Canard colvert

Anas platyrhynchos

Un habitant des plans d’eau

Image d'un canard colvert naturalisé, position d’envol, de profil, tête vers la droite, quenouilles à gauche.

Description de l'animal

  • Mâle reconnaissable à son plumage de tête et de cou vert chatoyant. Bec jaune, parfois marqué d’une tache noire. Collier blanc, qui délimite sa tête et son cou de sa poitrine brune. Dos, ailes, parties inférieures et côtés variant du gris au brun.
  • Queue blanchâtre agrémentée de noir sur ses deux faces.
  • Femelle d’apparence discrète, avec son dos tacheté et sa poitrine rayée, tous les deux de teinte brune, et son bec orangé.
  • Coup d’œil différent, fonctions différentes : l’apparence du mâle sert à séduire; celle de la femelle, à la protéger, elle et ses petits, lors de la couvaison.
  • Ailes du mâle et de la femelle présentent une tache violacée brillante appelée « miroir ».
  • Pattes et pieds orangés dans les deux cas.

Habitat et besoins

  • Appartient à la sous-famille des barboteurs. Le colvert a une grande capacité d’adaptation. Tant qu’il y a de l’eau à proximité, il s’accommode de différents milieux, mais il préfère toutefois les zones marécageuses.
  • Fait son nid au creux d’une dépression au sol protégé par des plantes herbacées, qu’il tapisse de fragments d’herbes et de joncs.
  • Pond en moyenne un œuf par jour durant environ neuf jours, puis il les couve pendant près d’un mois. La femelle recouvre ses œufs de son propre duvet lorsqu’elle quitte son nid pour se nourrir. En plus de garder les œufs au chaud, le duvet sert de camouflage.
  • Vit ses 24 premières heures de vie auprès de sa mère. Les canetons ont alors pour mission de marcher vers un plan d’eau. Si une menace se présente, la mère attire l’ennemi en retrait, en battant des ailes et en poussant des cris rauques, comme si elle était blessée.
  • Mange des graines et des invertébrés trouvés dans les marais, dans les champs agricoles et d’autres enfouis dans certaines matières en décomposition. Les insectes nocturnes qui émergent de l’eau constituent une source importante de nourriture. Pour se nourrir, le colvert filtre l’eau à la surface et il fait basculer son corps en avant pour atteindre les matières végétales submergées et les insectes. Au printemps, la femelle colvert passe d’un régime herbivore à un régime riche en protéines (insectes), qui est nécessaire pour la mue et pour la production et l’incubation des œufs.
  • Passe plusieurs heures par jour à nettoyer ses plumes. Avec son bec et sa queue, le colvert les lisse et les imperméabilise en les enduisant d’une sécrétion huileuse et cireuse produite par la glande uropygienne, qui est située à la base de la queue.
  • Lors de la mue, il perd d’un coup toutes ses plumes de vol. Durant le mois qui suit, le colvert est incapable de voler. Il vit donc caché dans les roseaux, jusqu’à ce que les nouvelles plumes poussent.

Ma relation avec les humains

  • Exception faite du canard musqué, le canard colvert est l’ancêtre de tous les canards domestiques. Il a été domestiqué il y a plus de 2 000 ans en Asie du Sud-Est et en Europe, il y a près de 1 000 ans.
  • Il provoque parfois la fermeture des plages pour cause de contamination par les coliformes fécaux et les bactéries propices aux maladies. Il faut dire qu’un colvert produit en une journée autant de coliformes que cinq humains.
  • Les activités agricoles détruisent parfois le nid du colvert. L’ingestion de divers contaminants l’incommode, notamment le phosphore blanc et les grenailles de plomb utilisées par les chasseurs et les pêcheurs. Il souffre aussi de l’introduction de prédateurs par les humains, comme ce fut le cas avec le vison d’Amérique.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Il ne faut pas nourrir le colvert. La nourriture consommée par les humains ne lui donne pas les éléments nutritifs nécessaires. Elle le rend dépendant et l’incite à se regrouper, ce qui augmente le risque de maladie. La proximité de l’humain et du colvert favorise la transmission de maladies, dont la grippe aviaire.
  • Les personnes qui nourrissent déjà le colvert doivent cesser progressivement : ainsi, il saura probablement se débrouiller.
  • Pour éviter qu’un groupe de colverts s’installe dans un jardin d’eau ou sur un rivage, faire en sorte qu’il y ait toujours du mouvement et du bruit autour. Installer des banderoles, des girouettes, des drapeaux, des épouvantails ou des lumières en mouvement.
  • Voici des façons de préserver le colvert :
  • Encourager les organismes de conservation et de restauration des terres humides.
  • Sensibiliser l’entourage à la préservation des habitats du colvert.

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