Les figures du réel réunissent des démarches attachées à la figuration qui s’inscrivent dans la lignée des grandes traditions picturales. Paysages naturels et urbains, portraits, scènes de genre et natures mortes continuent d’occuper l’espace pictural contemporain, et sont prétextes à une exploration soutenue du monde visible à laquelle l’artiste se livre au moyen de la figuration.
Les figures du réel réunissent des démarches attachées à la figuration qui s’inscrivent dans la lignée des grandes traditions picturales. Paysages naturels et urbains, portraits, scènes de genre et natures mortes continuent d’occuper l’espace pictural contemporain, et sont prétextes à une exploration soutenue du monde visible à laquelle l’artiste se livre au moyen de la figuration.

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tableau de Mike Bayne, 2010, peinture figurative, hyperéaliste

Photo : Mike Bayne, avec l’aimable autorisation de Katharine Mulherin Contemporary Art, Toronto

Mike Bayne
2010
Huile sur panneau de bois
20 x 30,5 cm
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La peinture de Mike Bayne trompe le regard par sa facture hyperréaliste et son format intime qui l’apparente à la miniature. Peignant toujours d’après des photographies qu’il prend lui-même, l’artiste s’intéresse à l’image instantanée du quotidien et à son apparence banale. L’examen minutieux qu’il fait du paysage de la banlieue nord-américaine à travers la représentation de ses édifices, de ses commerces, de ses places et de son mobilier en dépeint l’isolement et la banalité. Dans Liquor, l’absence de présence humaine et l’immobilité de l’environnement ont pour effet de diriger notre attention sur le rendu des détails et l’immense soin qui leur est apporté. La précision des nuances dans le travail de la lumière est frappante, de même que la maîtrise d’exécution visible dans la représentation du sol asphalté, où les traces de pneus, les imperfections et les résidus d’huile sont scrupuleusement reproduits. L’artiste capte une réalité que la photographie ne pourrait révéler. L’investissement de temps qu’exige chacune de ses œuvres crée Pour en lire plus
La peinture de Mike Bayne trompe le regard par sa facture hyperréaliste et son format intime qui l’apparente à la miniature. Peignant toujours d’après des photographies qu’il prend lui-même, l’artiste s’intéresse à l’image instantanée du quotidien et à son apparence banale. L’examen minutieux qu’il fait du paysage de la banlieue nord-américaine à travers la représentation de ses édifices, de ses commerces, de ses places et de son mobilier en dépeint l’isolement et la banalité. Dans Liquor, l’absence de présence humaine et l’immobilité de l’environnement ont pour effet de diriger notre attention sur le rendu des détails et l’immense soin qui leur est apporté. La précision des nuances dans le travail de la lumière est frappante, de même que la maîtrise d’exécution visible dans la représentation du sol asphalté, où les traces de pneus, les imperfections et les résidus d’huile sont scrupuleusement reproduits. L’artiste capte une réalité que la photographie ne pourrait révéler. L’investissement de temps qu’exige chacune de ses œuvres crée ainsi un étrange paradoxe entre la banalité du sujet représenté et la virtuosité technique requise.

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tableau de Jack Bishop, 2011, paysage

Photo : Jack Bishop, avec l’aimable autorisation de la Gallery Page and Strange, Halifax

Jack Bishop
2011
Huile sur toile
127 x 157 cm
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Dans ses œuvres, Jack Bishop se livre à une exploration du territoire et du paysage à travers les thèmes de la consommation de masse et de la banlieue. Ses peintures sont remplies de voitu Pour en lire plus
Dans ses œuvres, Jack Bishop se livre à une exploration du territoire et du paysage à travers les thèmes de la consommation de masse et de la banlieue. Ses peintures sont remplies de voitures et de stations d’essence, de feux de circulation et d’enseignes lumineuses. Ces dernières reproduisent de manière schématisée les caractéristiques reconnaissables des enseignes de grandes chaînes commerciales telles que McDonald’s, Canadian Tire, Wal-Mart, Costco, Wendy’s et Tim Hortons. La tradition du paysage canadien est ainsi revisitée dans sa relation à un espace commercial plutôt que naturel, où l’omniprésence de la vente au détail dicte l’aménagement du territoire et marque son occupation. La surcharge de la composition nous montre une géographie de l’anonymat, une sorte de non-lieu typique de la périphérie des grandes villes nord-américaines. L’artiste travaille à l’aide de photomontages faits d’images qu’il prend lui-même. Winter Business Park combine ainsi plusieurs espaces à la fois et crée une image où la densité formelle est obtenue par la répétition des motifs et la manipulation de la perspective.

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tableau de Pierre Dorion, 2010, minimalisme, monochrome

Photo : Richard-Max Tremblay, avec l’aimable autorisation de la Galerie René Blouin, Montréal, de Diaz Contemporary, Toronto, et de la Jack Shainman Gallery, New York

Pierre Dorion
2010
Huile sur toile
243,8 x 183 cm
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La photographie s’inscrit en amont du travail de Pierre Dorion. Lorsqu’il visite des musées ou des galeries au cours de ses fréquents déplacements, il saisit divers motifs qui captent son attention et qui finiront par être traduits en peinture. Cependant, les tableaux réalisés à partir de ces photographies nous permettent rarement de reconnaître le lieu de la prise de vue, l’objectif n’étant pas de permettre de les localiser. Le défi que se lance l’artiste est plutôt celui de s’approcher au plus près du réel, sans pour autant laisser deviner l’emplacement précis de son sujet, d’où le recours à des intitulés génériques comme Sans titre. La référence à l’artiste américain James Turrell nous laisse deviner que l’image représente un fragment d’une de ses œuvres. Les allusions au minimalisme sont fréquentes dans le choix des sujets de Dorion. Les motifs qu’il privilégie renvoient à l’abstraction géométrique, parfois au monochrome, et se retrouvent souvent dans des lieux d’exposition désertés. Le tableau intitulé Sans titre (James Pour en lire plus
La photographie s’inscrit en amont du travail de Pierre Dorion. Lorsqu’il visite des musées ou des galeries au cours de ses fréquents déplacements, il saisit divers motifs qui captent son attention et qui finiront par être traduits en peinture. Cependant, les tableaux réalisés à partir de ces photographies nous permettent rarement de reconnaître le lieu de la prise de vue, l’objectif n’étant pas de permettre de les localiser. Le défi que se lance l’artiste est plutôt celui de s’approcher au plus près du réel, sans pour autant laisser deviner l’emplacement précis de son sujet, d’où le recours à des intitulés génériques comme Sans titre. La référence à l’artiste américain James Turrell nous laisse deviner que l’image représente un fragment d’une de ses œuvres. Les allusions au minimalisme sont fréquentes dans le choix des sujets de Dorion. Les motifs qu’il privilégie renvoient à l’abstraction géométrique, parfois au monochrome, et se retrouvent souvent dans des lieux d’exposition désertés. Le tableau intitulé Sans titre (James Turrell) rassemble ainsi divers intérêts de l’artiste : sur la surface, la représentation cohabite avec l’abstraction, et la peinture, avec la photographie et l’architecture.

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tableau de Kim Dorland, 2010, portrait, empâtement

Photo : Kim Dorland, avec l’aimable autorisation de la Angell Gallery, Toronto, et de la Mike Weiss Gallery, New York

Kim Dorland
2010
Huile et acrylique sur toile de lin
50,8 x 40,6 cm
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Dans les œuvres de Kim Dorland, on devine un intérêt marqué pour le matériau ainsi qu’un plaisir à appliquer généreusement huile et acrylique sur la toile. Reconnu pour son usage de l’empâtement, l’artiste combine fréquemment plusieurs matériaux sur une même surface afin de mettre en valeur ce qui les distingue. Un de ses objectifs est d’étudier les limites de la matière, soit le seuil de ses possibilités. Kim Dorland privilégie les sujets qu’il connaît, ceux qui lui sont familiers, notamment les espaces de la banlieue où il a grandi, les boisés ceinturant la ville où il a habité ainsi que les personnes de son entourage. Le peintre s’intéresse également aux mythes fondateurs canadiens ainsi qu’aux artistes qui ont laissé leur trace dans l’histoire de l’art. En réalisant ce portrait du peintre Tom Thomson, Kim Dorland rappelle la mémoire de l’un des artistes qui ont façonné l’identité culturelle canadienne. L’artiste utilise de la peinture phosphorescente, de telle sorte que le visage du célèbre peintre s’illumine dans l’obscurité.
Dans les œuvres de Kim Dorland, on devine un intérêt marqué pour le matériau ainsi qu’un plaisir à appliquer généreusement huile et acrylique sur la toile. Reconnu pour son usage de l’empâtement, l’artiste combine fréquemment plusieurs matériaux sur une même surface afin de mettre en valeur ce qui les distingue. Un de ses objectifs est d’étudier les limites de la matière, soit le seuil de ses possibilités. Kim Dorland privilégie les sujets qu’il connaît, ceux qui lui sont familiers, notamment les espaces de la banlieue où il a grandi, les boisés ceinturant la ville où il a habité ainsi que les personnes de son entourage. Le peintre s’intéresse également aux mythes fondateurs canadiens ainsi qu’aux artistes qui ont laissé leur trace dans l’histoire de l’art. En réalisant ce portrait du peintre Tom Thomson, Kim Dorland rappelle la mémoire de l’un des artistes qui ont façonné l’identité culturelle canadienne. L’artiste utilise de la peinture phosphorescente, de telle sorte que le visage du célèbre peintre s’illumine dans l’obscurité.

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Tableau de Dorian FitzFerald, 2010, illusion picturale, acrylique

Photo : Tony Hafkenscheid, avec l’aimable autorisation de la Clint Roenisch Gallery, Toronto

Dorian FitzGerald
2010
Acrylique et calfeutrant sur toile marouflée sur panneaux
274 x 274 cm
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Avec ses peintures de grand format, Dorian FitzGerald s’applique à dépeindre les excès de notre société en prenant son opulence comme sujet. L’œuvre reproduit un segment de la légendaire collection de lunettes de soleil du chanteur britannique Elton John, une image médiatique associée au consumérisme et trouvée dans les tabloïds. L’artiste travaille selon une méthode qu’il a peaufinée au fil des années. Reproduisant le calque de l’image sur le support, il retrace les contours de tous les motifs avec du calfeutrant transparent pour ensuite remplir chacune des cavités ainsi formées avec de la peinture à l’acrylique. Le processus nécessite une extrême minutie et produit une « mosaïque liquide », c’est-à-dire une image qui semble composée uniquement par la couleur. Celle-ci est d’ailleurs directement versée sur le support à l’aide de bouteilles compressibles. La représentation prend donc son sens à une certaine distance et se décompose en un vague motif de camouflage lorsqu’on se rapproche. La technique de composition de l’image crée ainsi un effet hypnotique et a pour résultat de renouveler l’illusion Pour en lire plus
Avec ses peintures de grand format, Dorian FitzGerald s’applique à dépeindre les excès de notre société en prenant son opulence comme sujet. L’œuvre reproduit un segment de la légendaire collection de lunettes de soleil du chanteur britannique Elton John, une image médiatique associée au consumérisme et trouvée dans les tabloïds. L’artiste travaille selon une méthode qu’il a peaufinée au fil des années. Reproduisant le calque de l’image sur le support, il retrace les contours de tous les motifs avec du calfeutrant transparent pour ensuite remplir chacune des cavités ainsi formées avec de la peinture à l’acrylique. Le processus nécessite une extrême minutie et produit une « mosaïque liquide », c’est-à-dire une image qui semble composée uniquement par la couleur. Celle-ci est d’ailleurs directement versée sur le support à l’aide de bouteilles compressibles. La représentation prend donc son sens à une certaine distance et se décompose en un vague motif de camouflage lorsqu’on se rapproche. La technique de composition de l’image crée ainsi un effet hypnotique et a pour résultat de renouveler l’illusion picturale et de retenir le regard dans la contemplation. L’image reportée dans la peinture de cette collection comptant plus de 4000 spécimens en révèle toute l’extravagance en même temps que la frivolité.

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Tableau de Sky Glabush, 2011, abstraction, régionalisme

Photo : Frank Piccolo, avec l’aimable autorisation de MKG127, Toronto

Sky Glabush
2011
Huile sur toile
213 x 274 cm
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Sky Glabush explore comment la peinture « regarde » et saisit ses sujets. S’étant intéressé autant à l’abstraction qu’à l’architecture moderniste et au spirituel dans l’art, l’artiste tente de circonscrire les conventions qui entourent la représentation picturale et qui en déterminent l’imaginaire. Ici, c’est tout l’héritage du régionalisme qu’il revisite et dont il veut dépasser les codes en explorant comment il est possible aujourd’hui de rendre en peinture une réalité familière. La vue qu’il propose dans Sun Weeds est celle des cours arrière de la ville de London, en Ontario. L’arrière-plan de la banlieue nous est ainsi offert dans une luminosité vaporeuse, et un certain flou vient envelopper une nature en dormance, saisie à l’automne. Sky Glabush capte un environnement domestique ordinaire et sans flamboiement, vide de présence humaine, mais qui esquisse toutefois une forme de portrait social.
Sky Glabush explore comment la peinture « regarde » et saisit ses sujets. S’étant intéressé autant à l’abstraction qu’à l’architecture moderniste et au spirituel dans l’art, l’artiste tente de circonscrire les conventions qui entourent la représentation picturale et qui en déterminent l’imaginaire. Ici, c’est tout l’héritage du régionalisme qu’il revisite et dont il veut dépasser les codes en explorant comment il est possible aujourd’hui de rendre en peinture une réalité familière. La vue qu’il propose dans Sun Weeds est celle des cours arrière de la ville de London, en Ontario. L’arrière-plan de la banlieue nous est ainsi offert dans une luminosité vaporeuse, et un certain flou vient envelopper une nature en dormance, saisie à l’automne. Sky Glabush capte un environnement domestique ordinaire et sans flamboiement, vide de présence humaine, mais qui esquisse toutefois une forme de portrait social.

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Tableau de Kym Greeley, 2009, sérigraphie, composition, esquisses préparatoires

Photo : John Haney, avec l’aimable autorisation de la Christina Parker Gallery, St. John’s

Kym Greeley
2009
Acrylique sur toile avec sérigraphie
213,4 x 304,8 cm
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Kym Greeley puise ses sujets dans son environnement immédiat : celui du paysage terre-neuvien qu’elle n’a de cesse d’explorer. Combinant plusieurs techniques dans la construction de ses images, l’artiste réduit la représentation à ses éléments formels. La photographie, les esquisses préparatoires, l’imagerie numérique et la sérigraphie sont autant d’outils qu’elle emploie pour y parvenir. Chacun de ces procédés apporte un élément différent dans la composition et concourt à présenter la géographie de Terre-Neuve dans ses lignes graphiques. Alone Together 2 est un paysage panoramique qui dénote une grande finesse dans l’observation des lignes d’horizon et de la profondeur de l’espace, révélant comment un simple viaduc de l’autoroute transcanadienne peut devenir un prétexte de recherche. Par son traitement formel de même que par son choix de couleurs, l’artiste donne de la personnalité au banal, tout en nous le montrant sous un angle familier.
Kym Greeley puise ses sujets dans son environnement immédiat : celui du paysage terre-neuvien qu’elle n’a de cesse d’explorer. Combinant plusieurs techniques dans la construction de ses images, l’artiste réduit la représentation à ses éléments formels. La photographie, les esquisses préparatoires, l’imagerie numérique et la sérigraphie sont autant d’outils qu’elle emploie pour y parvenir. Chacun de ces procédés apporte un élément différent dans la composition et concourt à présenter la géographie de Terre-Neuve dans ses lignes graphiques. Alone Together 2 est un paysage panoramique qui dénote une grande finesse dans l’observation des lignes d’horizon et de la profondeur de l’espace, révélant comment un simple viaduc de l’autoroute transcanadienne peut devenir un prétexte de recherche. Par son traitement formel de même que par son choix de couleurs, l’artiste donne de la personnalité au banal, tout en nous le montrant sous un angle familier.

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Tableau de Dil Hildebrand, trompe-l'oeil, repentirs, huile, toile

Photo : Dil Hildebrand, avec l’aimable autorisation de Pierre-François Ouellette Art contemporain, Montréal

Dil Hildebrand
2010
Huile sur toile
193 x 152 cm
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La peinture peut être une manière de créer de l’espace, une occasion d’inventer une perception physique inédite ou encore un prétexte pour construire un sens intime du lieu. Pour Dil Hildebrand, ces trois axes s’avèrent fondamentaux, notamment en ce qui concerne la série intitulée Studio. Si le tableau Studio H nous donne l’impression de regarder par une fenêtre à travers un voile de couleurs, c’est que le peintre use du trompe-l’œil, cette technique qui veut amener celui qui regarde à croire qu’il fait partie du monde peint. Cette œuvre présente un espace optique complexe, composé de couches successives de matière, de repentirs, de recadrages et de lignes de couleurs texturées. Entre peinture et photographie, sa surface est divisée en grille de manière à fragmenter l’espace d’un point de vue formel. À la différence des œuvres antérieures de l’artiste, cette fenêtre n’est pas ouverte sur le monde et ne dévoile pas un point de vue paysager. Il s’agit plutôt d’un point de vue introspectif, qui révèle un espace clos. L’œ Pour en lire plus
La peinture peut être une manière de créer de l’espace, une occasion d’inventer une perception physique inédite ou encore un prétexte pour construire un sens intime du lieu. Pour Dil Hildebrand, ces trois axes s’avèrent fondamentaux, notamment en ce qui concerne la série intitulée Studio. Si le tableau Studio H nous donne l’impression de regarder par une fenêtre à travers un voile de couleurs, c’est que le peintre use du trompe-l’œil, cette technique qui veut amener celui qui regarde à croire qu’il fait partie du monde peint. Cette œuvre présente un espace optique complexe, composé de couches successives de matière, de repentirs, de recadrages et de lignes de couleurs texturées. Entre peinture et photographie, sa surface est divisée en grille de manière à fragmenter l’espace d’un point de vue formel. À la différence des œuvres antérieures de l’artiste, cette fenêtre n’est pas ouverte sur le monde et ne dévoile pas un point de vue paysager. Il s’agit plutôt d’un point de vue introspectif, qui révèle un espace clos. L’œuvre offre une vue sur un espace de création, celui où se développe le faire de la peinture.

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Tableau de Wanda Koop, 2011, paysage, appropriation, information, nouvelles

Photo : Bruce Spielman, avec l’aimable autorisation de la Galerie Division, Montréal, et de la Michael Gibson Gallery, London

Wanda Koop
2011
Acrylique sur toile
76,2 x 101,6 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Les motifs et lieux représentés dans les tableaux de Wanda Koop sont prélevés dans le monde réel et les gestes liés au processus de leur collecte, de leur sélection et de leur appropriation sont au cœur de sa démarche. En utilisant des images présentées au téléjournal, les tableaux de la série No News s’inscrivent en aval du même fil conducteur que son projet précédent, Green Zone, basé sur les images militaires de la guerre en Irak. L’œuvre Category 5 répond à une mise en images du monde médiatisée à un rythme effréné. Bien que les nouvelles auxquelles nous avons accès soient innombrables, paradoxalement, la durée de leur apparition se fait de plus en plus brève. Des douzaines de nouvelles chaînes diffusent un flux constant d’images, 24 heures par jour. Koop se sert de la peinture — comme on peut le voir dans ce paysage marin — pour figer le temps, de façon à actualiser l’expérience du spectateur. Le titre, Category 5, fait référence à l’échelle d’intensité des ouragans, Pour en lire plus
Les motifs et lieux représentés dans les tableaux de Wanda Koop sont prélevés dans le monde réel et les gestes liés au processus de leur collecte, de leur sélection et de leur appropriation sont au cœur de sa démarche. En utilisant des images présentées au téléjournal, les tableaux de la série No News s’inscrivent en aval du même fil conducteur que son projet précédent, Green Zone, basé sur les images militaires de la guerre en Irak. L’œuvre Category 5 répond à une mise en images du monde médiatisée à un rythme effréné. Bien que les nouvelles auxquelles nous avons accès soient innombrables, paradoxalement, la durée de leur apparition se fait de plus en plus brève. Des douzaines de nouvelles chaînes diffusent un flux constant d’images, 24 heures par jour. Koop se sert de la peinture — comme on peut le voir dans ce paysage marin — pour figer le temps, de façon à actualiser l’expérience du spectateur. Le titre, Category 5, fait référence à l’échelle d’intensité des ouragans, transformant le paysage apparemment paisible en lieu de catastrophe naturelle imminente. Dans le coin inférieur gauche du tableau, cinq carrés sont peints de couleurs vives. Ces aplats renvoient à la mire de barres qui permet d’étalonner l’affichage d’un téléviseur avec des valeurs standardisées.

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Tableau de Norma Jean Maclean, 2011, composition, paysage

Photo : Norma Jean MacLean, avec l’aimable autorisation de l’artiste

Norma Jean Maclean
2011
Huile sur toile
122 x 122 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Avec ses œuvres, Norma Jean MacLean cherche à créer une réalité fictive qui tirerait directement sa forme de ses observations personnelles. En fait, l’artiste s’intéresse à la capacité qu’a la peinture de nous transporter dans un monde parallèle, et c’est dans cette perspective qu’elle travaille le paysage. L’œuvre intitulée Coleman fait allusion à une communauté rurale de l’Île-du-Prince-Édouard et revisite un lieu associé à l’enfance de l’artiste, l’usine d’asphalte où travaillait son père durant les mois d’été. Ouverte de manière saisonnière, l’usine avait souvent l’air abandonné, et c’est ce caractère que MacLean saisit en montrant son stationnement désert, presque mystérieux. Elle ramène sa composition à quelques éléments visuels (des lignes et des plans) et utilise une palette limitée de tons froids, ce qui a pour effet de créer une impression d’isolement. Ainsi, c’est avec un minimum de moyens qu’elle traite son sujet, mettant à profit le pouvoir du médium pictural d’évoquer un lieu existant.
Avec ses œuvres, Norma Jean MacLean cherche à créer une réalité fictive qui tirerait directement sa forme de ses observations personnelles. En fait, l’artiste s’intéresse à la capacité qu’a la peinture de nous transporter dans un monde parallèle, et c’est dans cette perspective qu’elle travaille le paysage. L’œuvre intitulée Coleman fait allusion à une communauté rurale de l’Île-du-Prince-Édouard et revisite un lieu associé à l’enfance de l’artiste, l’usine d’asphalte où travaillait son père durant les mois d’été. Ouverte de manière saisonnière, l’usine avait souvent l’air abandonné, et c’est ce caractère que MacLean saisit en montrant son stationnement désert, presque mystérieux. Elle ramène sa composition à quelques éléments visuels (des lignes et des plans) et utilise une palette limitée de tons froids, ce qui a pour effet de créer une impression d’isolement. Ainsi, c’est avec un minimum de moyens qu’elle traite son sujet, mettant à profit le pouvoir du médium pictural d’évoquer un lieu existant.

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Tableau de Michale Merrill, hyperréalime, photographie, gouache

Photo : Christine Guest, avec l’aimable autorisation des Galeries Roger Bellemare et Christian Lambert, Montréal

Michael Merrill
2010
Gouache vinylique sur panneau de bois
44,3 x 60,8 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Michael Merrill s’intéresse à la manière dont l’art peut être défini par son contexte. Il observe les divers lieux voués à l’art, qui desservent autant sa diffusion que sa production, et les dépeint comme s’il s’agissait de natures mortes. C’est ainsi que des ateliers d’artistes, des espaces d’entreposage, des galeries, des musées et des collections privées sont tour à tour choisis comme sujet. Le tableau Ducts (Claire and Marc Bourgie Pavilion) appartient à une série de gouaches que l’artiste a réalisée sur le chantier d’un nouveau pavillon du Musée des beaux-arts de Montréal. Produite à partir d’une photographie prise par le peintre, cette œuvre tente d’en retenir le caractère pictural. Des espaces d’entreposage et des échafaudages sont représentés. Telle une charnière entre la peinture et la photographie, cette œuvre cherche à marier le contenu de son iconographie au contexte où elle sera éventuellement présentée.
Michael Merrill s’intéresse à la manière dont l’art peut être défini par son contexte. Il observe les divers lieux voués à l’art, qui desservent autant sa diffusion que sa production, et les dépeint comme s’il s’agissait de natures mortes. C’est ainsi que des ateliers d’artistes, des espaces d’entreposage, des galeries, des musées et des collections privées sont tour à tour choisis comme sujet. Le tableau Ducts (Claire and Marc Bourgie Pavilion) appartient à une série de gouaches que l’artiste a réalisée sur le chantier d’un nouveau pavillon du Musée des beaux-arts de Montréal. Produite à partir d’une photographie prise par le peintre, cette œuvre tente d’en retenir le caractère pictural. Des espaces d’entreposage et des échafaudages sont représentés. Telle une charnière entre la peinture et la photographie, cette œuvre cherche à marier le contenu de son iconographie au contexte où elle sera éventuellement présentée.

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Tableau de Paul P., paysage, pochade

Photo : Daniel Reich Gallery, New York, avec l’aimable autorisation de la Galleria Massimo Minini, Brescia, de Maureen Paley, Londres, et de Marc Selwyn Fine Art, Los Angeles

Paul P.
2010
Huile sur toile
35 x 27 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Paul P., un adepte du genre du paysage, a réalisé de nombreuses œuvres dans le style de la pochade au retour de ses voyages. C’est le cas du tableau Untitled, librement inspiré par la ville de Florence. Réalisée en atelier à partir de photographies et d’esquisses produites sur place, cette œuvre aux dimensions intimistes est à rapprocher de l’esthétique picturale de la fin du XIXe siècle. À l’image de ce lieu photogénique dans lequel la lumière est si importante, le tableau comporte une tension dramatique liée à l’intensité de la couleur et de la lumière. La présence fantomatique du Ponte Vecchio enjambant le fleuve Arno confère à l’image une sensualité, comme si le caractère nostalgique du profil d’un lieu s’effaçant au coucher du soleil devenait un point d’appui au désir. Paul P. maîtrise le sens de la théâtralité. Il parvient à capter des impressions fugitives ainsi que la mobilité des phénomènes lumineux. Non seulement dépeint-il ici la nature changeante, mais il parvient à en saisir le caractère spectaculaire.
Paul P., un adepte du genre du paysage, a réalisé de nombreuses œuvres dans le style de la pochade au retour de ses voyages. C’est le cas du tableau Untitled, librement inspiré par la ville de Florence. Réalisée en atelier à partir de photographies et d’esquisses produites sur place, cette œuvre aux dimensions intimistes est à rapprocher de l’esthétique picturale de la fin du XIXe siècle. À l’image de ce lieu photogénique dans lequel la lumière est si importante, le tableau comporte une tension dramatique liée à l’intensité de la couleur et de la lumière. La présence fantomatique du Ponte Vecchio enjambant le fleuve Arno confère à l’image une sensualité, comme si le caractère nostalgique du profil d’un lieu s’effaçant au coucher du soleil devenait un point d’appui au désir. Paul P. maîtrise le sens de la théâtralité. Il parvient à capter des impressions fugitives ainsi que la mobilité des phénomènes lumineux. Non seulement dépeint-il ici la nature changeante, mais il parvient à en saisir le caractère spectaculaire.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Tableau de Brad Phillips, autobiographie, huile sur toile

Photo : Byron Dauncey, avec l’aimable autorisation de Monte Clark Gallery, Vancouver et Toronto

Brad Phillips
2011
Huile sur toile
122 x 91 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


La peinture de Brad Phillips est souvent autobiographique. L’artiste puise dans sa propre expérience pour choisir le sujet de ses œuvres et créer des images dont le caractère personnel nous laisse entrer dans son univers intérieur, comme s’il s’agissait d’une mise à nu. C’est le cas de l’œuvre Portrait of the Artist as a Young Man, dans laquelle il a peint une de ses prescriptions de médicaments en guise d’autoportrait. Le choix du motif donne à l’œuvre le ton d’une confession, alors que le grand format donné au billet médical et son rendu réaliste sont plutôt de l’ordre de l’exhibition. En fait, Brad Phillips transforme une information personnelle en motif de représentation et joue d’une certaine façon sur les stéréotypes associés à la figure de l’artiste, le montrant comme un être tourmenté, écorché et, dans ce cas-ci, atteint d’un problème de santé mentale, en même temps qu’il révèle la part de vérité derrière ce cliché en se dévoilant lui-même dans ses travers et sa vulnérabilité.
La peinture de Brad Phillips est souvent autobiographique. L’artiste puise dans sa propre expérience pour choisir le sujet de ses œuvres et créer des images dont le caractère personnel nous laisse entrer dans son univers intérieur, comme s’il s’agissait d’une mise à nu. C’est le cas de l’œuvre Portrait of the Artist as a Young Man, dans laquelle il a peint une de ses prescriptions de médicaments en guise d’autoportrait. Le choix du motif donne à l’œuvre le ton d’une confession, alors que le grand format donné au billet médical et son rendu réaliste sont plutôt de l’ordre de l’exhibition. En fait, Brad Phillips transforme une information personnelle en motif de représentation et joue d’une certaine façon sur les stéréotypes associés à la figure de l’artiste, le montrant comme un être tourmenté, écorché et, dans ce cas-ci, atteint d’un problème de santé mentale, en même temps qu’il révèle la part de vérité derrière ce cliché en se dévoilant lui-même dans ses travers et sa vulnérabilité.

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Tableau de Ehryn Torrell, 2011, acrylic on canvas, composition, contrastes, architecture

Photo : Steve Farmer, avec l’aimable autorisation de l’artiste

Ehryn Torrell
2011
Acrylique sur toile
91,4 x 121,9 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Ehryn Torrell a trouvé sa source d’inspiration pour le tableau Aspects of Voyeurism, alors qu’elle se promenait dans la vieille ville de Shanghai en 2008, dans un secteur qui, à l’époque, était en cours de réaménagement urbain. L’artiste fut fascinée par un bâtiment délabré qui résistait bravement à la démolition et dont la structure semblait totalement improvisée. C’était un vestige d’un patrimoine voué à disparaître dans le cadre des transformations que subissait alors cette mégapole parmi les plus populeuses du monde. Inspirée par la lumière des néons et des tubes fluorescents des marchés de nuit situés à proximité, l’artiste a photographié le bâtiment en vue de le reproduire en peinture. Le caractère pictural de sa façade relève d’une architecture du collage. Ainsi, l’ensemble offre un bel exemple de composition aléatoire, de contrastes forts, de lignes et de couleurs arbitraires. Mais, au-delà de son apparence à la fois fragile et marginale, cet immeuble témoigne pour Ehryn Torrell de la vulnérabilité et de la précarité de la condition humaine.
Ehryn Torrell a trouvé sa source d’inspiration pour le tableau Aspects of Voyeurism, alors qu’elle se promenait dans la vieille ville de Shanghai en 2008, dans un secteur qui, à l’époque, était en cours de réaménagement urbain. L’artiste fut fascinée par un bâtiment délabré qui résistait bravement à la démolition et dont la structure semblait totalement improvisée. C’était un vestige d’un patrimoine voué à disparaître dans le cadre des transformations que subissait alors cette mégapole parmi les plus populeuses du monde. Inspirée par la lumière des néons et des tubes fluorescents des marchés de nuit situés à proximité, l’artiste a photographié le bâtiment en vue de le reproduire en peinture. Le caractère pictural de sa façade relève d’une architecture du collage. Ainsi, l’ensemble offre un bel exemple de composition aléatoire, de contrastes forts, de lignes et de couleurs arbitraires. Mais, au-delà de son apparence à la fois fragile et marginale, cet immeuble témoigne pour Ehryn Torrell de la vulnérabilité et de la précarité de la condition humaine.

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Tableau de Janet Werner, portrait, femme, huile

Photo : Guy L’Heureux, avec l’aimable autorisation de la Parisian Laundry, Montréal et de Birch Libralato, Toronto

Janet Werner
2010
Huile sur toile
221 x 167 cm
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Accumulant les magazines et les livres illustrés depuis plusieurs années, Janet Werner s’est constitué une importante réserve d’images dans laquelle elle puise pour construire ses personnages. Car l’artiste aime particulièrement saisir et façonner la figure humaine dans ce qu’elle a d’individuel, l’art du portrait résidant justement dans l’interprétation qui est faite d’un caractère. Tout se passe dans la façon de présenter les choses : la physionomie, l’expression faciale, le regard, la posture, les proportions, l’habillement sont autant de choix et d’éléments révélateurs d’une personnalité. Dans les peintures de Janet Werner, ce sont les femmes qui reviennent de manière récurrente. L’artiste les observe et les regarde dans toute leur subjectivité, prêtant une attention particulière aux normes de beauté qu’elles incarnent. L’œuvre Genie nous place devant une figure déformée dont le corps disproportionné se moque d’un certain idéal féminin. La tête est trop petite et les yeux, trop rapprochés, le dos dénudé du modèle apparaissant du coup trop long par rapport au reste du corps. La factu Pour en lire plus
Accumulant les magazines et les livres illustrés depuis plusieurs années, Janet Werner s’est constitué une importante réserve d’images dans laquelle elle puise pour construire ses personnages. Car l’artiste aime particulièrement saisir et façonner la figure humaine dans ce qu’elle a d’individuel, l’art du portrait résidant justement dans l’interprétation qui est faite d’un caractère. Tout se passe dans la façon de présenter les choses : la physionomie, l’expression faciale, le regard, la posture, les proportions, l’habillement sont autant de choix et d’éléments révélateurs d’une personnalité. Dans les peintures de Janet Werner, ce sont les femmes qui reviennent de manière récurrente. L’artiste les observe et les regarde dans toute leur subjectivité, prêtant une attention particulière aux normes de beauté qu’elles incarnent. L’œuvre Genie nous place devant une figure déformée dont le corps disproportionné se moque d’un certain idéal féminin. La tête est trop petite et les yeux, trop rapprochés, le dos dénudé du modèle apparaissant du coup trop long par rapport au reste du corps. La facture crue et directe de l’artiste met l’accent sur l’exagération des traits physiques du personnage et crée une morphologie difforme qui vise à remettre en questions les normes esthétiques véhiculées par les magazines de mode.

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Objectifs d'apprentissage

Apprécier les œuvres d’art
Apprendre et utiliser le vocabulaire approprié à l’art contemporain

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