Le Nouveau-Brunswick est l’une des plus anciennes régions pétrolières et gazières du monde. Du pétrole a été découvert près de Moncton en 1859, là où H.C. Tweedal, un raffineur de Pittsburgh, a foré l’un des premiers puits de pétrole en Amérique du Nord. Le champ de pétrole et de gaz de Stoney Creek a été découvert 50 ans plus tard, en 1909. Le pétrole et le gaz sont contenus dans du grès déposé dans un delta le long d’un ancien lac. Dans la région de Dover, des puits ont été forés dans la formation d’Albert du Carbonifère inférieur. Ceci se révèlerait être une découverte considérable, puisque depuis, la plus grande partie de l’exploration pétrolière et gazière au Nouveau-Brunswick a été concentrée sur cette formation. En 80 années d’existence, le champ de Stoney Creek a produit 30 milliards de pieds cubes de gaz et près d’un million de barils de pétrole. Le pétrole et le gaz ont répondu aux besoins énergétiques de Moncton et de Hillsborough pendant près de 50 ans.
Le Nouveau-Brunswick est l’une des plus anciennes régions pétrolières et gazières du monde. Du pétrole a été découvert près de Moncton en 1859, là où H.C. Tweedal, un raffineur de Pittsburgh, a foré l’un des premiers puits de pétrole en Amérique du Nord. Le champ de pétrole et de gaz de Stoney Creek a été découvert 50 ans plus tard, en 1909. Le pétrole et le gaz sont contenus dans du grès déposé dans un delta le long d’un ancien lac. Dans la région de Dover, des puits ont été forés dans la formation d’Albert du Carbonifère inférieur. Ceci se révèlerait être une découverte considérable, puisque depuis, la plus grande partie de l’exploration pétrolière et gazière au Nouveau-Brunswick a été concentrée sur cette formation. En 80 années d’existence, le champ de Stoney Creek a produit 30 milliards de pieds cubes de gaz et près d’un million de barils de pétrole. Le pétrole et le gaz ont répondu aux besoins énergétiques de Moncton et de Hillsborough pendant près de 50 ans.
Randall Miller, Ph.D., Musée du Nouveau-Brunswick
© 2013, New Brunswick Museum. Tous droits réservés.

Un chevalet de pompage sur une aire routière de pique-nique

photographie : Weldon, Nouveau-Brunswick, 2012. Du pétrole a été découvert près de Moncton en 1859. Le champ de pétrole et de gaz de Stoney Creek a été découvert 50 ans plus tard, en 1909. Dans le village de Weldon, on peut voir un chevalet de pompage sur une aire routière de pique-nique.

Musée du Nouveau-Brunswick
Musée du Nouveau-Brunswick
2012
Weldon, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Deux hommes versent de la nitroglycérine dans une « torpille »

photographie : Versement de nitroglycérine dans une « torpille »; préparatifs en vue de torpiller un puits de pétrole, Maritime Oilfields Limited, Moncton, Nouveau-Brunswick, v. 1920. Du pétrole a été découvert près de Moncton en 1859. Le champ de pétrole et de gaz de Stoney Creek a été découvert 50 ans plus tard, en 1909.

Inconnu
Musée du Nouveau-Brunswick
vers 1920
Moncton, Nouveau-Brunswick, CANADA
X11743
© 2013, New Brunswick Museum. Tous droits réservés.


Photographie noir et blanc d’un jet de pétrole après la découverte d’un gisement

photographie : Jaillissement du pétrole après torpillage, puits n° 10, Maritime Oilfields Limited, Moncton, Nouveau-Brunswick, v. 1920. Du pétrole a été découvert près de Moncton en 1859. Le champ de pétrole et de gaz de Stoney Creek a été découvert 50 ans plus tard, en 1909. L’image montre le jaillissement du pétrole après torpillage du puits n° 10, Maritime Oilfields Limited, Moncton, Nouveau-Brunswick.

Inconnu
Musée du Nouveau-Brunswick
vers 1920
Moncton, Nouveau-Brunswick, CANADA
X11744
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Petite bouteille de pétrole

Pétrole, Carbonifère inférieur. Stoney Creek, Nouveau-Brunswick (?). Du pétrole a été découvert près de Moncton en 1859. Le champ de pétrole et de gaz de Stoney Creek a été découvert 50 ans plus tard, en 1909.

Inconnu
m

Largeur du flacon : 7 cm
NBM 25
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Au Nouveau-Brunswick, les roches sédimentaires du Dévonien et du Carbonifère font partie du bassin des Maritimes, une région de montagnes et de vallées qui a été créée lorsque les continents se sont rassemblés pour former le supercontinent de la Pangée. Au Carbonifère inférieur, il y a environ 353 millions d’années, les continents se sont disloqués, créant des failles qui ont causé l’affaissement de blocs de la croûte terrestre. Des sédiments riches en matières organiques se sont accumulés dans les lacs formés à l’intérieur des bassins. Les vallées bordées de failles de la formation d’Albert étaient remplies de lacs, de rivières et de marécages. Des algues ont poussé dans les lacs, au fond desquels elles ont formé d’épaisses couches de matières organiques. Avec le temps, ces matières organiques ont été enterrées. Les lacs ont fini par se remplir de sédiments, qui se sont lentement transformés en roches sédimentaires. Alors que les roches étaient enfouies en profondeur, les matières organiques dans les schistes sont transformées en hydrocarbures sous l’effet de la température et de la pression élevées.

Les schistes de la formation d&rs Pour en lire plus
Au Nouveau-Brunswick, les roches sédimentaires du Dévonien et du Carbonifère font partie du bassin des Maritimes, une région de montagnes et de vallées qui a été créée lorsque les continents se sont rassemblés pour former le supercontinent de la Pangée. Au Carbonifère inférieur, il y a environ 353 millions d’années, les continents se sont disloqués, créant des failles qui ont causé l’affaissement de blocs de la croûte terrestre. Des sédiments riches en matières organiques se sont accumulés dans les lacs formés à l’intérieur des bassins. Les vallées bordées de failles de la formation d’Albert étaient remplies de lacs, de rivières et de marécages. Des algues ont poussé dans les lacs, au fond desquels elles ont formé d’épaisses couches de matières organiques. Avec le temps, ces matières organiques ont été enterrées. Les lacs ont fini par se remplir de sédiments, qui se sont lentement transformés en roches sédimentaires. Alors que les roches étaient enfouies en profondeur, les matières organiques dans les schistes sont transformées en hydrocarbures sous l’effet de la température et de la pression élevées.

Les schistes de la formation d’Albert sont les roches mères du gaz naturel qui se trouve maintenant dans des réservoirs sédimentaires, comme les champs de Stoney Creek et de McCully. Les épais schistes renfermant des matières organiques peuvent contenir de grands volumes de gaz naturel. Les schistes sont connus des paléontologues depuis le milieu des années 1800, époque où l’on y a trouvé les premiers fossiles de poissons appelés paléoniscidés. La formation d’Albert est aussi bien connue comme l’unité lithologique qui contient de l’albertite, un bitume qui était autrefois utilisé pour la production de kérosène.

Deux sous-bassins profonds dans le bassin des Maritimes ont un potentiel pétrolier connu. Plus de 250 puits d’exploration et de production ont été forés au cours des 100 dernières années. De nouveaux puits dans le champ de McCully et près d’Elgin ont prouvé la présence dans ces régions de schistes organiques susceptibles de générer du gaz. Plusieurs entreprises, comme Corridor Resources, explorent activement la province.

En mars 2010, le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick a accordé à SWN Resources Canada des permis de recherche pour une région de plus d’un million d’hectares en vue de trouver du pétrole et du gaz dans les réservoirs de grès et les réservoirs de schiste non conventionnels du groupe de Horton qui comprend la formation d’Albert. Les réservoirs non conventionnels comme ceux qui se trouvent dans la formation d’Albert sont constitués d’une roche dense à grain fin. Un processus appelé stimulation de fracture hydraulique doit être utilisé pour produire des quantités rentables de gaz naturel. Le schiste est très peu perméable, ce qui empêche le gaz de migrer. Pour l’extraire, on injecte du fluide dans la roche, ce qui fracture le schiste et libère le gaz.
Randall Miller, Ph. D., Musée du Nouveau Brunswick
© 2013, New Brunswick Museum. Tous droits réservés.

Schéma du processus de fracturation hydraulique

diagramme : stimulation de fracture hydraulique. Les réservoirs non conventionnels comme ceux qui se trouvent dans la formation d’Albert sont constitués d’une roche dense à grain fin. Un processus appelé stimulation de fracture hydraulique doit être utilisé pour produire des quantités rentables de gaz naturel. Le schiste est très peu perméable, ce qui empêche le gaz de migrer. Pour l’extraire, on injecte du fluide dans la roche, ce qui fracture le schiste et libère le gaz.

Musée du Nouveau-Brunswick
Musée du Nouveau-Brunswick

Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Image couleur de roche brune avec plante noire fossilisée

Plante : Lepidodendropsis, Carbonifère inférieur, Baltimore, Nouveau-Brunswick. La flore du Carbonifère inférieur trouvée dans la formation d’Albert présente une faible diversité. À certains endroits, la végétation se compose à plus de 90 % de lycopodes arborescents primitifs.

Inconnu
Musée du Nouveau-Brunswick

Baltimore, Nouveau-Brunswick, CANADA
Largeur de l’image : 12 cm
NBMG 7644
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


David Keighley, Ph. D. décrit la formation d'Albert

David Keighley, Ph. D. Département des sciences de la Terre Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton

Se rendre de Hampton à Sussex par la route 1, c’est comme aller d’une plaine d’inondation couverte d’arbres au centre d’un lac il y a 360 millions d’années. Ici, à ce premier affleurement, nous sommes sur l’équivalent... de la plaine d’inondation d’un cours d’eau, avec des arbres qui se dressent, occasionnellement inondée par les grès de petits chenaux et par des crues en nappe.

Musée du Nouveau-Brunswick
Musée du Nouveau-Brunswick
2012
Norton, Nouveau-Brunswick, CANADA
Sussex, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


David Keighley, Ph. D. décrit la formation d'Albert, Partie II

David Keighley, Ph. D. Département des sciences de la Terre Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton

Nous avons fait quelques kilomètres vers l’est sur la route 1, ce qui est comme aller de la plaine d’inondation du cours d’eau jusqu’au bord du lac. Tout indique que la rive était ici. Il y a des rides laissées par les vagues. Maintenant, c’est à la surface. L’inclinaison de toutes les roches a changé depuis leur dépôt sur une rive.

Parfois, les lacs... [bruit de la circulation] Parfois, les lacs avaient une rive sablonneuse sur laquelle les vagues ont laissé des traces. D’autres fois, la rive était très boueuse et l’eau très calme. Il arrivait que l’eau s’évapore et que la boue sèche et un grand nombre de ces fissures de dessiccation se formaient alors.

Musée du Nouveau-Brunswick
Musée du Nouveau-Brunswick
2012
Norton, Nouveau-Brunswick, CANADA
Sussex, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


David Keighley, Ph. D. décrit la formation d'Albert, Partie III

David Keighley, Ph. D. Département des sciences de la Terre Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton

Ici, nous sommes dans la partie la plus profonde du lac. Le lac avait probablement... des rives assez escarpées. Nous voyons là-bas que ces boues, ces boues gris foncé, ont glissé et se sont effondrées dans le lac. Ces boues sont d’un gris très foncé. Elles contiennent beaucoup de matières organiques. Plus loin vers [l’ouest] l’est, on trouve ces roches à deux kilomètres et demi sous la surface, ce qui est une profondeur suffisante pour que les matières organiques chauffent et produisent le gaz naturel qui est extrait du champ McCully.

Musée du Nouveau-Brunswick
Musée du Nouveau-Brunswick
2012
Norton, Nouveau-Brunswick, CANADA
Sussex, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2013, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Résultats d’apprentissage :
  • Explorer un problème local ou régional, ou plusieurs, dans l’optique des incidences (p. ex. l’industrie pétrolière et gazière) sur l’environnement, l’histoire, l’économie et les systèmes sociaux.
  • Avoir un aperçu des ressources énergétiques, renouvelables ou non, du Nouveau-Brunswick.
  • Décrire l’utilisation de l’énergie au Nouveau-Brunswick, son impact environnemental et les facteurs qui pourraient influencer son avenir.

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