Marmotte commune

Marmota monax

Une visiteuse égarée des villes, présente dans toutes les provinces canadiennes, à l’exception de Terre-Neuve

Image d'une marmotte commune naturalisée, debout sur pattes arrière, tronc d’arbre, vue de biais, tête à droite.

Description de l'animal

  • Rongeur grassouillet au corps très flexible et au cou presque inexistant.
  • Tête aplatie surmontée de deux petites oreilles.
  • Poids à l’âge adulte : entre 3 et 6 kilogrammes.
  • Pattes courtes et trapues. Celles d’en avant sont munies de longues griffes pour creuser.
  • Fourrure épaisse et laineuse, qui va du brun clair jaunâtre au brun foncé rougeâtre, selon les régions.
  • Pieds noirs.

Habitat et besoins

  • Est principalement herbivore. La marmotte se nourrit surtout de végétation herbacée, comme la luzerne et le trèfle. Il lui arrive parfois de manger des insectes et des oisillons.
  • Creuse des terriers pour se réfugier pendant l’été et pour hiberner durant l’hiver. La marmotte prévoit une entrée principale, plusieurs trous de guet et au moins deux chambres qui servent de nid et de zone à déchets. Elle creuse son terrier d’hiver plus profondément dans la terre, à l’abri du gel.
  • Accumule du gras durant l’été pour subsister durant l’hiver.
  • Vit en solitaire dans son réseau souterrain.
  • Est capable de se soulever sur ses pattes arrière et d’observer le paysage à la façon d’une sentinelle. La marmotte a une excellente vue et une excellente ouïe. À la moindre menace, elle émet des cris perçants et saccadés qui ont pour but d’alerter les marmottes des alentours. Quand elle est attaquée, elle se défend avec acharnement.

Ma relation avec les humains

  • La marmotte peut faire des ravages dans les champs cultivés et les potagers. Les trous qu’elle creuse dans la pelouse contribuent toutefois à l’aération et à l’enrichissement du sol.
  • Rare animal à hiberner véritablement, la marmotte est très étudiée par les spécialistes de la santé, qui cherchent à savoir comment elle fait pour abaisser sa température corporelle, diminuer son rythme cardiaque et réduire sa consommation d’oxygène.
  • Le 2 février, c’est le jour de la marmotte! Selon une croyance populaire nord-américaine, si la marmotte voit son ombre et qu’elle réintègre son terrier, l’hiver se prolongera de six autres semaines. Quel mythe!
  • La marmotte n’intéresse pas beaucoup les chasseurs. Sa fourrure a peu de valeur, mais sa chair est comestible.
  • Au Québec, on la surnomme « siffleux ».

Conseils pour vivre en bon voisinage

  • Si l’on ne veut pas de sa présence, il faut :
  • se promener régulièrement dans le jardin, installer des objets qui miroitent ou qui bougent au vent, ou employer des détecteurs de mouvement; la marmotte est peureuse.
  • saupoudrer le jardin de produits répulsifs, comme du poivre de Cayenne ou du piment fort moulu.
  • Installer une clôture grillagée autour des jardins ou des arbres.
  • Attention sur la route, la marmotte n’est pas très prudente!

Villes participantes où cet animal a été vu