Voici quelques repères historiques utiles pour connaître l’histoire et l’évolution de la peinture au Canada. Période 1900-1930.

1900
Création du Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto, originalement nommé le Art Museum of Toronto.

1907
Création du Canadian Art Club (1907-1915) à Toronto, une société privée dont l’objectif est d’organiser des expositions et de permettre aux artistes canadiens expatriés de montrer leur travail (W. E. Atkinson, Archibald Browne, Franklin Brownell, Edmund Morris, Homer Watson, Curtis Williamson). .

1908
Création du Nova Scotia Museum of Fine Arts à Halifax, aujourd’hui nommée l’Art Gallery of Nova Scotia à Halifax.

1912
Création de la Winnipeg Art Gallery à Winnipeg, nommé au départ le Winnipeg Museum of Fine Arts.

1914
Ouverture du Studio Building, à Toronto, lequel deviendra le quartier général du Groupe des Sept.

Pour en lire plus
Voici quelques repères historiques utiles pour connaître l’histoire et l’évolution de la peinture au Canada. Période 1900-1930.

1900
Création du Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto, originalement nommé le Art Museum of Toronto.

1907
Création du Canadian Art Club (1907-1915) à Toronto, une société privée dont l’objectif est d’organiser des expositions et de permettre aux artistes canadiens expatriés de montrer leur travail (W. E. Atkinson, Archibald Browne, Franklin Brownell, Edmund Morris, Homer Watson, Curtis Williamson). .

1908
Création du Nova Scotia Museum of Fine Arts à Halifax, aujourd’hui nommée l’Art Gallery of Nova Scotia à Halifax.

1912
Création de la Winnipeg Art Gallery à Winnipeg, nommé au départ le Winnipeg Museum of Fine Arts.

1914
Ouverture du Studio Building, à Toronto, lequel deviendra le quartier général du Groupe des Sept.

1920
Formation du Beaver Hall Group (1920-1924), à Montréal, une association de peintres canadiens anglophones dont font partie plusieurs femmes (Prudence Heward, Lilias Torrance Newton, Sarah Robertson…). Le groupe aura de nombreux contacts avec le Groupe des Sept.

Formation officielle du Groupe des Sept (Franklin Carmichael, Lawren Harris, A. Y. Jackson, Frank Johnston, Arthur Lismer, J. E. H. Macdonald et F. H. Varley) et tenue de leur première exposition au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à Toronto.

1924
Création de l’Edmonton Art Gallery, aujourd’hui nommée l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton.

1926
Publication de la monographie A Canadian Art Movement: The Story of the Group of Seven. Il s’agit de la première étude réalisée au Canada sur des artistes vivants.

1927
Présentation de l’Exhibition of Canadian West Coast Art – Native and Modern, organisée par l’anthropologue Marius Barbeau et le conservateur Eric Brown, à la Galerie nationale du Canada (aujourd’hui le Musée des beaux-arts du Canada), à Ottawa.

1928
Bertram Brooker, premier artiste au Canada à produire une peinture relevant de l’abstraction, réalise l’œuvre Sounds Assembling.

1930
Lawren Harris et A. Y. Jackson se rendent dans l’Arctique canadien pour peindre le paysage.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Voici quelques repères historiques utiles pour connaître l’histoire et l’évolution de la peinture au Canada. Période 1931-1960.

1931
Dernière exposition officielle du Groupe des Sept au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à Toronto. Le style développé par le Groupe va se répandre chez les artistes canadiens jusqu’à la fin des années 1950.

Création de la Vancouver Art Gallery à Vancouver.

1933
Formation du Canadian Group of Painters, qui succède au Groupe des Sept et réunit 28 artistes venant d’un peu partout au Canada.

Ouverture du Musée de la province de Québec (aujourd’hui le Musée national des beaux-arts du Québec) à Québec.

1938
Création du Groupe de l’Est à Montréal, une association qui réunit notamment les artistes Goodridge Roberts, John Lyman et Jori Smith.

Exposition A Century of Canadian Art, organisée par le Musée des beaux-arts du Canada et présentée à la Tate Gallery, à Londres. Pour en lire plus
Voici quelques repères historiques utiles pour connaître l’histoire et l’évolution de la peinture au Canada. Période 1931-1960.

1931
Dernière exposition officielle du Groupe des Sept au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à Toronto. Le style développé par le Groupe va se répandre chez les artistes canadiens jusqu’à la fin des années 1950.

Création de la Vancouver Art Gallery à Vancouver.

1933
Formation du Canadian Group of Painters, qui succède au Groupe des Sept et réunit 28 artistes venant d’un peu partout au Canada.

Ouverture du Musée de la province de Québec (aujourd’hui le Musée national des beaux-arts du Québec) à Québec.

1938
Création du Groupe de l’Est à Montréal, une association qui réunit notamment les artistes Goodridge Roberts, John Lyman et Jori Smith.

Exposition A Century of Canadian Art, organisée par le Musée des beaux-arts du Canada et présentée à la Tate Gallery, à Londres.

1939
Création de la Société d’art contemporain / Contemporary Arts Society à Montréal (John Lyman, Paul-Émile Borduas, Louis Muhlstock, Goodridge Roberts, Prudence Heward, Alfred Pellan, Marcel Barbeau, Fernand Leduc, Jean-Paul Riopelle…).

1941
Organisation par André Biéler, avec l’aide d’Harry McCurry, le directeur du Musée des beaux-arts du Canada, d’une conférence à Kingston visant à réunir la communauté artistique canadienne et à briser l’isolement des artistes. La réunion mène à la création de la Fédération des artistes canadiens, dont le mandat est de définir le rôle des artistes dans la société.

