Emily avait rencontré Lawren Harris lors de son voyage à l’est en 1927 ; ce chef du Groupe des Sept allait devenir un mentor pour Emily, la conseillant, la réconfortant et la cajolant à mesure qu’elle luttait contre son isolement. Leur relation s’est tournée vers leur révérence partagée pour la nature ; les deux avaient le sentiment que l’art donnait une expérience unique qui accentuait la perception de l’artiste envers la vie dans une relation se dévoilant continuellement avec le monde naturel. C’est lui qui lui a recommandé de s’éloigner du « motif indien » vers un contact plus direct avec le paysage comme un moyen de se libérer de son influence artistique externe. De plus en plus attiré par l’abstraction dans son propre travail, il était un puissant partisan et Emily s’est sentie obligée d’essayer de trouver une nouvelle approche pour son travail. Elle a plus tard admis « Son travail et son exemple ont fait davantage pour influencer ma vision de l’art que n’importe quelle é Pour en lire plus
Emily avait rencontré Lawren Harris lors de son voyage à l’est en 1927 ; ce chef du Groupe des Sept allait devenir un mentor pour Emily, la conseillant, la réconfortant et la cajolant à mesure qu’elle luttait contre son isolement. Leur relation s’est tournée vers leur révérence partagée pour la nature ; les deux avaient le sentiment que l’art donnait une expérience unique qui accentuait la perception de l’artiste envers la vie dans une relation se dévoilant continuellement avec le monde naturel. C’est lui qui lui a recommandé de s’éloigner du « motif indien » vers un contact plus direct avec le paysage comme un moyen de se libérer de son influence artistique externe. De plus en plus attiré par l’abstraction dans son propre travail, il était un puissant partisan et Emily s’est sentie obligée d’essayer de trouver une nouvelle approche pour son travail. Elle a plus tard admis « Son travail et son exemple ont fait davantage pour influencer ma vision de l’art que n’importe quelle école ou n’importe quel maître».1
1Emily Carr, Growing Pains – An Autobiography, (Toronto: Irwin Publishing, 1946), 252.
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.

Un croquis au fusain d’arbres sur un flanc de colline.

Un croquis au fusain d’arbres sur un flanc de colline.

Emily Carr
Don de George et Lola Kidd
vers 1929
CANADA Île de Vancouver et environs, Colombie-Britannique, Île de Vancouver et environs, CANADA
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
AGGV 1998.028.001
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


« J’ai fait aujourd’hui un croquis au fusain de jeunes pins en bordure d’une forêt. J’en ferai peut-être une toile. Je devrais partir de la joie jusqu’au mystère – de jeunes pins pleins de lumière et de joie contre un arrière-plan d’une forêt mystérieuse en mouvement. La nuit dernière, j’ai rêvé que j’étais face à face avec un dessin que j’avais fait et oublié, une forêt faite d’un simple mouvement, seulement des formes d’arbres bougeant dans l’espace. C’est la troisième fois que je vois des dessins dans mes rêves, une lueur de ce que j’essaie d’atteindre. Peut-être qu’un jour je verrai les choses plus clairement. Tous les jours, je désire davantage les bois, de m’éloigner et de communier avec les choses… Mes vieilles choses semblent mortes. Je veux des contacts frais, une recherche plus vitale. »1
« J’ai fait aujourd’hui un croquis au fusain de jeunes pins en bordure d’une forêt. J’en ferai peut-être une toile. Je devrais partir de la joie jusqu’au mystère – de jeunes pins pleins de lumière et de joie contre un arrière-plan d’une forêt mystérieuse en mouvement. La nuit dernière, j’ai rêvé que j’étais face à face avec un dessin que j’avais fait et oublié, une forêt faite d’un simple mouvement, seulement des formes d’arbres bougeant dans l’espace. C’est la troisième fois que je vois des dessins dans mes rêves, une lueur de ce que j’essaie d’atteindre. Peut-être qu’un jour je verrai les choses plus clairement. Tous les jours, je désire davantage les bois, de m’éloigner et de communier avec les choses… Mes vieilles choses semblent mortes. Je veux des contacts frais, une recherche plus vitale. »1
1Emily Carr, Hundreds and Thousands, (Vancouver: Douglas & McIntyre, 2006), 49.
© 2006, Douglas & McIntyre. Tous droits réservés.

Une peinture abstraite à l’huile noire d’arbres dans une forêt sur du papier bulle.

Une peinture abstraite d’arbres dans une forêt sur du papier bulle. Carr a utilisé ce papier bon marché pour faire des croquis ou des peintures lors de ses excursions.

