Colibri à gorge rubis

Archilochus colubris

Un habitué des abreuvoirs de l’est et du centre du Canada

Image d'un colibri à gorge rubis naturalisé, en position de vol de face, tête tournée vers la gauche.

Description de l'animal

  • Mesure environ 8 centimètres de l’extrémité du bec au bout de la queue.
  • Gorge du mâle rubis iridescent ou, selon l’angle d’éclairage, orange, et parfois même noir jais. Gorge de la femelle blanche, légèrement grisâtre.
  • Queue du mâle fourchue. Queue de la femelle arrondie.
  • Dos vert lustré aux reflets métalliques.
  • Ventre blanc grisâtre.
  • Bec long et droit, effilé comme une aiguille.

Habitat et besoins

  • Défend vigoureusement ses réserves de nourriture, parfois jusqu’à l’affrontement. Grâce à sa grande vitesse, le colibri à gorge rubis rattrape facilement l’intrus. Le colibri se dresse devant lui, et l’intimide en faisant bourdonner ses ailes et en faisant miroiter sa gorge.
  • Se nourrit de petits insectes, de nectar de fleurs, du liquide sucré des abreuvoirs et de sève d’arbres coulant des trous de pics.
  • Attrape les insectes au vol ou sur les fleurs. Il se choisit un perchoir et surveille leur passage. Pour absorber le nectar, il plonge sa longue langue dans la corolle des fleurs et le fait monter par capillarité.
  • Boit en vol, en effleurant la surface d’une nappe d’eau avec son bec.
  • Fait son nid sur une branche d’arbuste ou d’arbre feuillu. La femelle le construit toute seule, en utilisant des toiles d’araignée, de la mousse de bourgeons et de quenouilles et de petits morceaux de lichens. Elle moule l’intérieur avec son corps.
  • Pond deux œufs blancs de la taille d’un gros pois. Après l’éclosion, la femelle nourrit les oisillons au bec avec des aliments qu’elle régurgite. Les petits quittent le nid après une période de 14 à 28 jours, mais ils sont nourris par leur mère pendant plusieurs jours. Elle leur passe alors les aliments de bec en bec en plein vol.
  • Perçoit les ultraviolets émis par les fleurs à certaines phases de leur maturation. Cette faculté l’aide à trouver les fleurs les plus prometteuses.
  • Bouge ses ailes dans toutes les directions; ses humérus se déplacent librement à l’articulation de l’épaule.

Ma relation avec les humains

  • Le colibri à gorge rubis joue un rôle important dans la pollinisation des fleurs.
  • Dans les années 1970, il revenait au Canada entre le 15 et le 20 mai; aujourd’hui, il arrive au début de mai et repart parfois à la fin d’octobre. Les abreuvoirs l’aident à survivre.
  • Les scientifiques s’intéressent à sa migration et à ses grandes capacités cérébrales et physiologiques.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Si l’on veut qu’il fréquente sa cour :
  • Cultiver des fleurs rouges, orange ou roses à corolle profonde, qui lui fournissent beaucoup de nectar.
  • Installer des abreuvoirs, lorsqu’il n’y a pas de fleurs. Choisir des modèles en verre, qui ne se dégradent pas au soleil. Les remplir d’un mélange composé d’un quart de tasse de sucre pour une tasse d’eau bouillie. Ne pas ajouter de colorant alimentaire. Au printemps et à l’automne, faire un mélange plus concentré et laisser les abreuvoirs le plus longtemps possible.
  • Changer l’eau des abreuvoirs avant qu’elle devienne trouble; l’eau sucrée fermente rapidement quand il fait chaud, et l’alcool empoisonne le colibri.
  • Une fois habitué à un abreuvoir, le colibri s’attend à le retrouver au même endroit, année après année.
  • Éviter l’utilisation de produits chimiques comme les pesticides. Le colibri y est sensible.
  • Participer aux programmes régionaux de surveillance des colibris en repérant les colibris bagués et en transmettant l’information utile aux scientifiques. Voilà une belle contribution à la science!

Villes participantes où cet animal a été vu