Art naïf
Apparu au tournant du XIXe siècle, ce terme désigne un style pictural figuratif de nature marginale. Dépeinte comme indisciplinée, maladroite, enfantine, candide, simple et spontanée, l’approche non conventionnelle de l’art naïf laisse une place importante à la fantaisie. Les artistes, généralement autodidactes, emploient des couleurs vives, pures et en aplat. Plusieurs courants modernes, dont le surréalisme, se sont inspirés de l’esthétique naïve pour s’éloigner du carcan académique.

Expressionniste
L’adjectif expressionniste se réfère à l’expressionnisme, un mouvement qui a émergé en Europe au début du XXe siècle en réaction contre l’académisme et les valeurs de la société de l’époque. Il influença de nombreux domaines artistiques dont la peinture, l’architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma, la musique et la danse. Dans le champ de la peinture, il est caractérisé par la projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour susciter une réaction émotionnelle. Les œuvres expressionnistes sont souvent fondées sur des visions angoissantes, hantées par la menace de la Première Guerre mondiale.

Fauve
L’adjectif fauve se réfère au fauvisme, un courant artistique qui eut un impact important chez les peintres au début du XXe siècle. Ce mouvement se caractérisait notamment par la libération de la couleur et l’emploi de larges aplats de teintes vives. Les peintres associés au courant revendiquaient un art fondé sur l’instinct et séparaient la couleur de sa référence à l’objet afin d’en accentuer l’expressivité. Le précurseur et défenseur le plus célèbre du fauvisme est Henri Matisse.

Formalisme
Le terme relève d’une théorie selon laquelle la forme détermine le contenu. Par extension, on parle de peinture formaliste ou d’abstraction formaliste à propos d’un art qui met l’accent sur les éléments de la composition (couleur, ligne, forme, texture) et qui exclut tout contenu expressif ou narratif.

Genre
Terme apparu au XVIIe siècle avec la naissance de l’Académie royale de peinture et de sculpture en France. Celle-ci a hiérarchisé les différents sujets de la peinture selon leur noblesse et leur difficulté de réalisation. Le genre le plus noble était sans contredit la peinture d’histoire, suivi du portrait, de la scène de genre, du paysage et de la nature morte. Depuis le XIXe siècle, cette hiérarchisation est progressivement tombée en désuétude.

Hyperréalisme
Reproduction de la réalité qui se base sur la photographie. Ce type de peinture rend la réalité avec une grande exactitude et les coups de pinceau y sont indiscernables, ce qui lui donne l’apparence d’une reproduction fidèle. L’hyperréalisme a été un mouvement très populaire aux États-Unis à la fin des années 1960 et dans les années 1970.

Minimalisme
Ce courant artistique, né au début des années 1960, privilégie des formes qui ne sont pas strictement géométriques, mais qui sont toujours simples. La facture est dépersonnalisée. La sobriété extrême est l’une des qualités recherchées. Et l’objectif du mouvement vise un minimum d’interventions.

Régionalisme
Approche artistique qui a pour caractéristiques de saisir les détails de l’environnement immédiat et d’explorer les particularités de l’histoire locale et personnelle dans les œuvres. L’expérience directe est de première importance.

Surréalisme
Mouvement littéraire et artistique né après la Première Guerre mondiale. Ce mouvement repose sur le refus de toutes les constructions logiques de l’esprit et sur la valorisation de l’irrationnel, de l’absurde, du rêve, du désir et de la révolte.

Symbolisme
Conception esthétique apparue à la fin du XIXe siècle et d’abord associée à la littérature. Le symbolisme repose sur la subjectivité et l’idée que nous ne pouvons saisir la réalité qu’à travers nous-mêmes, qu’à travers les images que nous en avons et notre propre imagination.
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