Emily Carr
Don de Mr. Peter Ohler
vers 1930
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
CANADA Île de Vancouver et environs, Colombie-Britannique, Île de Vancouver et environs, CANADA
AGGV 1973.070.001
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


« Je ne suis pas allée plus loin que les villages éloignés, seulement dans la forêt profonde et tranquille près de la maison où je me suis assise fixant, fixant, fixant ~ à moitié perdue, apprenant une langue nouvelle ou plutôt la même langue dans un dialecte différent. Si tranquilles étaient les grosses forêts où j’étais assise, le son n’était peut-être pas encore né. Lentement, lentement j’ai commencé à faire de faibles marques et des taches de peinture sur mon papier, retournant à la maison démoralisée, doutant, attendant que les bois me disent quelque chose personnellement. »1
« Je ne suis pas allée plus loin que les villages éloignés, seulement dans la forêt profonde et tranquille près de la maison où je me suis assise fixant, fixant, fixant ~ à moitié perdue, apprenant une langue nouvelle ou plutôt la même langue dans un dialecte différent. Si tranquilles étaient les grosses forêts où j’étais assise, le son n’était peut-être pas encore né. Lentement, lentement j’ai commencé à faire de faibles marques et des taches de peinture sur mon papier, retournant à la maison démoralisée, doutant, attendant que les bois me disent quelque chose personnellement. »1
1Emily Carr, Growing Pains – An Autobiography, (Toronto: Irwin Publishing, 1946), 238.
© 1946, Irwin Publishing. Tous droits réservés.

Le conservateur Chris Russell parle du défi d’entretenir une peinture lorsqu’on a utilisé des matériaux non traditionn

Chris Russell, préparateur en chef et conservateur de l’Art Gallery of Greater Victoria, parle du défi d’entretenir la qualité originale d’une peinture lorsqu’un artiste a expérimenté des mediums et des techniques non traditionnels, comme l’a fait Emily Carr dans les années 1930.

Bonjour, je m’appelle Chris Russell. Je suis préparateur en chef et conservateur à l’Art Gallery of Greater Victoria et je suis responsable de l’entretien des œuvres d’art d’Emily dans la collection.

Lorsque les artistes travaillent de manière traditionnelle avec des médiums traditionnels, les conservateurs sont généralement contents parce tout va bien. C’est lorsqu’ils sortent des frontières et qu’ils expérimentent de nouveaux médiums et de nouvelles techniques que nous éprouvons parfois des difficultés. C’est ce qui est arrivé avec les œuvres d’art d’Emily Carr. Ses premières œuvres sont généralement des aquarelles avec du papier d’aquarelle traditionnel et des peintures de bonne qualité et elles se sont très bien conservées pendant presque cent ans.

La grande percée d’Emily est survenue dans les années 1930 lorsqu’elle a élaboré, ou inventé, une technique de peinture avec des huiles grandement diluées avec de l’essence pour donner l’effet d’aquarelle, mais avec des couleurs et des tons plus dramatiques. Même si cette technique l’a libérée du côté artistique, l’inconvénient est qu’elle utilisait du matériel de piètre qualité comme du papier bulle, du papier très mince qui jaunissait avec le temps. Ce papier qui était de couleur crème à l’origine avait des parties qui n’étaient pas peintes, car la couleur du papier aurait paru au travers la peinture. Malheureusement, ces parties ont bruni avec les années.

Avec une peinture comme celle-ci, qui est montée sur un carton très très lourd, mais très acide, le problème pour un conservateur est d’enlever le papier sans l’endommager. Le processus comprend une série de bains dans de l’eau distillée. Généralement, le premier bain libère le papier et le deuxième bain dissout la plupart de la colle qui y adhère encore. Puis, un autre bain enlève davantage de décoloration. Finalement, lorsque le papier semble le plus propre possible, on désacidifie le papier dans un bain pour lui donner un tampon alcalin. À cette étape, le papier a perdu sa couleur brun foncé et est jaune pâle, mais malheureusement, il n’aura jamais son apparence originale. La prochaine étape consiste à renforcer le papier. Maintenant, nous le faisons habituellement flotté sur un morceau de papier de mûrier, du mûrier japonais qui est neutre et très résistant aux déchirures.

Puis, bien entendu, il faut l’encadrer et l’enduire de vernis glacis. Nous le faisons en utilisant un verre opaque aux ultraviolets ou un plexiglas. Finalement, nous devons contrôler l’humidité de l’air où il est entreposé ou exhibé. Plus élevé est le niveau d’humidité, plus rapide sera la détérioration. Il y a toujours le problème de moisissure qui pourrait croître sur le papier, ce qui serait désastreux. Idéalement, si on pouvait conserver les œuvres d’art près du point de congélation, on les conserverait beaucoup plus longtemps, mais ce serait très difficile pour les visiteurs de les voir.

Art Gallery of Greater Victoria
Chris Russell, preparatory en chef et conservateur, Art Gallery of Greater Victoria
20e siècle
Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


Le conservateur Chris Russell parle du défi d’entretenir une peinture lorsqu’on a utilisé des matériaux non traditionn

Chris Russell, préparateur en chef et conservateur de l’Art Gallery of Greater Victoria, parle du défi d’entretenir la qualité originale d’une peinture lorsqu’un artiste a expérimenté des mediums et des techniques non traditionnels, comme l’a fait Emily Carr dans les années 1930.

Bonjour, je m’appelle Chris Russell. Je suis préparateur en chef et conservateur à l’Art Gallery of Greater Victoria et je suis responsable de l’entretien des œuvres d’art d’Emily dans la collection.

Lorsque les artistes travaillent de manière traditionnelle avec des médiums traditionnels, les conservateurs sont généralement contents parce tout va bien. C’est lorsqu’ils sortent des frontières et qu’ils expérimentent de nouveaux médiums et de nouvelles techniques que nous éprouvons parfois des difficultés. C’est ce qui est arrivé avec les œuvres d’art d’Emily Carr. Ses premières œuvres sont généralement des aquarelles avec du papier d’aquarelle traditionnel et des peintures de bonne qualité et elles se sont très bien conservées pendant presque cent ans.

La grande percée d’Emily est survenue dans les années 1930 lorsqu’elle a élaboré, ou inventé, une technique de peinture avec des huiles grandement diluées avec de l’essence pour donner l’effet d’aquarelle, mais avec des couleurs et des tons plus dramatiques. Même si cette technique l’a libérée du côté artistique, l’inconvénient est qu’elle utilisait du matériel de piètre qualité comme du papier bulle, du papier très mince qui jaunissait avec le temps. Ce papier qui était de couleur crème à l’origine avait des parties qui n’étaient pas peintes, car la couleur du papier aurait paru au travers la peinture. Malheureusement, ces parties ont bruni avec les années.

Avec une peinture comme celle-ci, qui est montée sur un carton très très lourd, mais très acide, le problème pour un conservateur est d’enlever le papier sans l’endommager. Le processus comprend une série de bains dans de l’eau distillée. Généralement, le premier bain libère le papier et le deuxième bain dissout la plupart de la colle qui y adhère encore. Puis, un autre bain enlève davantage de décoloration. Finalement, lorsque le papier semble le plus propre possible, on désacidifie le papier dans un bain pour lui donner un tampon alcalin. À cette étape, le papier a perdu sa couleur brun foncé et est jaune pâle, mais malheureusement, il n’aura jamais son apparence originale. La prochaine étape consiste à renforcer le papier. Maintenant, nous le faisons habituellement flotté sur un morceau de papier de mûrier, du mûrier japonais qui est neutre et très résistant aux déchirures.

Puis, bien entendu, il faut l’encadrer et l’enduire de vernis glacis. Nous le faisons en utilisant un verre opaque aux ultraviolets ou un plexiglas. Finalement, nous devons contrôler l’humidité de l’air où il est entreposé ou exhibé. Plus élevé est le niveau d’humidité, plus rapide sera la détérioration. Il y a toujours le problème de moisissure qui pourrait croître sur le papier, ce qui serait désastreux. Idéalement, si on pouvait conserver les œuvres d’art près du point de congélation, on les conserverait beaucoup plus longtemps, mais ce serait très difficile pour les visiteurs de les voir.

Art Gallery of Greater Victoria
Chris Russell, preparatory en chef et conservateur, Art Gallery of Greater Victoria
20e siècle
Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Lien au programme (C.-B.) – Arts de la langue anglaise 11/12; Arts visuels 9/10/11/12; Sciences humaines 10/11; Technologie de l’information 9/10

Objectifs d’apprentissage :
· Carr tenait un journal intime à ce moment-là pour organiser ses pensées et pour l’aider avec sa peinture. Après avoir lu la citation de son journal intime et après avoir vu ses peintures, les élèves pourront comparer les caractéristiques et les mérites relatifs de diverses communications, y compris celles créées par le même auteur, concepteur et directeur.
· Les élèves feront un lien entre les thèmes et les idées exprimées dans divers matériaux.
· Après avoir pris connaissance de l’intérêt croissant de Carr dans différents thèmes de paysage – forêts et arbres ainsi que la mer et le ciel – et comment elle essayait de capturer l’essence de ces thèmes, les élèves analyseront comment les qualités physiques des éléments visuels et les principes de l’art et du dessin sont utilisés pour créer des effets et une atmosphère dans les images représentationnelles et non représentationnelles.
· Après avoir pris connaissance du mentorat de Lawren Harris auprès de Carr, les élèves verront comment l’interaction de l’art et des artistes dans différents contextes peut affecter leur style, leur but et leur signification.
· Les élèves décriront la contribution de certains individus (Emily Carr et Lawren Harris) à l’art au Canada.
· Les élèves apprécieront la contribution notable que des Canadiens ont faite (Carr et Harris) à l’art et la littérature et comment ces réalisations ont contribué à notre identité nationale.
· Cet exercice d’apprentissage permettra aux élèves de démontrer leur habilité à utiliser Internet pour obtenir, saisir et entreposer de l’information.
· Les élèves utiliseront les outils des technologies de l’information pour recueillir et organiser de l’information et produire des documents.
· En interagissant avec cet objet, les élèves feront preuve d’une sensibilisation envers l’impact des ressources électroniques sur l’éducation, les carriers et les loisirs.


Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons