Rat musqué

Ondatra zibethicus

Un habitué des marais

Image d'un rat musqué naturalisé, debout sur les pattes arrière, en biais, tête vers la droite.

Description de l'animal

  • Rongeur apparenté aux rats et aux souris.
  • Mesure environ 50 centimètres et pèse autour de 1 000 grammes.
  • Incisives biseautées qui poussent continuellement, comme celles du castor. Le rat musqué les use en rongeant.
  • Corps recouvert d’une épaisse fourrure imperméable. Le rat musqué est adapté à la vie semi-aquatique.
  • Doigts postérieurs munis d’une frange de poils qui l’aide à se propulser sous l’eau.
  • Pelage brun foncé sur la tête et le dos, et brun grisâtre et pâle sur le ventre.
  • Oreilles courtes.
  • Longue queue fine, plate et écailleuse.

Habitat et besoins

  • Délimite son territoire et communique des messages à ses congénères à l’aide d’un liquide jaunâtre excrété par deux glandes de la région anale. C’est l’odeur musquée à l’origine de son nom.
  • Peut fermer ses lèvres derrière les incisives pour ronger les racines des plantes aquatiques sans avaler d’eau.
  • Préfère se déplacer dans l’eau, mais il en sort pour se reposer, se nettoyer ou manger.
  • En plongée, réduit son rythme cardiaque et relâche ses muscles, ce qui a pour effet de réduire sa consommation d’oxygène. Il peut rester sous l’eau jusqu’à 15 minutes.
  • Habite les marais, mais peut aussi coloniser une grande variété de cours d’eau et de plans d’eau, et même les fossés des routes.
  • Se construit une hutte ou un terrier, selon l’environnement qu’il choisit. Le rat musqué cohabite à l’occasion avec le castor; il utilise sa hutte et ses réserves de nourriture.
  • Consomme principalement des végétaux aquatiques. Les quenouilles sont un mets de choix pour ce végétarien.

Ma relation avec les humains

  • Au Canada, le piégeage du rat musqué est fréquent. Sa fourrure de qualité sert à confectionner des gants, des chapeaux et des manteaux.
  • Certains agriculteurs et urbanistes détestent le Rat musqué, car les réseaux de tunnels qu’il creuse dans les berges fragilisent les rives des cours d’eau. Ses terriers, creusés à même les ouvrages agricoles, causent parfois des effondrements. De plus, il se nourrit des cultures de blé, de soya et de maïs.
  • Comme le castor, le rat musqué fait partie de l’alimentation traditionnelle des peuples autochtones des Territoires du Nord-Ouest. Sa viande est commercialisée dans une grande partie de l’Amérique du Nord, parfois sous le nom de « lapin des marais » (marsh rabbit).
  • Autrefois, on mélangeait à faible dose son musc aux parfums pour en faire durer l’effet. Aujourd’hui, certains trappeurs enduisent leurs pièges de musc pour leur donner une odeur naturelle et pour attirer d’autres rats musqués.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Les trappeurs peuvent continuer à piéger le rat musqué, l’espèce n’est pas menacée.
  • Pour protéger les cultures situées près des milieux aquatiques, les entourer d’une clôture grillagée.
  • Comme le rat musqué préfère les bandes riveraines herbacées à celles qui sont boisées, laisser pousser les arbres, si l’on veut l’éloigner. En plus de limiter les populations, cette action favorise la stabilisation des berges et la qualité de l’eau.

Villes participantes où cet animal a été vu