Ours blanc (Ursus maritimus)

Ours blanc (Ursus maritimus)

Andrew Derocher, Service canadien de la faune.

© 2007, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


L'ours blanc, qui est le plus gros carnivore terrestre de la planète, vit dans les zones couvertes de glace de l'océan Arctique circumpolaire. On compte au Canada 13 populations distinctes totalisant environ 15 000 individus. On considère l'ours blanc, qui passe davantage de temps sur la banquise que sur la terre ferme, comme un animal essentiellement marin. Il peut nager plusieurs centaines de kilomètres sans s'arrêter et rester sous l'eau pendant une minute. Dans plusieurs régions de l'Arctique, l'ours demeure toute l'année sur la banquise. Ce n'est que là où la glace fond pendant l'été, comme dans la baie d'Hudson, qu'il est obligé de gagner la terre ferme en attendant que la banquise ne se reforme à l'automne.

L’ours blanc préfère rester sur la banquise toute l'année, car cette plateforme de glace est essentielle pour la chasse au phoque. Sans elle, l'ours est en effet incapable de saisir sa proie : il est rare qu'il réussisse à attraper un phoque dans l'eau. Avec leur corps puissant et caréné, les phoques ont vite fait de Pour en lire plus

L'ours blanc, qui est le plus gros carnivore terrestre de la planète, vit dans les zones couvertes de glace de l'océan Arctique circumpolaire. On compte au Canada 13 populations distinctes totalisant environ 15 000 individus. On considère l'ours blanc, qui passe davantage de temps sur la banquise que sur la terre ferme, comme un animal essentiellement marin. Il peut nager plusieurs centaines de kilomètres sans s'arrêter et rester sous l'eau pendant une minute. Dans plusieurs régions de l'Arctique, l'ours demeure toute l'année sur la banquise. Ce n'est que là où la glace fond pendant l'été, comme dans la baie d'Hudson, qu'il est obligé de gagner la terre ferme en attendant que la banquise ne se reforme à l'automne.

L’ours blanc préfère rester sur la banquise toute l'année, car cette plateforme de glace est essentielle pour la chasse au phoque. Sans elle, l'ours est en effet incapable de saisir sa proie : il est rare qu'il réussisse à attraper un phoque dans l'eau. Avec leur corps puissant et caréné, les phoques ont vite fait de semer à la nage un ours blanc. Voilà pourquoi ce dernier se place en embuscade à un trou d'air et attend patiemment que sa proie vienne y respirer pour le tuer. Au printemps, lorsque la glace commence à régresser, l'ours blanc recule avec elle ou gagne la terre ferme. S'il lui est possible de demeurer sur la banquise, il pourra continuer de chasser le phoque, bien qu'avec moins de succès à mesure que la fonte se poursuit.

L’ours blanc, avec ses caractéristiques physiques ainsi que ses comportements, est un bon exemple d’un animal bien adapté à son habitat. Par exemple, sa fourrure ainsi que la structure de son crâne sont différentes de celles de l’ours grizzli qui lui, vit plus au sud, dans un habitat plus chaud. Tout comme les autres animaux, les adaptations spécialisées de l’ours blanc lui permet de survivre dans son habitat. Toutefois, si le climat change, du à un réchauffement planétaire, ces mêmes adaptations ne lui seront plus utiles.


En étudiant le crâne et les mâchoires d'un mammifère, on peut obtenir des renseignements sur son comportement alimentaire. Par exemple, l'examen des dents nous indique si l'animal est herbivore, carnivore ou omnivore. De plus, la disposition des dents révèle la façon dont l'animal apporte la nourriture à sa bouche et la mastique. Les différences apparaissent clairement entre les dents d'un carnivore prédateur et celles de sa proie herbivore. Le prédateur est doté de canines bien développées et de molaires pointues et coupantes. En revanche, l'herbivore possède des incisives plus développées que celles du carnivore et des molaires à surface plate. Ces caractéristiques découlent de l'adaptation de l'animal à son environnement. Avec le temps, les carnivores ont prospéré en se nourrissant de viande. Les canines acérées représentaient un avantage pour tenir et tuer les proies, tandis que leurs molaires pointues leur permettaient de trancher la viande et de l'arracher de la carcasse. Pour leur part, les herbivores se servaient de leurs excellentes incisives pour couper l'herbe, les feuilles et les branches et pour brouter. Leurs molaires plates étaient utiles pour mâcher et broyer les fibres. Tous les mammifères ont des dents spécialisées qui leur permettent de se nourrir d'un type d'aliment en particulier dans un habitat donné.

Les mammifères de la même famille (c'est-à-dire ceux qui sont étroitement apparentés) partagent des caractéristiques physiques très semblables. Les scientifiques étudient ces traits attentivement pour déterminer ce qui distingue une espèce d'une autre. Cela leur permet de comprendre comment une espèce est apparue et comment elle s'est adaptée à son milieu.


© 2007, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

• Identifier des facteurs (naturels et externes) qui influent sur l'équilibre et la survie des populations d'un écosystème.

• Montrer que le processus d'adaptation favorise l'évolution et la survie des espèces vivantes.

• Énoncer une prédiction ou une hypothèse basée sur des données disponibles et des renseignements de fond.

• Préciser la réaction de différents écosystèmes à un choc environnemental à court terme et à long terme.

• Énoncer des hypothèses sur les effets d'une modification de ces interactions sur l'écosystème choisi.


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