Martinet ramoneur

Chaetura pelagica

Un squatteur discret des cheminées, à l’est de la Saskatchewan et à l’ouest de Terre-Neuve

Image d'un martinet ramoneur naturalisé, position d’envol, de profil, tête vers gauche, sur tige et socle.

Description de l'animal

  • Proche parent du colibri. Le plumage du martinet est toutefois moins coloré. Il est brun cendré, sauf sa gorge, de couleur plus claire.
  • Femelle semblable au mâle.
  • Courtes pattes et très petits pieds aux ongles acérés, comme le colibri.
  • Corps en forme de cigare, mesurant environ 14 centimètres, et longues ailes étroites et arquées, dont l’envergure peut atteindre 32 centimètres. Il partage ces caractéristiques avec l’hirondelle.
  • Queue d’apparence épineuse.
  • Poids : jusqu’à 25 grammes.

Habitat et besoins

  • Niche dans les cheminées ou les arbres creux. S’il fait froid, le martinet peut y rester tapi des jours durant.
  • Est volubile. En vol, le martinet émet plusieurs sons de cliquetis.
  • Se déplace très rapidement, à plus de 100 kilomètres/heure. Sa morphologie lui permet de faire de véritables prouesses aériennes.
  • S’agrippe aux parois verticales. La forme de ses pattes l’empêche toutefois de se percher sur une branche ou de se poser au sol. Il peut prendre son envol seulement à partir d’une paroi verticale.
  • Mange des centaines d’insectes et d’araignées par jour. Le martinet les capture en plein vol. Il niche souvent à proximité d’un plan d’eau, là où les insectes volants abondent. Pour boire, il effleure les plans d’eau avec son bec.
  • Forme un couple pour la vie.
  • Répartit les tâches d’incubation, de couvaison et d’alimentation des petits entre trois ou quatre oiseaux formant ainsi un groupe de coopération.

Ma relation avec les humains

  • La population de martinets a chuté de 95 % entre 1968 et 2004. La destruction ou la fermeture de vieilles cheminées, l’abatage d’arbres morts de grande taille et l’utilisation d’insecticides sont en cause. Depuis 2010, l’espèce est classée « espèce sauvage en péril ».
  • À cause de l’enlèvement des arbres morts, le martinet dépend de plus en plus des installations humaines pour sa nidification.
  • C’est un privilège de l’apercevoir, car le martinet ne se montre qu’en vol. Quel plaisir de le regarder tourbillonner dans les airs!

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Pour lui garder un accès à la cheminée, éviter de poser des chapeaux ou des grillages. Privilégier une gaine non métallique (en argile) suffisamment large. Vérifier si les normes de construction en vigueur permettent ces aménagements.
  • Faire ramoner la cheminée en dehors de la période de nidification, soit avant mai ou après septembre. La présence d’un nid de martinets dans la cheminée ne présente aucun danger, puisque la période de nidification ne correspond pas à la période de chauffage hivernal.
  • Si l’on installe une gaine métallique dans la cheminée, il faut placer une grille sur l’entrée du haut pour éviter que le martinet y entre et reste piégé.
  • Ne pas abattre les arbres morts de grande taille. Ils servent d’abris au martinet et à de nombreux autres animaux.
  • Pour venir à la rescousse de l’espèce, on peut construire une cheminée artificielle décorative, ou installer et entretenir des nichoirs à martinets.

Villes participantes où cet animal a été vu