Parmi la grande variété de viandes et de charcuteries, la dinde farcie occupe certainement une place de choix dans le menu traditionnel de Noël. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce mets ne nous est pas parvenu des pays européens. De fait, avant d’être domestiquée, la dinde vivait à l’état sauvage dans le sud de l’Ontario, dans certaines régions du Québec, dans plusieurs États américains et même au Mexique. Au début du XVIe siècle, les Espagnols rapportèrent en Europe cet oiseau du Mexique. Bientôt, il fut domestiqué en Espagne, en France et en Angleterre.

Si, chez les francophones du Canada, la dinde est depuis longtemps considérée comme un mets traditionnel du temps des fêtes; chez les anglophones, c’est plutôt l’oie rôtie et farcie qui était servie comme plat de résistance au dîner de Noël.

Le plat sans doute le plus ancien dont les anglophones raffolent à l’époque des fêtes est la mince pie, dont l’origine remonte au Moyen Âge. Cette tarte, de forme oblongue, renfermait dans sa recette originale un mélange de volaille, faisan, perdrix et lapin hachés finement. Plus tard, on y ajouta du sucre, des pommes, du cidre, des raisins, des oranges et citrons confits. Avec le temps, on finit par supprimer les viandes pour ne conserver que les ingrédients sucrés.




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