Aux premiers siècles de notre ère, lorsque la religion chrétienne se construit, la fête de Noël n’existe pas : l’Église ne connaît que la fête de la Résurrection célébrée solennellement à Pâques. Les premières célébrations de la naissance de Jésus ( Natale Christi ) apparaissent au cours du IVe siècle en Occident lorsque le christianisme est devenu la religion du plus grand nombre. Elles ont pour but de christianiser les fêtes de la culture populaire et les cultes préchrétiens, célébrés au mois de décembre. En particulier, Jésus appelé « Lumière du Monde » ou « Soleil de Justice » se substitue au Sol invictus mithriaque. La liturgie, l’interprétation des Écritures, vont influencer et fixer les représentations des scènes de la vie du Christ, notamment celle de la Nativité.

C’est en 354 que le pape Liberus instaura la Nativité le 25 décembre, alors que l’Église d’Orient célébrait la naissance du Christ est son baptême le 6 janvier par la fête de l’Épiphanie.

Le choix de la date du 25 décembre reposait en fait sur l’ultime désir des Pères de l’Église de détourner les peuples de l’empire romain de l’idôlatrie. Dès le Ve siècle, la fête de la Nativité prit une telle importance dans le monde de la chrétienté, qu’elle marqua le début de l’année liturgique. Il en fut ainsi jusqu’au XIe siècle, où la période de l’Avent ayant été ajoutée au cycle de Noël, le premier dimanche de l’Avent inaugura dès lors la nouvelle année liturgique.


Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Mission de la recherche et de la technologie, Direction des Musées de France, Musée de la civilisation, Provincial Museum of Alberta, Musée national des arts et traditions populaires, Département de l'organisation des systèmes d'information,

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons