Punaise des lits

Cimex lectularius

Une cosmopolite détestable qui affectionne les humains

Image d'une punaise des lits séchée et épinglée, vue de biais, tête vers la droite, pattes vers le bas.

Description de l'animal

  • À jeun, coloration allant du brun au brun jaunâtre. Une fois gorgée de sang, elle devient brune rougeâtre. Ses poils microscopiques lui donnent un aspect rayé.
  • Corps ovale et aplati.
  • Sans ailes, la punaise ressemble à un pépin de pomme ou à une lentille de cinq à huit millimètres de long.
  • Nymphe translucide ou de couleur plus claire que la punaise mature.

Habitat et besoins

  • Vit dans les climats tempérés du globe, généralement avec d’autres de ses congénères.
  • Se nourrit de sang, peu importe son stade de développement.
  • Est lucifuge. La punaise craint la lumière et sort surtout la nuit. Cependant, la femelle affamée peut piquer en plein jour.
  • Repère ses victimes par la chaleur qu’elles dégagent.
  • Ne vole pas, mais marche et grimpe aux murs et aux plafonds. Elle se déplace à une vitesse moyenne de 75 mètres à l’heure. Pour aller plus vite, elle emprunte les valises, les vêtements et les moyens de transport routier ou aérien. Elle profite de la mondialisation et du nombre croissant de voyageurs pour se propager.

Ma relation avec les humains

  • La punaise s’est très bien adaptée aux environnements humains. En fait, elle est un ectoparasite des humains, c’est-à-dire qu’elle vit sur leur corps ou à proximité. Elle passe ses journées cachées dans les fentes et les fissures des ameublements, des matelas, des interrupteurs électriques et des cadres de porte et de fenêtre. Une fois implantée, elle est très difficile à déloger.
  • Depuis le milieu des années 1990, la punaise a envahi nombre de maisons, de gîtes et d’hôtels du monde entier. On compte de plus en plus de personnes présentant des réactions allergiques et des morsures.
  • Environ 20 % de la population ne réagit pas aux piqûres. Ces personnes peuvent toutefois être de bons vecteurs de propagation.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Pour limiter l’infestation, on doit déclarer les lieux contaminés. Il faut savoir que la punaise a autant d’attirance pour les hôtels de prestige que pour les auberges minables. C’est le sang humain qu’elle aime, pas la saleté.
  • On peut utiliser des insecticides, mais avec parcimonie. L’usage excessif fait plus de mal que de bien et favorise l’apparition de souches résistantes.
  • Lorsqu’on arrive dans une chambre d’hôtel, il est préférable d’inspecter les lieux avant de déposer ses bagages. Des taches de sang séché sur la literie ou le matelas, des amas d’œufs jaunâtres ou encore des exuvies (enveloppes séchées et translucides laissées après la mue) sont de bons indices de sa présence.
  • Laisser vivre les araignées de maison, elles dévorent les punaises.
  • Inspecter les vêtements et les meubles d’occasion que l’on achète. Éviter de ramasser les meubles, les matelas et les sofas laissés sur le trottoir.
  • Si l’on fait appel à un service de déménagement, il faut s’assurer que l’entreprise utilise des couvertures propres pour protéger les meubles.
  • Au retour d’un voyage, inspecter ses valises et, si nécessaire, les nettoyer à l’aide d’un aspirateur.
  • Les traitements thermiques sont efficaces. Quel que soit son stade de développement, la punaise ne résiste pas plus de 15 minutes à des températures inférieures à -32 °C ni plus de 7 minutes à des températures supérieures à 46 °C.
  • Il est souvent plus simple de se débarrasser des objets et du mobilier contaminés.

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