Colibri roux

Selasphorus rufus

Un habitué des jardins fleuris et des abreuvoirs de l’Alberta et de la Colombie-Britannique

Image d'un colibri roux vivant, vu de profil, tête vers la droite, en plein vol.

Description de l'animal

  • Taille du mâle : environ 8,5 centimètres. Taille de la femelle : environ 9 centimètres.
  • Poids du mâle : près de 3 grammes. Poids de la femelle : près de 4 grammes.
  • Bec droit, mince et noir.
  • Caractéristiques du mâle : à part sa calotte verte et lustrée, le mâle est principalement roux. Il a une petite tache blanche au coin de l’œil. Son charme réside dans sa gorge écarlate iridescente, qui contraste avec sa poitrine blanche.
  • Caractéristiques de la femelle : son plumage est vert bronzé sur le dos, le dessus de la tête et le dessus des ailes. Des zones brun rougeâtre enjolivent ses flancs et sa queue.
  • Caractéristiques de l’oisillon : il ressemble à sa mère. Le petit mâle a un peu de roux sur le croupion et le bas du dos.

Habitat et besoins

  • Produit une seule couvée par saison, occasionnellement deux. La femelle construit son nid à travers les plantes retombantes, dans les buissons et même dans les gros arbres. Son nid ressemble à une coupe. Elle y pond généralement 2 œufs, qu’elle couve pendant environ 16 jours.
  • Niche parfois en colonie.
  • Bat des ailes à raison de 52 à 62 battements par seconde. Le colibri roux est le plus rapide de son espèce.
  • Vit en altitude, là où se trouvent des fleurs : dans les forêts, les zones buissonneuses et les prairies.
  • Se nourrit principalement de sève, de nectar de fleurs et d’insectes.
  • Aime bien les abreuvoirs. Le colibri roux a une bonne mémoire et revient régulièrement à ses postes d’alimentation.
  • Migre vers le Mexique d’octobre à février et revient pour nidifier en Alberta, en Colombie-Britannique et même en Alaska. Un dérèglement migratoire le conduit parfois vers l’est. Grâce aux abreuvoirs, il réussit à survivre. Sa tendance à émigrer vers l’est s’est transmise de génération en génération. Il est capable de tolérer des températures avoisinant les -20 °C. Pour sa taille, il est le champion des longues distances.
  • A une parade nuptiale spectaculaire. Le Colibri roux fait une série de piqués en émettant un genre de bégaiement. Les piqués finissent toujours au même endroit, près de la femelle, mais commencent à des endroits différents. Les plongeons sont rapides et les remontées plus lentes. La femelle déploie les extrémités blanches des plumes de sa queue pour signifier qu’elle accepte les avances du mâle.

Ma relation avec les humains

  • Le colibri roux fréquente les abreuvoirs à colibris et les jardins de fleurs. Il chasse énergiquement toutes les autres espèces de colibris qui osent s’y aventurer.
  • Les scientifiques qui l’étudient se surprennent de son sens de l’orientation et de sa bonne mémoire, vu la petitesse de son cerveau.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Si l’on veut que le colibri fréquente sa cour :
  • Cultiver des fleurs, de préférence rouges, orange ou roses, qui ont une corolle profonde. Elles lui fournissent beaucoup de nectar.
  • Installer des abreuvoirs, lorsqu’il n’y a pas de fleurs. Choisir des modèles en verre ; ils ne se dégradent pas au soleil. Les remplir d’un mélange composé d’un quart de tasse de sucre pour une tasse d’eau bouillie. Ne pas ajouter de colorant alimentaire. Au printemps et à l’automne, faire un mélange plus concentré.
  • Changer l’eau des abreuvoirs avant qu’elle devienne trouble; l’eau sucrée fermente rapidement quand il fait chaud, et l’alcool empoisonne les colibris.
  • Le colibri roux ne fuit pas le danger, mais il l’affronte. S’il est surpris, il intimide les intrus en se déplaçant, pour faire clignoter sa gorge. On peut alors feindre la peur et s’éloigner un peu!
  • Les scientifiques qui étudient les colibris roux prennent au sérieux les nombreuses données recueillies par la population dans le cadre des programmes de surveillance des colibris.

Villes participantes où cet animal a été vu