Castor

Castor canadensis

Un visiteur acclimaté

Image d'un castor naturalisé, debout sur les pattes arrière, de profil, tête à droite près d’un bouleau.

Description de l'animal

  • Le plus gros rongeur du Canada.
  • Poids qui varie entre 15 et 35 kilogrammes. La femelle et le mâle ont à peu près la même taille.
  • Corps trapu, queue noire écailleuse et aplatie.
  • Pattes arrière larges et palmées.
  • Petites pattes avant; doigts allongés et griffus.
  • Épaisse fourrure isolante brun-roux recouverte de jarres longs et rudes.
  • Incisives très longues; les nombreuses couches d’ivoire donnent l’effet d’une râpe.
  • Corps adapté à la vie sous l’eau. Sous l’eau, les yeux du castor sont protégés par une membrane nictitante. Des valves bouchent ses narines et ses oreilles. Les lèvres du castor se joignent derrière ses incisives et empêchent l’eau d’entrer dans ses poumons lorsqu’il transporte des branches dans l’eau.

Habitat et besoins

  • Vit près des cours d’eau lents, où il construit un barrage et une hutte. En un an, il peut abattre plus de 200 arbres. Le barrage sert à maintenir un niveau d’eau suffisant pour protéger l’entrée de sa hutte. C’est là qu’il accumule ses réserves de nourriture et qu’il passe l’hiver. Dans le parc national Wood Buffalo, dans le nord de l’Alberta, plusieurs générations de castors ont construit un barrage qui mesure aujourd’hui 850 mètres de long et qui est visible de l’espace.
  • Se nourrit de feuilles, de bourgeons, de ramilles, d’écorces et de végétation herbacée. Le castor est herbivore. Son mets préféré : le peuplier faux-tremble.
  • Se sert de sa queue comme gouvernail quand il nage. Il prend appui sur elle quand il marche et il l’utilise comme levier quand il traîne des rondins.
  • Passe beaucoup de temps à lisser sa fourrure, pour qu’elle soit bien étanche.
  • Fait partie d’une société hiérarchisée, axée sur la famille et centrée sur la femelle. La cellule familiale du castor compte en moyenne de 10 à 12 membres : deux adultes, des jeunes de la première portée et des petits de la dernière portée.

Ma relation avec les humains

  • Plus que tout autre animal, le castor fait partie de l’histoire du Canada. Objet principal de la traite des fourrures, le castor était trappé pour son sous-poil, utilisé dans la confection des chapeaux de feutre.
  • Comme les humains, le castor transforme le paysage. Sans ses barrages, une bonne partie de l’eau des ruisseaux forestiers coulerait sans s’arrêter. En freinant l’eau, le castor crée de nouveaux écosystèmes, qui abritent une grande variété de plantes et d’animaux. Ces milieux sont propices à la chasse et à la pêche.
  • Les constructions du castor peuvent inonder les routes, les forêts privées à valeur commerciale ou les terres agricoles.
  • Lorsque le castor s’établit près des prises d’eau des municipalités, il peut mettre en péril la santé humaine. Par exemple, il peut transmettre le protozoaire Giardia, qui cause la giardiase.
  • La viande de castor est délicieuse au goût.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Si la population de castor devient trop nombreuse, le piégeage, à la saison automnale, s’avère efficace. Voici des façons d’éloigner le castor :
  • Favoriser la présence des résineux (sapins et épinettes) dans la zone littorale.
  • Pour protéger les arbres riverains, installer un grillage métallique autour du tronc. Laisser un espace d’au moins deux centimètres entre le tronc et le grillage. Ainsi, l’arbre aura suffisamment de place pour croître.

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