous amusons pas, c’est qu’on ne fait pas du bon boulot. Nous incorporons toujours une part de plaisir dans ce que nous faisons, les clients aiment cette énergie […]. Ce que j’aime dans le design, c’est la variété. Nous travaillons donc sur tout un tas de projets de design différents. Nous relevons essentiellement des défis de communication, peu importe que ce soit une petite entreprise, une entreprise de taille moyenne ou un gouvernement, parce qu’on aime la variété. Nous avons travaillé avec des gouvernements, avec des petites entreprises et avec des entreprises en démarrage. J’aime aider les entreprises en démarrage parce que je peux leur fournir de nombreuses idées marketing. C’est une grosse contribution à mes yeux, qu’ils puissent utiliser ce qu’on a conçu pour eux et s’y mettre sans simplement se dire « OK, j’ai des cartes de visite, maintenant, je fais quoi ? ». Ça m’a toujours plu, mais j’aime aussi travailler avec de plus grandes entreprises et les aider à se réorganiser lorsqu’ils ont trop longtemps suivi une voie trop conservatrice. Vous leur offrez un regard neuf, tout le monde s’ennuie tellement que ça réinsuffle de l’énergie à l’entreprise. J’ai donc pris du plaisir à travailler des deux côtés de la barrière."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
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Le concours du logo olympique avait une variété d’objectifs et un grand nombre de conditions à remplir pour les designers.

Le concours du logo olympique avait une variété d’objectifs et un grand nombre de conditions à remplir pour les designers. "Le défi était donc de définir – ou plutôt – concevoir quelque chose qui représente le pays, les gens, la culture, l’environnement, l’essence du mouvement olympique, les athlètes, les objectifs, les objectifs du COVAN, les objectifs de Vancouver, les objectifs de Whistler – un symbole qui souhaite la bienvenue au monde et qui intègre en son sein l’histoire olympique, c’est sans doute la partie la plus difficile du design. Il faut que ça soit facile à reproduire en 2D, en 3D, à la télévision et facile à imprimer. C’est une liste exhaustive, et il n’y a pas beaucoup de logos qui peuvent se targuer d’accomplir cela, même parmi ceux présentés au concours."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
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L’équipe de design a surmonté bien des épreuves

L’équipe de design a surmonté bien des épreuves "Les logiciels d’arts graphiques étaient un de nos soucis principaux parce que le logo devait être reproduit de tellement de façons différentes – comme je l’ai dit, imprimé, sur le web, sur des vêtements (je porte un exemple de vêtement imprimé en ce moment), sur les patinoires, sur les maillots des athlètes. Un autre aspect très important — et je ne sais pas jusqu’à quel point les autres personnes ont envisagé cet aspect –, mais lorsque le logo est converti de CMJN vers le RVB – les couleurs choisies devaient être rendues de façon identique sur les différents supports – si ce n’est pas sur du support imprimé ou imprimable, ce sera diffusé à la télévision ou sur internet. Si le logo allait avoir une apparence différente selon le support, il perdrait toute sa cohérence. Nous avons donc choisi des couleurs adaptées au papier journal, au papier glacé et à tout type de papier de façon à ce que les variations dans les couleurs soient minimes. Tout ça pour obtenir une apparence uniforme. C’était donc une des nombreuses choses qui ont fait partie du processus de conception en vue de notre proposition de design. Le fait que ce logo devait être original était un autre gros défi à relever. Quand nous avons étudié l’historique des logos olympiques, on s’est rendu compte que tant de choses avaient déjà été faites. Arriver à un résultat unique n’était donc pas chose facile. Les flocons de neige ont été utilisés de nombreuses fois, ainsi que les montagnes, la feuille d’érable et toutes les autres choses que les gens s’attendent à voir."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


L’équipe de design a surmonté bien des épreuves.

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
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Les réactions au logo – ce n’est pas facile de satisfaire un pays entier.

Les réactions au logo – ce n’est pas facile de satisfaire un pays entier. "L’une des choses les plus difficiles à communiquer fut la personnalité. Je pense que le logo possède une personnalité amicale. Il la communique de deux façons – la fierté que nous avons à être accueillants et qui nous vaut d’être appréciés partout dans le monde. Cela communique l’attitude « à bras ouverts » et le sourire qui sont deux aspects qui caractérisent bien les Canadiens. Et, de l’autre côté, le logo communique à quel point les gens apprécient d’être invités et bien accueillis dans un pays. Nous avons reçu des courriels de personnes du monde entier nous expliquant qu’ils se sentent les bienvenus en voyant ce logo et qu’ils ressentent l’envie de faire partie de ce mouvement et qu’ils ont l’impression que ce logo est sur le point de les étreindre. Ils sont donc contents d’être accueillis comme invités. Un autre aspect intéressant au niveau du jugement de ce concours est qu’on nous a demandés durant la conférence de presse originelle où et comment nous avons été informés de ce qu’étaient les conditions à remplir pour le design du logo. On nous a également demandé de nommer nos propositions de design, pour que les médias ne les nomment pas à notre place. Ce qui se passe, si vous soumettez quelque chose qui ne porte pas de nom, c’est que les médias lui donneront le nom qu’ils souhaitent. Nous avons donc présenté un logo portant le nom d’ « Ilanaaq ». « Ilanaaq » signifie « ami » en Inuit, cela faisait partie du concept. Le logo possède une personnalité, il représente cette personnalité et son nom porte cette amitié que nous voulions intégrer au mouvement olympique quand celui-ci sera bien installé à Vancouver. C’était les quelques éléments complémentaires que recherchaient les juges. Il faut croire qu’ils les ont vus dans nos propositions."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


Les réactions au logo – ce n’est pas facile de satisfaire un pays entier.

Les réactions au logo – ce n’est pas facile de satisfaire un pays entier. "Et lorsque vous avez deux millions de personnes et vingt millions de personnes [à Vancouver, au Canada] et une personne dans la salle du conseil [qui pourrait ne pas aimer le logo]. Ce pour cent représente trente milles ou cinquante mille personnes, c’est donc une question d’échelle. Toutes les villes qui ont présenté des logos, ont recours au même procédé – ils présentent le logo et récoltent les réactions des gens. Je pense donc qu’une fois les Jeux olympiques arrivés, il sera question de souhaiter la bienvenue au monde et au mouvement olympique, et ce sera accepté et les gens s’attacheront à cette idée. Des gens sont venus vers moi en me disant, « Vous savez, nous avons vraiment, vraiment adoré ça ». Soit ils ont aimé l’idée depuis le début, soit ils se convertissent à l’idée. Les enfants aiment particulièrement ça. Ils s’identifient à l’idée, ce que je trouve génial. J’aime que les enfants soient impliqués parce qu’il est tout de même rare que des enfants voient un logo et se disent « Oh, ben voilà. C’est les Jeux olympiques. ». Ils y accordent plus d’importance, parce qu’ils s’y identifient. C’est un excellent public pour ce genre de grand évènement. Je suis très excité pour eux parce que je pense que – la communauté inuit – suscitera plus d’intérêt que jamais auparavant. Ils sont maintenant reconnus à l’échelle globale, ce qui est à mes yeux, une des meilleures choses qui puisse leur arriver."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


Une expérience enrichissante.

Une expérience enrichissante "J’ai vraiment pris du plaisir à regarder la cérémonie d’ouverture pendant laquelle le logo fut révélé aux milliards de téléspectateurs du monde entier. C’était très excitant. Beaucoup de vêtements aux couleurs du logo… Vous savez, c’est agréable de voir des gens […] Je pense qu’on a participé à ce concours avant tout pour le fun. Nous l’avons aussi fait parce que c’était un excellent projet d’équipe et parce que, de mon côté, je voulais savoir si j’étais capable de relever le défi de communication, car c’était ma motivation principale à faire partie du projet. Je me disais « Et si je pouvais résoudre ce puzzle ». Je dirais que de s’investir dans un concours de ce genre ne représente pas forcément un bon investissement de temps dépendant des autres projets que vous avez en cours à ce moment-là. Mais dans ce cas précis, c’était un très bon choix que d’y participer. Bon nombre de personnes ayant participé à la compétition sans la gagner nous ont envoyé des courriels qui disaient « Vous avez visé dans le mille. Nous nous efforcions tous de résoudre le même problème et vous avez réussi à le résoudre. Ça crée une bonne camaraderie d’entendre ce genre de choses et le fait de créer des liens avec d’autres membres de la communauté des designers est vraiment très agréable. C’est en travaillant sur ce genre de projets que vous finissez par adorer votre boulot."

Qasim Virjee
Elena Rivera, Daniela Bryson, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Vancouver, Colombie-Britannique, CANADA
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Partants d’une vue macroscopique de l’identité de marque, les élèves étudient la définition de l’identité nationale et la façon dont les gouvernements et les individus l’expriment. Pour accomplir cela, les élèves comparent les stratégies de marque dans différents pays, puis mesurent l’identité canadienne et la façon dont elle est perçue dans le monde. Ils peuvent également identifier des logos de leurs marques commerciales préférées telles que Nike ou Roots et débattre de l’implication sociale que peuvent avoir les campagnes marketing convaincantes. À un niveau microscopique, les élèves explorent leur quartier et créent des symboles pour une variété de services, pour des emplacements d’intérêt et pour la diversité culturelle. Les élèves appliquent le processus de design par de la résolution collaborative de problèmes ainsi qu’à travers leurs recherches. Les élèves emploient de multiples styles d’apprentissage et remettent en question leurs acquis cognitifs ; font appel à leurs compétences de planification, d’organisation et de sociabilité par du travail de groupe ; utilisent des technologies actuelles dans la recherche du problème et dans le rendu de la solution finale ; et fournissent une description de l’impact social, économique et environnemental de l’identité de marque.

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