1942
Naissance du mouvement automatiste lors d’une exposition de Paul-Émile Borduas au théâtre de l’Ermitage à Montréal (Marcel Barbeau, Jean-Paul Riopelle, Roger Fauteux, Marcelle Ferron, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Françoise Sullivan, Claude Gauvreau, Thérèse Renaud, Françoise Riopelle, Jeanne Renaud, Madeleine Arbour, Muriel Guilbault, Maurice Perron et Bruno Cormier).

1945
Organisation conjointe et présentation de l’exposition Le développement de la peinture au Canada, 1665-1945 / The Development of Painting in Canada, 1665-1945par le Musée des beaux-arts de l’Ontario, le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée national des beaux-arts du Québec.

1946
Première exposition collective des Automatistes à Montréal.

1947
Présentation de l’exposition Canadian Women Artists au Riverside Museum, à New York. Celle-ci est organisée par le Conseil national des femmes du Canada en collaboration avec le Canadian Art Council et le National Council of Women of the United States of America.

1948
Publication du manifeste des Automatistes, Refus Global.

Publication de Prisme d’yeux par Alfred Pellan en réaction au regroupement des Automatistes et formation d’un regroupement d’artistes du même nom (Louis Archambault, Léon Bellefleur, Jean Benoit, Jacques de Tonnancour, Albert Dumouchel, Gabriel Filion, Pierre Garneau, Arthur Gladu, Lucien Morin, Mimi Parent, Jeanne Rhéaume, Goodridge Roberts, Roland Truchon, Gordon Webber).

L’Art Association of Montreal (créée en 1860) adopte le nom de The Montreal Museum of Fine Arts, appellation qui deviendra officiellement bilingue en 1960.

1952
Pour sa première participation à la Biennale de Venise, le Canada est représenté par quatre peintres : Emily Carr, David Milne, Goodridge Roberts et Alfred Pellan.

1953
Tenue de l’exposition Abstracts at Home au magasin Simpsons de Toronto, qui conduit à la formation du Groupe des Onze (Jack Bush, Oscar Cahén, Hortense Gordon, Thomas Hodgson, Alexandra Luke, J. W. G Macdonald, Ray Mead, Kazuo Nakamura, William Ronald, Harold Town et Walter Yarwood).

1955

Publication du manifeste des Plasticiens à l’occasion d’une exposition qui regroupe quatre de ses membres : Louis Belzile, Fernand Toupin, Jean-Paul Jérôme et Jauran (Rodolphe de Repentigny).

Première édition de la Biennale de peinture canadienne organisée par le Musée des beaux-arts du Canada et destinée à circuler dans l’ensemble du pays. L’événement, qui aura lieu jusqu’en 1968, a pour mandat d’illustrer l’évolution de la peinture contemporaine faite au Canada.

1956
Fondation de l’Association des artistes non figuratifs de Montréal, qui compte parmi ses membres des Plasticiens et des Automatistes. Fernand Leduc en est le président fondateur.

Exposition Canadian Abstract Painting présentée au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, avant de circuler dans de nombreuses institutions aux États-Unis.

1957
Mise sur pied du Conseil des Arts du Canada par le Parlement.

1959
L’artiste américain Barnett Newman est invité à offrir un atelier à Emma Lake, dans le nord de la Saskatchewan. Il s’agit d’un atelier d’été pour artistes professionnels administré par l’école d’art de l’Université de Regina et animé par différentes figures du milieu artistique (Jack Shadbolt, Clement Greenberg, Anthony Caro).

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Voici quelques repères historiques utiles pour connaître l’histoire et l’évolution de la peinture au Canada. Période 1961 à nos jours.

1961
Organisation par le Musée des beaux-arts du Canada de l’exposition itinérante Five Painters from Regina qui présente le travail des artistes Ronald Bloore, Ted Godwin, Kenneth Lochhead, Arthur McKay et Douglas Morton. Le nom Regina Five suivra par la suite ce regroupement d’artistes provenant des Prairies et de l’Ontario et installés à Regina.

1962
Présentation de l’exposition La Peinture canadienne moderne : 25 ans de peinture au Canada français lors du Festival des deux mondes à Spolète en Italie.

1964
Présentation de l’exposition Canadian Painting: 1939-1963, organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, à la Tate Gallery, à Londres. Y sont présentés Goodridge Roberts, Jean-Paul Lemieux, Paul-Émile Borduas, A Pour en lire plus
Voici quelques repères historiques utiles pour connaître l’histoire et l’évolution de la peinture au Canada. Période 1961 à nos jours.

1961
Organisation par le Musée des beaux-arts du Canada de l’exposition itinérante Five Painters from Regina qui présente le travail des artistes Ronald Bloore, Ted Godwin, Kenneth Lochhead, Arthur McKay et Douglas Morton. Le nom Regina Five suivra par la suite ce regroupement d’artistes provenant des Prairies et de l’Ontario et installés à Regina.

1962
Présentation de l’exposition La Peinture canadienne moderne : 25 ans de peinture au Canada français lors du Festival des deux mondes à Spolète en Italie.

1964
Présentation de l’exposition Canadian Painting: 1939-1963, organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, à la Tate Gallery, à Londres. Y sont présentés Goodridge Roberts, Jean-Paul Lemieux, Paul-Émile Borduas, Alfred Pellan, Jack Shadbolt, Alex Colville, Jean-Paul Riopelle, Jean McEwen, Harold Town, Ronald Bloore et Graham Coughtry.

Création de la Mendel Art Gallery à Saskatoon.

Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal, à Montréal, par le gouvernement du Québec à la suite d’une initiative d’un groupe d’artistes et de collectionneurs.

1965

Guido Molinari et Claude Tousignant sont les deux artistes canadiens à faire partie d’une exposition sur l’op art, The Responsive Eye, organisée par le Museum of Modern Art, à New York.

1966
Publication de Painting in Canada: A History, de John Russell.

Présentation de l’exposition Artistes de la côte atlantique du Canada / Artists of Atlantic Canada au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, organisée par la Beaverbrook Art Gallery de Fredericton au Nouveau-Brunswick.

1967
Présentation de l’exposition La peinture au Canada / Painting in Canada dans le Pavillon canadien de l’Expo 67 à Montréal, organisée par le Musée des beaux-arts du Canada.

1968
Fondation de la Canadian Artists’ Representation / Front des artistes canadiens (CAR/FAC), à London en Ontario, par les artistes Jack Chambers, Tony Urquhart, Kim Ondaatje, Greg Curnoe et Ron Martin, afin de militer pour le paiement de droits d’auteur et d’exposition aux artistes.

1969
Fermeture de l’École des beaux-arts de Montréal. Celle-ci est intégrée à l’Université du Québec à Montréal.

1972
Création de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, qui a pour mandat de collectionner le travail des artistes canadiens et de louer les œuvres aux organismes fédéraux et édifices publics. Sa collection compte aujourd’hui plus de 17 000 œuvres et est maintenant disponible également pour le secteur privé.

1973
Publication de l’ouvrage A Concise History of Canadian Painting, de Denis Reid (réédité en 1988 et en 2012).

1975
Organisation et circulation par le Musée d’art contemporain de Montréal de l’exposition The Canadian Canvas: A Travelling Exhibition of 85 Recent Paintings / Peintres canadiens actuels : exposition itinérante de 85 œuvres récentes. Les œuvres des diverses provinces ont été sélectionnées par les conservateurs des musées de la côte Ouest, des Prairies, de l’Ontario, du Québec et de l’Atlantique.

1976
Présentation de London Painting Now à la London Regional Art Gallery, à London, en Ontario.

1979
Présentation de New Abstract Art à l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton.

Présentation de l’exposition Apercus divers : Le paysage canadien / Changing Visions: The Canadian Landscape à l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton, et au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à Toronto.

1980
Présentation par le Glenbow Museum, à Calgary, de l’exposition Aspects of Canadian Painting in the Seventies.

1981
Présentation de l’exposition 20th Century Canadian Painting / Peinture canadienne du XXe siècle, organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, en tournée au Japon (National Museum of Modern Art, Tokyo ; Museum of Modern Art Hokkaido, Sapporo ; The Oita Prefectural Art Centre, Oita).

1983
Présentation de l’exposition O Kanada à l’Akademie der Kunste, à Berlin, dans laquelle figurent plusieurs peintres canadiens (Betty Goodwin, Jack Chambers, Goodridge Roberts, Paul-Émile Borduas, Jack Bush, Shirley Wiitasalo.)

1984
Présentation de Toronto Painting au Musée des beaux-arts de l’Ontario, une exposition qui circulera ensuite au Rodman Hall Arts Centre, St. Catharines (Ontario) ; à l’Art Gallery of Windsor, Windsor (Ontario) ; à l’Edmonton l’Art Gallery of Alberta, Edmonton (Alberta) ; à la Winnipeg Art Gallery, Winnipeg (Manitoba) ; à The Gallery, Stratford (Ontario).

1985
Tenue de l’exposition Présence de la peinture canadienne au Centre culturel canadien, à Paris.

1987
Présentation de l’exposition Contemporary Painting in Alberta au Glenbow Museum, à Calgary.

1988
Présentation d’À propos d’une peinture des années soixante / Montreal Painting of the 1960s au Musée d’art contemporain de Montréal, une exposition qui circulera par la suite sur la scène canadienne et s’arrêtera également à l’Americas Society Art Gallery, à New York.

1992
Tenue de l’exposition La crise de l’abstraction, les années 1950 / The Crisis of Abstraction in Canada: The 1950’s au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.

Présentation de L’arrivée de la modernité : la peinture abstraite et le design des années 50 au Canada / Achieving the Modern: Canadian Abstract Painting and Design in the 1950s à la Winnipeg Art Gallery.

1998
Présentation de Borduas et l’épopée automatiste au Musée d’art contemporain de Montréal, à l’occasion du cinquantième anniversaire du Refus Global.

Présentation de l’événement Peinture peinture, organisé par l’Association des galeries d’art contemporain, dans divers établissements au Québec ainsi qu’à Ottawa.

2000
Multiplication du nombre d’expositions monographiques consacrées à des peintres canadiens partout au pays au cours de la décennie (2000-2010).

2003
Présentation de Peinture en liberté : perspective sur les années 1990, au Musée d’art contemporain de Montréal.

2012
Présentation de l’exposition LIGHTS OUT! Canadian Painting from the 1960s à la Vancouver Art Gallery.

2013
Présentation de l’exposition Les Plasticiens et les années 1950-1960 / The Plasticiens and Beyond: Montreal 1955-1970 au Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec.

Ouverture de l’exposition Le Projet Peinture à la Galerie de l’UQAM.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

La ville de London, en Ontario, devient un lieu d’effervescence artistique dès les années 1960. Des artistes tels que Jack Chambers et Greg Curnoe en particulier ont contribué à son essor et ont privilégié une approche régionaliste où l’importance a été accordée à une représentation exacte de la réalité et à l’exploration de l’environnement familier.
La ville de London, en Ontario, devient un lieu d’effervescence artistique dès les années 1960. Des artistes tels que Jack Chambers et Greg Curnoe en particulier ont contribué à son essor et ont privilégié une approche régionaliste où l’importance a été accordée à une représentation exacte de la réalité et à l’exploration de l’environnement familier.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Jack Chambers, Lombardo Avenue, 1972-1976, huile sur toile, 91,8 x 91,8 cm.

Collection de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada

Jack Chambers
1972 - 1976
Huile sur toile
91,8 x 91,8 cm
Canada Council Art Bank Collection
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Sky Glabush, 2011, abstraction, régionalisme, Jack Chambers

Photo : Frank Piccolo, avec l’aimable autorisation de MKG127, Toronto

Sky Glabush
2011
Huile sur toile
213 x 274 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Quelques-uns des traits de la peinture de Louis-Philippe Côté entretiennent une proximité avec le travail de l’artiste Alex Colville (né en 1920). Peintre de guerre au sein de l’armée canadienne au début des années 1940, Colville montre un intérêt pour la représentation de l’expérience contemporaine, qu’il exprime dans des œuvres rigoureusement construites. Parfois dérangeantes, ses compositions juxtaposent des personnages et des lieux sur un mode onirique et cherchent à créer une tension avec des éléments hors champ, de manière à révéler le caractère construit de l’espace pictural.
Quelques-uns des traits de la peinture de Louis-Philippe Côté entretiennent une proximité avec le travail de l’artiste Alex Colville (né en 1920). Peintre de guerre au sein de l’armée canadienne au début des années 1940, Colville montre un intérêt pour la représentation de l’expérience contemporaine, qu’il exprime dans des œuvres rigoureusement construites. Parfois dérangeantes, ses compositions juxtaposent des personnages et des lieux sur un mode onirique et cherchent à créer une tension avec des éléments hors champ, de manière à révéler le caractère construit de l’espace pictural.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Alex Colville, In the Woods, 1976, émulsion au polymère acrylique, 34,2 x 59,3 cm

© A.C.Fine Art Inc

Alex Colville
1976
Émulsion au polymère acrylique
34,2 x 59,3 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Tableau de Louis-Philippe Côté, huile sur toile, 2010-2011, appropriation, Alex Colville

Photo : Louis-Philippe Côté, avec l’aimable autorisation de la Galerie Simon Blais, Montréal

Louis-Philippe Côté
2010 - 2011
Huile sur toile de lin
265 x 330 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Le travail de Janet Werner peut certainement être rapproché de celui de Prudence Heward (1896-1947), une artiste qui a été particulièrement active à Montréal dans la période de l’entre-deux-guerres. Elle a peint de nombreux portraits féminins à une époque où le genre du paysage était dominant. Tout comme dans l’œuvre de Werner, ses peintures dépeignent des femmes complexes sur le plan psychologique et troublantes par leur pose, remettant en question les conventions dans la représentation de la figure féminine.
Le travail de Janet Werner peut certainement être rapproché de celui de Prudence Heward (1896-1947), une artiste qui a été particulièrement active à Montréal dans la période de l’entre-deux-guerres. Elle a peint de nombreux portraits féminins à une époque où le genre du paysage était dominant. Tout comme dans l’œuvre de Werner, ses peintures dépeignent des femmes complexes sur le plan psychologique et troublantes par leur pose, remettant en question les conventions dans la représentation de la figure féminine.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Prudence Heward, Rollande, 1929, huile sur toile

Photo © MBAC

Prudence Heward
1929
Huile sur toile
139,9 x 101,7 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Janet

Photo: Guy L’Heureux, avec l'aimable autorisation de Parisian Laundry, Montreal et Birch Libralato, Toronto

Janet Werner
2010
Huile sur toile
221 x 167 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


On retrouve un même souci du détail chez le peintre Pierre Durette et chez Cornelius Krieghoff, un artiste originaire de Hollande qui s’installe au Canada dans les années 1840. Celui-ci joue sur les écarts d’échelle en intégrant dans ses paysages de très petits personnages qui ont pour effet d’agrandir la scène représentée.
On retrouve un même souci du détail chez le peintre Pierre Durette et chez Cornelius Krieghoff, un artiste originaire de Hollande qui s’installe au Canada dans les années 1840. Celui-ci joue sur les écarts d’échelle en intégrant dans ses paysages de très petits personnages qui ont pour effet d’agrandir la scène représentée.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Cornelius Krieghoff, Montmorency Falls, 1853, huile sur toile

Photo MMFA, Christine Guest

Cornelius Krieghoff
1853
Huile sur toile
46,4 x 64,3 cm
Musée des beaux-arts de Montréal
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Pierre Durrette, citation, composition, 2010

Photo : David Choquette, avec l’aimable autorisation de Lacerte art contemporain, Montréal

Pierre Durette
2010
Acrylique et crayon de couleur sur papier
91 x 121 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Les œuvres de Norma Jean MacLean peuvent nous rappeler certains paysages de Jean-Paul Lemieux (1904-1990), car on y retrouve un dépouillement similaire et une même utilisation de tons froids. Les éléments du paysage sont ramenés à des formes géométriques simples et leur épuration traduit un sentiment d’isolement.
Les œuvres de Norma Jean MacLean peuvent nous rappeler certains paysages de Jean-Paul Lemieux (1904-1990), car on y retrouve un dépouillement similaire et une même utilisation de tons froids. Les éléments du paysage sont ramenés à des formes géométriques simples et leur épuration traduit un sentiment d’isolement.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Jean-Paul Lemieux, Le soleil dans capricorne, 1965, huile sur toile

Photo : Paul Smith

Jean-Paul Lemieux
1965
Huile sur toile
103,7 x 141 cm
Collection Galerie Leonard-et-Bina-Ellen
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Norma Jean Maclean, 2011, composition, paysage

Photo : Norma Jean MacLean, avec l’aimable autorisation de l’artiste

Norma Jean Maclean
2011
Huile sur toile
122 x 122 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Le paysage a été un sujet largement traité par James Wilson Morrice (1865-1924), un artiste canadien qui a vécu la majeure partie de sa vie en Europe. À partir des années 1900, il a réalisé de nombreuses scènes maritimes. Ses bords de mer ont une facture postimpressionniste qui témoigne de ses recherches sur la couleur et sur l’espace.
Le paysage a été un sujet largement traité par James Wilson Morrice (1865-1924), un artiste canadien qui a vécu la majeure partie de sa vie en Europe. À partir des années 1900, il a réalisé de nombreuses scènes maritimes. Ses bords de mer ont une facture postimpressionniste qui témoigne de ses recherches sur la couleur et sur l’espace.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

James Wilson Morrice, The Ferry, Quebec, 1907, huile sur toile

Photo © MBAC

James Wilson Morrice
1907
Huile sur toile
62 x 81,7 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Daniel Hutchinson, 2012, nature, monochrome, formalisme

Photo : Daniel Hutchinson, avec l’aimable autorisation de la Angell Gallery, Toronto

Daniel Hutchinson
2012
Huile sur panneau de bois
76 x 102 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Tom Thomson (1877-1917) est rapidement devenu une figure emblématique de l’art canadien, notamment en raison des qualités expressives et esthétiques de ses œuvres ainsi que du rôle important qu’il a joué dans la création du Groupe des Sept. Ce cercle d’artistes, animé par la volonté de créer un style caractéristique de la peinture canadienne, est à l’origine de plusieurs œuvres aux couleurs expressives, empreintes d’un regard contemplatif sur les paysages nordiques et considérées comme l’expression d’une identité canadienne.
Tom Thomson (1877-1917) est rapidement devenu une figure emblématique de l’art canadien, notamment en raison des qualités expressives et esthétiques de ses œuvres ainsi que du rôle important qu’il a joué dans la création du Groupe des Sept. Ce cercle d’artistes, animé par la volonté de créer un style caractéristique de la peinture canadienne, est à l’origine de plusieurs œuvres aux couleurs expressives, empreintes d’un regard contemplatif sur les paysages nordiques et considérées comme l’expression d’une identité canadienne.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Tom Thomson, ln the Northland, 1915, huile sur toile, Groupe des sept

Photo MBAM, Denis Farley

Tom Thomson
1915
Huile sur toile
101,7 x 114,5 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Kim Dorland, 2010, portrait, empâtement

Photo : Kim Dorland, avec l’aimable autorisation de la Angell Gallery, Toronto, et de la Mike Weiss Gallery, New York

Kim Dorland

Huile et acrylique sur toile de lin
50,8 x 40,6 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Lorsqu’en 1982 Claude Tousignant a réalisé Construction 419, qui consistait en la juxtaposition dans le même espace d’un long pan sculptural et d’un triangle peint directement sur le mur, il ne pouvait anticiper qu’une nouvelle génération de praticiens, dont Stéphane La Rue, s’intéresserait elle aussi aux relations entre la forme et le plan, entre le peint et le sculpté.
Lorsqu’en 1982 Claude Tousignant a réalisé Construction 419, qui consistait en la juxtaposition dans le même espace d’un long pan sculptural et d’un triangle peint directement sur le mur, il ne pouvait anticiper qu’une nouvelle génération de praticiens, dont Stéphane La Rue, s’intéresserait elle aussi aux relations entre la forme et le plan, entre le peint et le sculpté.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Claude Tousignant, Construction 419, 1982

Vue de l’exposition Claude Tousignant : sculptures, du 15 janvier au 21 février 1982 au Musée des beaux-arts de Montréal Photo MBAM

Claude Tousignant

Vue de l’exposition
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Stéphane La Rue, Out of Shape No. 2, 2010, poudre de graphite sur bois

Photo : Guy L’Heureux, avec l’aimable autorisation des Galeries Roger Bellemare et Christian Lambert, Montréal, et de TrépanierBaer Gallery, Calgary

Stéphane La Rue
2010
Poudre de graphite sur bois
119,6 x 93,6 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


L’intérêt de Maclean pour les matériaux pauvres et la matière est également présent dans le travail de l’artiste Betty Goodwin (1926-2008). Celle-ci a fait grand usage des objets trouvés qu’elle a reproduit dans ses gravures, de même qu’elle a repris dans sa série des Bâches où elle a directement travaillé avec des bâches usées et rapiécées comme surfaces picturales, ajoutant sur celles-ci ses propres marques au gesso, à la craie et à l’huile.
L’intérêt de Maclean pour les matériaux pauvres et la matière est également présent dans le travail de l’artiste Betty Goodwin (1926-2008). Celle-ci a fait grand usage des objets trouvés qu’elle a reproduit dans ses gravures, de même qu’elle a repris dans sa série des Bâches où elle a directement travaillé avec des bâches usées et rapiécées comme surfaces picturales, ajoutant sur celles-ci ses propres marques au gesso, à la craie et à l’huile.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Oeuvre de Betty Goodwin, 1974

Photo : MNBAQ, Idra Labrie

Betty Goodwin

Gesso sur bâche et corde
245 x 203 cm
Coll. MNBAQ 2006.36
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Maclean, 2007-2010, couleurs complémentaires, formalisme, ex-voto

Photo : Guy L’Heureux, avec l’aimable autorisation des Galeries Roger Bellemare et Christian Lambert, Montréal

Maclean
2007 - 2010
Huile, émail, bâton d’huile, œillets de métal, corde de nylon et acrylique sur bâche de polyéthylène
205 x 158 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


L’autoportrait est un genre pratiqué au Canada dès le XIXe siècle. Les artistes de l’époque se représentent bien souvent au travail, installés dans leur atelier avec pinceaux et palette à la main. Dans celui que réalise Théophile Hamel (1817-1870) en 1846, on découvre une figure sérieuse de l’artiste, la visée promotionnelle de l’image auprès de nouveaux clients étant clairement perceptible. Il s’agit d’une représentation fort éloignée de la perspective intimiste de l’autoportrait de Brad Philips.
L’autoportrait est un genre pratiqué au Canada dès le XIXe siècle. Les artistes de l’époque se représentent bien souvent au travail, installés dans leur atelier avec pinceaux et palette à la main. Dans celui que réalise Théophile Hamel (1817-1870) en 1846, on découvre une figure sérieuse de l’artiste, la visée promotionnelle de l’image auprès de nouveaux clients étant clairement perceptible. Il s’agit d’une représentation fort éloignée de la perspective intimiste de l’autoportrait de Brad Philips.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Théophile Hamel, Autoportrait dans l’atelier, vers 1849

Photo : MNBAQ, Jean-Guy Kérouac

Théophile Hamel
vers 1849
Huile sur toile
53,5 x 41,6 cm
Coll. MNBAQ 1934.237
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Tableau de Brad Phillips, autobiographie, huile sur toile

Photo : Byron Dauncey, avec l’aimable autorisation de Monte Clark Gallery, Vancouver et Toronto

Brad Phillips
2011
Huile sur toile
122 x 91 cm
© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.


Art naïf
Apparu au tournant du XIXe siècle, ce terme désigne un style pictural figuratif de nature marginale. Dépeinte comme indisciplinée, maladroite, enfantine, candide, simple et spontanée, l’approche non conventionnelle de l’art naïf laisse une place importante à la fantaisie. Les artistes, généralement autodidactes, emploient des couleurs vives, pures et en aplat. Plusieurs courants modernes, dont le surréalisme, se sont inspirés de l’esthétique naïve pour s’éloigner du carcan académique.

Expressionniste
L’adjectif expressionniste se réfère à l’expressionnisme, un mouvement qui a émergé en Europe au début du XXe siècle en réaction contre l’académisme et les valeurs de la société de l’époque. Il influença de nombreux domaines artistiques dont la peinture, l’architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma, la musique et la danse. Dans le champ de la peinture, il est caractérisé par la projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour susciter une réaction émotionnelle. Les œuvr Pour en lire plus
Art naïf
Apparu au tournant du XIXe siècle, ce terme désigne un style pictural figuratif de nature marginale. Dépeinte comme indisciplinée, maladroite, enfantine, candide, simple et spontanée, l’approche non conventionnelle de l’art naïf laisse une place importante à la fantaisie. Les artistes, généralement autodidactes, emploient des couleurs vives, pures et en aplat. Plusieurs courants modernes, dont le surréalisme, se sont inspirés de l’esthétique naïve pour s’éloigner du carcan académique.

Expressionniste
L’adjectif expressionniste se réfère à l’expressionnisme, un mouvement qui a émergé en Europe au début du XXe siècle en réaction contre l’académisme et les valeurs de la société de l’époque. Il influença de nombreux domaines artistiques dont la peinture, l’architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma, la musique et la danse. Dans le champ de la peinture, il est caractérisé par la projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour susciter une réaction émotionnelle. Les œuvres expressionnistes sont souvent fondées sur des visions angoissantes, hantées par la menace de la Première Guerre mondiale.

Fauve
L’adjectif fauve se réfère au fauvisme, un courant artistique qui eut un impact important chez les peintres au début du XXe siècle. Ce mouvement se caractérisait notamment par la libération de la couleur et l’emploi de larges aplats de teintes vives. Les peintres associés au courant revendiquaient un art fondé sur l’instinct et séparaient la couleur de sa référence à l’objet afin d’en accentuer l’expressivité. Le précurseur et défenseur le plus célèbre du fauvisme est Henri Matisse.

Formalisme
Le terme relève d’une théorie selon laquelle la forme détermine le contenu. Par extension, on parle de peinture formaliste ou d’abstraction formaliste à propos d’un art qui met l’accent sur les éléments de la composition (couleur, ligne, forme, texture) et qui exclut tout contenu expressif ou narratif.

Genre
Terme apparu au XVIIe siècle avec la naissance de l’Académie royale de peinture et de sculpture en France. Celle-ci a hiérarchisé les différents sujets de la peinture selon leur noblesse et leur difficulté de réalisation. Le genre le plus noble était sans contredit la peinture d’histoire, suivi du portrait, de la scène de genre, du paysage et de la nature morte. Depuis le XIXe siècle, cette hiérarchisation est progressivement tombée en désuétude.

Hyperréalisme
Reproduction de la réalité qui se base sur la photographie. Ce type de peinture rend la réalité avec une grande exactitude et les coups de pinceau y sont indiscernables, ce qui lui donne l’apparence d’une reproduction fidèle. L’hyperréalisme a été un mouvement très populaire aux États-Unis à la fin des années 1960 et dans les années 1970.

