Couleuvre rayée

Thamnophis sirtalis

Bien adaptée aux parcs urbains de toutes les provinces, à l’exception de Terre-Neuve

Image d'une couleuvre rayée vivante, vue de face, enroulée en spirale.

Description de l'animal

  • Trois bandes jaunes ou brunâtres sur le dos et les flancs.
  • Taille : jusqu’à 1,24 mètre de long.
  • Écailles réparties en 19 rangées sur la partie centrale du corps.
  • Motifs de coloration différents selon la région.
  • Généralement brun foncé ou noire. La couleuvre rayée peut aussi être orange, rouge, blanche, bleutée ou verdâtre.
  • Ventre jaune ou grisâtre, parfois rouge.

Habitat et besoins

  • Aime presque tous les milieux, même perturbés (chantiers, éboulis, friches, coupes forestières, brûlis). Elle affectionne les berges des étangs, des lacs et des rivières.
  • Trouve un abri sous les roches, les planches de bois, les amas de ferraille ou tout objet plat qui jonche le sol. Elle aime aussi se cacher dans les arbres morts.
  • Dépend des sources externes de chaleur pour maintenir sa température corporelle. La couleuvre rayée passe donc beaucoup de temps à se réchauffer sur et sous les pierres.
  • S’accouple en groupe. Au printemps, lorsque la femelle quitte son abri, une vingtaine de mâles l’entourent, prêts à l’accouplement. La femelle porte ses œufs dans une poche ventrale.
  • Est une excellente nageuse et une bonne grimpeuse.
  • Se nourrit de vers de terre, de limaces, de petits poissons, de têtards, de salamandres et, surtout, de crapauds et de grenouilles. Parfois, elle dévore des insectes, des araignées, de petits oiseaux et de jeunes rongeurs.
  • Avale des proies de grande taille. Elle écarte largement ses mâchoires et pousse la proie au fond de sa gorge avec ses dents. Elle contracte ensuite ses muscles pour la faire progresser vers son estomac.
  • Hiberne dans divers endroits : sous terre (en dessous de la ligne de gel), dans une crevasse, sous un tas de pierres, dans un terrier, un vieux puits ou de vieilles fondations.
  • Se défend en s’enroulant sur elle-même. La couleuvre rayée se gonfle et laisse voir la peau bleutée entre ses écailles. Si on l’attrape, elle se débat en tournoyant et en libérant un liquide nauséabond. Elle n’hésite pas à mordre.
  • Détecte les odeurs de ses proies, de ses adversaires et de ses partenaires avec sa langue.
  • Résiste mieux aux produits toxiques et au froid que les amphibiens.

Ma relation avec les humains

  • La couleuvre rayée se fait souvent écraser par les voitures alors qu’elle se réchauffe sur l’asphalte des routes.
  • Elle aide au contrôle des populations d’insectes, de mollusques et de petits rongeurs.
  • Elle effraie parfois la personne qui la découvre sous une pierre ou dans les platebandes.
  • Les scientifiques s’intéressent à elle, surtout pour étudier sa résistance à certains poisons et son endurance au froid.
  • Elle est victime des chiens et des chats.

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Éviter de prendre la couleuvre : certaines sont plus susceptibles que d’autres et pourraient mordre.
  • Si on l’aime, on peut lui installer des cachettes, comme des pierres, des morceaux de bois ou divers débris naturels ou artificiels.
  • Pour éviter que la couleuvre rayée se cache dans une corde de bois, rentrer le bois de chauffage avant sa période d’hibernation.

Villes participantes où cet animal a été vu