Minimalisme
Ce courant artistique, né au début des années 1960, privilégie des formes qui ne sont pas strictement géométriques, mais qui sont toujours simples. La facture est dépersonnalisée. La sobriété extrême est l’une des qualités recherchées. Et l’objectif du mouvement vise un minimum d’interventions.

Régionalisme
Approche artistique qui a pour caractéristiques de saisir les détails de l’environnement immédiat et d’explorer les particularités de l’histoire locale et personnelle dans les œuvres. L’expérience directe est de première importance.

Surréalisme
Mouvement littéraire et artistique né après la Première Guerre mondiale. Ce mouvement repose sur le refus de toutes les constructions logiques de l’esprit et sur la valorisation de l’irrationnel, de l’absurde, du rêve, du désir et de la révolte.

Symbolisme
Conception esthétique apparue à la fin du XIXe siècle et d’abord associée à la littérature. Le symbolisme repose sur la subjectivité et l’idée que nous ne pouvons saisir la réalité qu’à travers nous-mêmes, qu’à travers les images que nous en avons et notre propre imagination.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Abstraction
Appellation donnée à l’une des tendances majeures dans la peinture et la sculpture au XXe siècle, qui supprime toute référence au monde extérieur pour se concentrer sur les éléments plastiques en eux-mêmes.

All-over
Technique picturale qui abolit le point de vue central par la répartition de la peinture de manière égale sur toute la surface et sans structure de composition.

Aplat
Surface d’une même couleur appliquée uniformément.

Appropriation
L’appropriation est une stratégie qui consiste à prendre possession d’images ou d’objets, principalement de la culture populaire, dans le but de formuler un commentaire critique sur la société ou de remettre en question le statut d’auteur.

Autobiographique
L’autobiographie est l’histoire personnelle d’un individu racontée par lui-même. Elle offre un aperçu de la relation qu’il entretient avec son vécu, Pour en lire plus
Abstraction
Appellation donnée à l’une des tendances majeures dans la peinture et la sculpture au XXe siècle, qui supprime toute référence au monde extérieur pour se concentrer sur les éléments plastiques en eux-mêmes.

All-over
Technique picturale qui abolit le point de vue central par la répartition de la peinture de manière égale sur toute la surface et sans structure de composition.

Aplat
Surface d’une même couleur appliquée uniformément.

Appropriation
L’appropriation est une stratégie qui consiste à prendre possession d’images ou d’objets, principalement de la culture populaire, dans le but de formuler un commentaire critique sur la société ou de remettre en question le statut d’auteur.

Autobiographique
L’autobiographie est l’histoire personnelle d’un individu racontée par lui-même. Elle offre un aperçu de la relation qu’il entretient avec son vécu, ses souvenirs.

Autoportrait
Portrait d’un artiste réalisé par lui-même. L’autoportrait est un genre reconnu depuis la Renaissance, période où la notion d’individualité devient un véritable centre d’intérêt. Ce type de représentation mène parfois à la production d’images réflexives, où l’auteur s’interroge sur sa propre figure.

Autoréférentialité
En peinture, l’autoréférentialité est présente lorsque l’énoncé de l’œuvre ne renvoie qu’à lui-même, en d’autres mots, lorsque le sujet et le contenu de l’œuvre s’interrogent sur la peinture.

Citation
L’utilisation de la citation est une approche très prisée au sein des pratiques actuelles. Elle consiste à faire mention d’une œuvre d’un autre artiste et vise à être reconnue et vise à être reconnue.

Collage
Le terme désigne un procédé qui consiste à réunir différents matériaux (morceaux de papier, photographies, coupures de journaux, résidus, petits objets, etc.) et à les coller sur un support. L’œuvre qui en résulte joue ainsi sur la juxtaposition des éléments et la création de rapprochements entre les matières. Le collage est une technique qui a été introduite par les cubistes dans la peinture et qui l’a complètement renouvelée en rendant possible l’ajout d’éléments et de matériaux non artistiques.

Composition
La composition désigne l’organisation interne d’une œuvre d’art et l’agencement de l’ensemble des éléments picturaux : l’harmonie des couleurs, la disposition générale des lignes, le mouvement, les jeux d’ombres, etc.

Contraste
Opposition entre les éléments d’une même structure. Dans le cas de la couleur, le contraste désigne la différence entre les couleurs claires et les couleurs foncées. Le contraste peut être fort ou faible.

Couleurs complémentaires
Les couleurs complémentaires sont celles qui sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique et qui, combinées, attirent l’attention et créent un impact visuel. (Ex. : bleu et orange, jaune et violet, rouge et vert.)

Dripping
Manière de peindre popularisée par l’artiste américain Jackson Pollock et associée à l’Expressionnisme abstrait, un mouvement américain des années 1950. Le dripping consiste à placer la toile à l’horizontale sur le sol et à étaler la peinture en s’aidant d’un bâton ou en la laissant s’égoutter par le fond percé d’un contenant.

Empâtement
Terme désignant à la fois une couche épaisse de matière colorante ainsi que la technique d’application de l’artiste.

Environnement
L’environnement désigne un type d’œuvre d’art apparu dans les années 1960. Il s’agit généralement d’un espace créé par un artiste, dans lequel le spectateur peut se déplacer. Les éléments qui s’y trouvent étant disposés selon les intentions de l’artiste, leur perception devient tributaire du lieu qui les abrite.

Esquisse préparatoire
Première étude d’une œuvre à venir. L’esquisse est souvent réalisée à la hâte afin de relever les éléments fondamentaux d’un sujet en devenir.

Ex-voto
Désigne un tableau ou un objet que l’on offre à une divinité pour obtenir ses grâces ou ses faveurs ou pour la remercier d’un vœu exaucé. La peinture votive a été très populaire en Nouvelle-France.

Facture
Terme relatif à la peinture qui désigne la manière dont une œuvre d’art est composée sur le plan technique ainsi que la manière particulière de peindre d’un artiste.

Figuration
La figuration désigne la représentation du monde réel et prend pour modèle ses objets. Il s’agit d’une imitation de la réalité, bien que les images qui en découlent puissent être réalistes, imaginaires ou déformées.

Hard-edge
Style d’abstraction apparu dans les années 1950 et caractérisé par des formes géométriques aux contours nets et aux couleurs vives.

Iconographie
Ensemble des représentations figuratives d’un sujet. L’iconographie désigne autant les thèmes, les symboles, les personnages et les couleurs associés à un sujet que les conventions visuelles qui permettent de l’identifier.

Illusion picturale
Qui donne une impression de réalité et un effet de présence aux objets représentés par l’utilisation du trompe-l’œil notamment. Une autre forme d’illusion dans la construction de l’image picturale est celle du relief et de l’espace tridimensionnel obtenus par l’emploi du modelé et de la perspective.

In situ
Expression latine qui signifie « sur place ». L’in situ caractérise une forme d’art répandue, où l’œuvre est créée en fonction d’un site. Souvent éphémère, quoique pas exclusivement, l’œuvre in situ est indissociable du lieu où elle a été créée.

Langage plastique
De la même façon que le langage verbal s’énonce à travers un vocabulaire, les œuvres d’art sont des moyens d’expression qui reflètent et communiquent la pensée d’un artiste. Le langage plastique s’exprime par la combinaison d’éléments tels que les matières, les formes, les lignes, les couleurs, les valeurs, les textures, les motifs et les volumes.

Miniature
Peinture de très petit format représentant souvent des portraits, exécutée sur différents supports et fort répandue jusqu’au XIXe siècle. Par extension, le terme désigne un objet d’art de petite dimension.

Monochrome
Qui comporte une seule couleur. Toutefois, l’unité de couleur n’exclut pas la diversité des nuances. C’est ainsi que les peintures en camaïeu ou en grisaille, tout en étant monochromes, peuvent présenter une grande richesse de nuances.

Narration
La narration se trouve à être l’histoire, le récit qui est raconté dans la peinture.

Palette
À l’origine, mince plaque de bois, de métal, de porcelaine ou de plastique, de forme ovale, souvent percée d’un trou permettant le passage du pouce, sur laquelle le peintre dispose et mélange ses couleurs. Ce terme en est venu à désigner, par métonymie, la gamme des couleurs qu’utilise un artiste.

Paysage

Genre artistique pratiqué depuis les origines de l’histoire de l’art et qui devient reconnu à la Renaissance. S’il consiste en une représentation de la nature où peuvent se retrouver personnages, animaux, objets ou éléments d’architecture, il propose également une réflexion sur la place qu’occupe l’être humain dans la nature.

Perspective
La perspective est le rendu, par l’utilisation de conventions, de la perception visuelle. Elle donne l’illusion de la profondeur et du volume sur une surface bidimensionnelle. La perspective est un élément fondamental dans l’art figuratif du monde occidental.

Pochade
De petit format, la pochade est une forme de croquis en couleur d’une scène ou d’un paysage, généralement exécutée à l’extérieur. À la différence de l’esquisse, la pochade constitue par elle-même un tableau.

Portrait
Représentation d’une personne par le dessin, la peinture, la sculpture, la photographie, etc. Le genre du portrait ne consiste pas seulement dans la retranscription des traits physiques d’un individu, mais aussi dans la représentation de son tempérament et de son caractère. Le portrait a une valeur de mémoire et même de promotion.

Push-and-pull
Théorie et pratique de la couleur développée par le peintre américain Hans Hofmann et basée sur l’observation qu’une fois juxtaposées certaines couleurs donnent l’impression d’avancer alors que d’autres semblent reculer. Le push and pull entre l’arrière-plan et le premier plan a pour effet de créer une tension visuelle, produisant ainsi une illusion de profondeur et de mouvement.

Repentir
Inscription apparente sur l’œuvre finale, qui tend à masquer une rectification faite lors de la réalisation de la composition.

Sérigraphie
Technique d’impression qui utilise des écrans de soie entre l’encre et le support. La sérigraphie repose sur le principe du pochoir, les parties des écrans qui correspondent à l’image étant laissées libres.

Stratification
Accumulation de couches de peinture les unes par-dessus les autres.

Tondo
Terme italien qui provient du mot rotondo (rond) et dont l’utilisation remonte à la Renaissance pour désigner une peinture réalisée sur un support de forme arrondie.

Trompe-l’œil
Technique picturale qui joue sur les lois de la perspective pour créer l’illusion de la réalité. Les artistes utilisent cette méthode pour peindre des espaces en trois dimensions sur une surface bidimensionnelle.

© 2013, Galerie de l'UQAM. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Reconnaître des œuvres d’art canadien.
Reconnaître et situer les principaux courants de l’histoire de l’art.
Utiliser un vocabulaire spécialisé et des outils méthodologiques propres au domaine des arts visuels.
Comprendre des œuvres provenant de différents contextes historiques .
Établir des liens artistiques entre des œuvres (influence, convergence, opposition).

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons