Selon les scientifiques, deux tiers des espèces de plantes agricoles et un tiers des calories consommées dépendent des pollinisateurs. Ce sont les pollinisateurs indigènes plutôt que les abeilles mellifères domestiquées qui pollinisent la majeure partie des cultures agricoles. Certaines cultures ne sont pollinisées que par les pollinisateurs indigènes. Par exemple, les abeilles mellifères ne sont pas des pollinisatrices efficaces du bleuet; seules les abeilles indigènes le sont. Les abeilles mellifères sont en mesure de polliniser d’autres cultures, mais les abeilles indigènes y réussissent mieux. Comparativement à la pollinisation par les abeilles mellifères, la pollinisation par les abeilles indigènes Osmia lignaria fait doubler la production des cerisiers. Si les abeilles mellifères tombent malades et qu’il n’y ait pas d’abeilles indigènes, la production des cultures agricoles et des cultures de vergers pourraient être nulle. Les plantes indigènes qui poussent dans les restes de prairie ou en bordure des champs de cultures sont importantes, car elles procurent aux insectes pollinisateurs de quoi se nourrir lorsque les plantes cultivées ne sont pas en fle Pour en lire plus
Selon les scientifiques, deux tiers des espèces de plantes agricoles et un tiers des calories consommées dépendent des pollinisateurs. Ce sont les pollinisateurs indigènes plutôt que les abeilles mellifères domestiquées qui pollinisent la majeure partie des cultures agricoles. Certaines cultures ne sont pollinisées que par les pollinisateurs indigènes. Par exemple, les abeilles mellifères ne sont pas des pollinisatrices efficaces du bleuet; seules les abeilles indigènes le sont. Les abeilles mellifères sont en mesure de polliniser d’autres cultures, mais les abeilles indigènes y réussissent mieux. Comparativement à la pollinisation par les abeilles mellifères, la pollinisation par les abeilles indigènes Osmia lignaria fait doubler la production des cerisiers. Si les abeilles mellifères tombent malades et qu’il n’y ait pas d’abeilles indigènes, la production des cultures agricoles et des cultures de vergers pourraient être nulle. Les plantes indigènes qui poussent dans les restes de prairie ou en bordure des champs de cultures sont importantes, car elles procurent aux insectes pollinisateurs de quoi se nourrir lorsque les plantes cultivées ne sont pas en fleur.

Perte, fragmentation et dégradation de l’habitat, toxicité des pesticides, propagation de maladies et de parasites, et changement climatique ont tous un effet négatif sur les populations de pollinisateurs.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.

Une vidéo sur la pollinisation par les insectes de prairie

Une vidéo d’introduction à la pollinisation dans la prairie

Le Musée du Manitoba – Pollinisation de Prairie

Peu de gens remarquent les insectes à moins d’être piqués ou mordus par l’un d’entre eux. Mais les activités de beaucoup de ces petites bêtes sont réellement très importantes pour nous. Les scientifiques estiment qu’une bouchée de nourriture sur trois dépend d’un pollinisateur. À l’échelle mondiale, environ 80 pour 100 des plantes à fleur ont besoin de pollinisateurs. Dans les Prairies canadiennes, les abeilles, les mouches, les papillons, les mites et les coléoptères sont les pollinisateurs les plus communs. À la recherche de nourriture, ces insectes transportent des centaines de grains de pollen d’une fleur à l’autre chaque jour. Chaque petit grain de pollen renferme l’information génétique nécessaire pour produire une nouvelle plante. Ce processus assure la survie de la prochaine génération des plantes. Sans les pollinisateurs, la plupart des plantes dans le monde, y compris les plantes cultivées, disparaîtraient.

Le Musée du Manitoba
Toastbot Media

Provinces des Prairies, CANADA
© 2013, Le Musée du Manitoba. Tous droits réservés.


Une vidéo sur la valeur que représente la prairie de fétuques pour l’humanité et les espèces sauvages.

Selon Art Davis, professeur à l’Université de la Saskatchewan, la protection des plantes et des pollinisateurs indigènes bénéficie à l’humanité.

Le Musée du Manitoba
Pollinisation de prairie - Valeur de la prairie de fétuques
Art Davis, professeur à l’Université de la Saskatchewan, et Melissa Pearn, adjointe à la conservation, Musée du Manitoba.

Les surfaces en prairie deviennent de plus en plus rares au Canada alors que la majeure partie est convertie en terre cultivée. Pourtant les scientifiques reconnaissent que l’agriculture peut bénéficier de la protection et de la restauration de la prairie indigène. Me voici juste en dehors de Saskatoon accompagnée du biologiste Art Davis dans la prairie Kernen, ilot de prairie de fétuques appartenant à l’Université de la Saskatchewan.
Dites-moi, Professeur Davis, comment les plantes et les animaux sauvages nous bénéficient-ils?
Très bonne question, Melissa. De nombreux insectes et d’autres animaux dépendent uniquement du nectar et du pollen des fleurs qu’ils fréquentent pour se nourrir. En allant d’une fleur à l’autre, ils transportent le pollen des anthères d’une fleur au stigmate d’une autre fleur de la même espèce. À leur insu, ils nous rendent un important service en pollinisant les cultures agricoles et, dans un milieu comme celui-ci, en pollinisant de nombreuses plantes indigènes.
Auriez-vous un exemple de plante qui nourrit les pollinisateurs des cultures agricoles?
Eh bien, nous sommes entourés de plusieurs plantes qui dépendent de pollinisateurs généralistes. À ce moment-ci de l’année, tard au mois d’août, les membres de la famille des astéracées, comme les asters, la verge d’or et d’autres, sont beaucoup fréquentés par une grande quantité d’insectes.
Quelle est l’importance des pollinisateurs sauvages pour la production agricole? Ne peut-on pas se fier uniquement aux abeilles domestiques?
Très bonne question. Dans les dernières décennies, peut-être nous nous sommes beaucoup fiés aux abeilles. Nous avons compris, cependant, qu’il est risqué de dépendre d’une seule espèce d’insecte pollinisateur. Dans de nombreux milieux comme celui-ci, souvent c’est toute une gamme d’insectes qui est essentielle au succès optimal de la reproduction de bon nombre d’angiospermes.
Eh bien, merci beaucoup de vous être entretenu avec moi aujourd’hui.
Cela m’a fait plaisir.
Certes, vous m’avez donné quelque chose sur quoi réfléchir.
C’est bon.

Le Musée du Manitoba
Toastbot Media
vers
Saskatoon, Saskatchewan, CANADA
© 2013, Le Musée du Manitoba. Tous droits réservés.


Une vidéo sur les pollinisateurs de l’aster soyeux, plante rare.

En compagnie de Mme Diana Bizecki Robson, apprenez-en davantage sur le réseau interactif complexe des plantes et des pollinisateurs auquel participe la plante rare qu’est l’aster soyeux.

Le Musée du Manitoba
Pollinisation de prairie - Réseaux de l’aster soyeux
Mme Diana Bizecki Robson, conservatrice de musée (botanique), et Melissa Pearn, adjointe à la conservation, Musée du Manitoba.

Depuis quelques années, Diana Robson, conservatrice de musée au Musée du Manitoba, s’installe sur ce petit banc, ici dans la prairie d’herbes hautes du parc provincial de Bird’s Hill, pour regarder des plantes grandir. Aujourd’hui je viens en connaître la raison. Mme Robson, que faites-vous ici depuis quelques années?
Eh bien, je tiens compte des espèces d’insectes qui pollinisent les diverses plantes dans les parties du parc qui sont en prairie d’herbes hautes.
Étudiez-vous une espèce de plante particulière?
Oui, je me suis beaucoup intéressée à celle-ci en particulier, l’aster soyeux, qui a de beaux pétales roses et des feuilles argentées. Je m’y intéresse surtout parce que c’est une espèce en voie de disparition ici au Canada.
Connaissez-vous les organismes qui la pollinisent?
J’ai constaté jusqu’à 21 espèces d’insectes qui fréquentent l’aster soyeux et qui, probablement, la pollinisent. Saviez-vous que ces mêmes insectes fréquentent aussi une grande variété de plantes dans le parc avant même la floraison de l’aster soyeux tard au mois d’août?
Qu’est-ce cela veut dire?
Eh bien, cela veut dire qu’on ne peut pas protéger une espèce en situation isolée, mais qu’il faut protéger les plantes et les insectes qui ont des affinités avec l’espèce. Tout ce qu’il y a dans le parc est interdépendant d’une certaine manière. C’est comme un immense réseau d’interactions, un peu comme un réseau informatique.
Cela est très intéressant. Merci, Mme Robson.
Il n’y a pas de quoi.

Le Musée du Manitoba
Toastbot Media
vers
Parc provincial de Bird’s Hill, Manitoba, CANADA
© 2013, Le Musée du Manitoba. Tous droits réservés.


Une vidéo sur la valeur scientifique des collections d’Histoire naturelle conservées dans les musées

Faites une visite guidée de l’entrepôt des collections de l’Histoire naturelle du Musée du Manitoba en compagnie de Mme Diana Bizecki Robson pour savoir comment les spécimens de recherche sont conservés.

Le Musée du Manitoba
Pollinisation de prairie - Entrepôt des collections du Musée du Manitoba
Mme Diana Bizecki Robson, conservatrice de musée (botanique), Melissa Pearn, adjointe à la conservation, Musée du Manitoba.

Aujourd’hui j’ai la chance de me rendre à un endroit auquel très peu de gens ont accès : l’entrepôt des collections d’histoire naturelle du Musée du Manitoba.
Je suis accompagné de Mme Diana Robson, qui est botaniste au Musée. Mme Robson, qu’est-ce qu’il y a dans cet entrepôt?
Bien, entre autres choses, on y entrepose tous les spécimens de plantes et d’insectes que le personnel de conservation du musée collectionne en travaillant sur le terrain.
Pourquoi collecte-t-on ces spécimens?
Pour diverses raisons. D’abord, c’est une manière pour les scientifiques de montrer qu’ils ont réellement vu ce qu’ils disent avoir vu en travaillant sur le terrain. De plus, souvent il est très difficile d’identifier certains organismes, particulièrement des insectes, sans faire appel à un microscope. Par conséquent, si l’on veut connaître l’espèce que l’on observe, il faut en obtenir un spécimen. La collecte permet aussi la mise en commun des spécimens avec d’autres chercheurs qui étudient les mêmes groupes d’organismes.
Comment ces spécimens aident-ils à résoudre les vrais problèmes?
Les spécimens nous aident de bien des façons à découvrir le déplacement des organismes dans l’espace et dans le temps. Par exemple, ils ont servi à suivre la diffusion d’espèces exotiques. Nous avons pu dépister la maladie causée par le virus du Nil occidental et apprendre comment le virus est transmis par les animaux. Les spécimens servent aussi à documenter le changement climatique. Par exemple, l’observation de la période de floraison, entre autres, nous a permis de constater que le printemps se réchauffe. En effet, les plantes fleurissent deux semaines plus tôt que par le passé. Ces spécimens aident aussi à déterminer si un organisme se raréfie avec le temps et si des mesures de préservation ou de protection sont nécessaires.
Comment déterminez-vous qu’une espèce devient rare?
Voyez-vous, des spécimens sont recueillis depuis des centaines d’années et nous connaissons l’endroit de leur collecte. Pour savoir si une espèce devient rare, vous n’avez qu’à vous rendre à cet endroit et constater si elle y est toujours. Si elle demeure introuvable, si l’habitat a été converti en parc de stationnement, en aire de puits d’huile ou en champ agricole, vous savez que l’espèce est devenue plus rare avec le temps.
Merci beaucoup, Mme Robson.
Je vous en prie.

Le Musée du Manitoba
Toastbot Media
vers
Winnipeg, Manitoba, CANADA
© 2013, Le Musée du Manitoba. Tous droits réservés.


De nombreuses cultures agricoles au Canada dépendent ou bénéficient de la fréquentation des insectes. Voici les plus communes :

Fruits – pommes, abricots, cerises, raisins de Corinthe, melons, pêches, poires, prunes;
Baies – mûres, bleuets, canneberges, groseilles, framboises, fraises;
Plantes fourragères – luzerne, lotier corniculé, trèfle, coronille bigarrée, lupin;
Légumineuse – haricots, pois, arachides, soja;
Herbes médicinales – bourrache, ginseng, échinacée, herbe de Saint-Jean, etc.;
Noix et graines – sarrasin, châtaigne;
Oléagineux – canola, lin, soja, tournesol;
Épices – coriandre, carvi commun, moutarde, etc.;
Légumes – brocoli, carottes, concombres, piments, citrouilles, tomates, courges, zucchini.
De nombreuses cultures agricoles au Canada dépendent ou bénéficient de la fréquentation des insectes. Voici les plus communes :

Fruits – pommes, abricots, cerises, raisins de Corinthe, melons, pêches, poires, prunes;
Baies – mûres, bleuets, canneberges, groseilles, framboises, fraises;
Plantes fourragères – luzerne, lotier corniculé, trèfle, coronille bigarrée, lupin;
Légumineuse – haricots, pois, arachides, soja;
Herbes médicinales – bourrache, ginseng, échinacée, herbe de Saint-Jean, etc.;
Noix et graines – sarrasin, châtaigne;
Oléagineux – canola, lin, soja, tournesol;
Épices – coriandre, carvi commun, moutarde, etc.;
Légumes – brocoli, carottes, concombres, piments, citrouilles, tomates, courges, zucchini.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.

Photo d’un champ de plants de tournesol.

Au Canada, le tournesol est l’une des plus importantes cultures d'oléagineux pollinisées par les insectes.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Même si les abeilles mellifères domestiquées servent communément à polliniser les cultures agricoles, on a de plus en plus recours aux pollinisateurs indigènes. Andrènes, abeilles fouisseuses et abeilles des sables (Andrenidae), bourdons et abeilles mellifères (Apidae), abeilles coupeuses de feuilles et abeilles maçonnes (Megachilidae), abeilles de la sueur et halictes (Halictidae), mouches à fleurs (Syrphidae) et mouches de la viande (Calliphoridae) sont les plus importants pollinisateurs indigènes des cultures agricoles. Très peu de recherche a été faite, cependant, sur leur contribution à la production agricole. On connaît mal les espèces de pollinisateurs particulières qui fréquentent les cultures.
Même si les abeilles mellifères domestiquées servent communément à polliniser les cultures agricoles, on a de plus en plus recours aux pollinisateurs indigènes. Andrènes, abeilles fouisseuses et abeilles des sables (Andrenidae), bourdons et abeilles mellifères (Apidae), abeilles coupeuses de feuilles et abeilles maçonnes (Megachilidae), abeilles de la sueur et halictes (Halictidae), mouches à fleurs (Syrphidae) et mouches de la viande (Calliphoridae) sont les plus importants pollinisateurs indigènes des cultures agricoles. Très peu de recherche a été faite, cependant, sur leur contribution à la production agricole. On connaît mal les espèces de pollinisateurs particulières qui fréquentent les cultures.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.

Photo d’une abeille mellifère sur le tournesol

Abeille mellifère sur un tournesol. Les abeilles mellifères proviennent de l’Asie et ont été domestiquées pour produire le miel et la cire d’abeille, et pour aider à la production agricole. En 2007, le syndrome d'effondrement des colonies a commencé à se manifester dans les colonies d’abeilles commercialisées.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’un bourdon sur une inflorescence de la verge d'or des bois.

Bourdon sur la verge d’or des bois. Les abeilles sont les pollinisateurs de cultures agricoles les plus importants au Canada.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’une abeille fouisseuse sur les fleurs du zizia doré.

Abeille fouisseuse sur le zizia doré.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’un bourdon sur une feuille.

Bourdon

Le Musée du Manitoba
Photo: Bill Dean. Utilisée avec permission.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’une abeille de la sueur sur un capitule de vergerette glabre.

Abeille de la sueur sur la vergerette glabre.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’une abeille coupeuse de feuilles sur un capitule de verge d'or faux-ptarmica.

Abeille coupeuse de feuilles sur la verge d'or faux-ptarmica.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’un syrphe sur les fleurs du zizia doré.

Syrphe sur le zizia doré. Les mouches pollinisent de nombreuses cultures agricoles.

Le Musée du Manitoba
Photo: Bill Dean. Utilisée avec permission.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’un syrphe sur un capitule d’aster.

Syrphe sur un aster.

Le Musée du Manitoba
Photo: Bill Dean. Utilisée avec permission.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’une mouche de la viande sur un capitule d’hélianthe de Maximilien.

Mouche de la viande sur l’hélianthe de Maximilien.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Comme tout animal, les pollinisateurs ont besoin de nourriture (nectar ou pollen) et d’eau. Il se peut qu’il y ait assez d’eau dans le nectar pour suffire à certains. L’accès à du sel et à un habitat de nidification est important aussi. Les habitats de nidification varient considérablement : ilots de sol dénudés, trous ou cavités dans le roc ou le bois, terriers abandonnés, boue, terres humides ou végétation morte.
Comme tout animal, les pollinisateurs ont besoin de nourriture (nectar ou pollen) et d’eau. Il se peut qu’il y ait assez d’eau dans le nectar pour suffire à certains. L’accès à du sel et à un habitat de nidification est important aussi. Les habitats de nidification varient considérablement : ilots de sol dénudés, trous ou cavités dans le roc ou le bois, terriers abandonnés, boue, terres humides ou végétation morte.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.

Photo de la Réserve des prairies à herbes hautes, au Manitoba, en août

Réserve des prairies à herbes hautes, au Manitoba, en août. Les pollinisateurs adultes ont continuellement besoin de plantes florales pour survivre et se reproduire.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’une chenille de monarque sur une feuille de verge d’or des bois

Chenille de monarque sur la verge d’or des bois. Les larves d’insectes pollinisateurs sont végétariennes, carnivores ou coprophages, se nourrissant de plantes, d’autres animaux ou d’excréments.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Photo d’un nid d’abeilles dans le parc provincial de Spruce Woods, au Manitoba

Sites de nidification d’abeilles, parc provincial de Spruce Woods, au Manitoba. De nombreuses espèces d’abeilles ont besoin de sol dénudé pour se creuser un nid souterrain.

Le Musée du Manitoba
Photo: Diana Bizecki Robson

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.


Description

En consultant les renseignements et les ressources dans cette collection d’objets d’apprentissage, ainsi que la Pollinisation dans les Prairies, site Web principal, les élèves réaliseront individuellement ou en groupe une recherche pour déterminer les causes possibles du déclin de la population des insectes indigènes qui pollinisent les cultures agricoles, étudier des solutions possibles qui aideraient à augmenter la population des insectes ou se renseigner davantage sur les effets de l’activité humaine sur les pollinisateurs indigènes et leur environnement. Ce projet exigera que les élèves reconnaissent des lacunes dans les connaissances actuelles concernant l’écologie de pollinisation. Ils concevront une expérience de pollinisation à partir d’un problème constaté et proposeront une méthode comme moyen de l’étudier.

Méthode

1. Passez en revue l’information en main.

Avec l’information fournie dans la présente collection d’objets d’apprentissage, expliquez aux élèves le rôle de la pollinisation dans la production agricol Pour en lire plus
Description

En consultant les renseignements et les ressources dans cette collection d’objets d’apprentissage, ainsi que la Pollinisation dans les Prairies, site Web principal, les élèves réaliseront individuellement ou en groupe une recherche pour déterminer les causes possibles du déclin de la population des insectes indigènes qui pollinisent les cultures agricoles, étudier des solutions possibles qui aideraient à augmenter la population des insectes ou se renseigner davantage sur les effets de l’activité humaine sur les pollinisateurs indigènes et leur environnement. Ce projet exigera que les élèves reconnaissent des lacunes dans les connaissances actuelles concernant l’écologie de pollinisation. Ils concevront une expérience de pollinisation à partir d’un problème constaté et proposeront une méthode comme moyen de l’étudier.

Méthode

1. Passez en revue l’information en main.

Avec l’information fournie dans la présente collection d’objets d’apprentissage, expliquez aux élèves le rôle de la pollinisation dans la production agricole, en soulignant, par exemple, qu’une bouchée de nourriture sur trois dépend d’un pollinisateur. Montrez les vidéos suivantes aux élèves : Pollinisation dans les Prairies, Valeur de la prairie de fétuques, Réseaux de l’aster soyeux et Entrepôt des collections du Musée du Manitoba.

2. Discussion en classe

Dans le cadre d’une discussion de classe, traitez de certaines questions concernant la pollinisation. Quels sont les effets de l’activité humaine sur la pollinisation des cultures agricoles? Illustrez ces effets par des exemples. Y aurait-il des solutions pour le déclin de la population des insectes pollinisateurs des cultures agricoles? Qu’en disent les scientifiques? Il n’y a pas eu beaucoup de recherches sur cette question et les scientifiques ne sont pas très renseignés sur le sujet.

3. Choisissez un sujet d’étude.

En travaillant en petits groupes ou individuellement, les élèves étudieront l’un des problèmes recensés pendant la discussion sur le déclin de la population des insectes pollinisateurs indigènes. Ils donneront un aperçu de la documentation à ce sujet et proposeront une expérience pour mieux comprendre les raisons du déclin. Des recommandations figurent dans la section des Ressources du site de la Pollinisation dans les Prairies.

4. Examinez la méthode scientifique

Téléchargez l’Introduction à la méthode scientifique à partir de la présente collection d’objets d’apprentissage pour étudier la méthode et en discuter. Les élèves devraient concevoir leur expérience selon la méthode scientifique afin de créer une expérience gérable, décrite clairement et qu’un autre personne pourrait reproduire.

5. Rédigez la procédure de l’expérience

La procédure peut être rédigée sur papier et communiquée à la classe sous forme d’affiche ou de présentation orale. Voici des sujets possibles :

a. Identifier l’insecte indigène qui est le plus important pollinisateur d’une culture agricole particulière;
b. Établir si les terres agricoles à proximité d’une réserve naturelle sont plus productives que les terres agricoles plus éloignées;
c. Déterminer l’effet de la restauration de plantes florales indigènes sur les terres agricoles adjacentes;
d. Déterminer l’effet de l’arrosage de pesticides sur les populations de pollinisateurs;
e. Déterminer si les colonies d’abeilles mellifères favorisent la dissémination d’acariens ou la propagation de maladies chez les abeilles indigènes.

Conclusions

6. Mettez fin à la leçon en déterminant en groupe des actions nécessaires pour tenir compte du problème et en discutant de ce que chacun peut faire personnellement pour aider à protéger les pollinisateurs.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.

La méthode scientifique est une procédure exploitée pour répondre à une question au sujet d’un phénomène naturel. Après avoir formulé la question, le scientifique conçoit une expérience pour y répondre. Ainsi, vous devez concevoir une expérience pour étudier un phénomène qui vous intéresse.

Étape 1 – Posez la question qui convient

La première étape consiste à apprendre ce que les scientifiques ont découvert au sujet du phénomène qui vous intéresse. Consultez le site Web de la Pollinisation dans les Prairies, particulièrement la section des Ressources, consultez Internet, des livres et des revues. Quel travail a déjà été fait dans ce domaine? Que devez-vous savoir de plus pour être en mesure de résoudre le problème? Tenez compte de toutes les perspectives. Analysez et précisez clairement le problème. Est-il réductible à plus d’une composante ou sous-problème? Y a-t-il des solutions possibles? Énumérez les idées ou les solutions relevées au cours de votre recherche. L’une d’entre elles pourrait-elle servir d’hypothèse?

Étape 2 – Émettez une hypothèse

Une hypothèse est une proposition réfléchie sur Pour en lire plus
La méthode scientifique est une procédure exploitée pour répondre à une question au sujet d’un phénomène naturel. Après avoir formulé la question, le scientifique conçoit une expérience pour y répondre. Ainsi, vous devez concevoir une expérience pour étudier un phénomène qui vous intéresse.

Étape 1 – Posez la question qui convient

La première étape consiste à apprendre ce que les scientifiques ont découvert au sujet du phénomène qui vous intéresse. Consultez le site Web de la Pollinisation dans les Prairies, particulièrement la section des Ressources, consultez Internet, des livres et des revues. Quel travail a déjà été fait dans ce domaine? Que devez-vous savoir de plus pour être en mesure de résoudre le problème? Tenez compte de toutes les perspectives. Analysez et précisez clairement le problème. Est-il réductible à plus d’une composante ou sous-problème? Y a-t-il des solutions possibles? Énumérez les idées ou les solutions relevées au cours de votre recherche. L’une d’entre elles pourrait-elle servir d’hypothèse?

Étape 2 – Émettez une hypothèse

Une hypothèse est une proposition réfléchie sur la façon dont vous pensez que le phénomène naturel réagira (ou a réagi) à une condition ou un traitement particulier. Une hypothèse nulle, soit le résultat opposé de l’hypothèse et selon laquelle la condition ou le traitement n’aura ou n’a eu aucun effet sur le phénomène, est requise aussi. Émettez votre propre hypothèse, aussi clairement et aussi concrètement que possible. Voici l’exemple d’une hypothèse et de l’hypothèse nulle :

Hypothèse : L’installation de boîtes de nidification pour abeilles en bordure des champs de cultures agricoles augmentera le nombre des pollinisateurs de cultures.
Hypothèse nulle : L’installation de boîtes de nidification pour abeilles en bordure des champs de cultures agricoles n’aura aucun effet sur le nombre des pollinisateurs de cultures.

Étape 3 – Concevez une expérience pour mettre votre hypothèse à l’épreuve

Déterminez comment confirmer l’une ou l’autre des hypothèses, c’est-à-dire laquelle décrit le mieux la réalité. Votre étude peut être soit expérimentale, lorsque vous appliquez un traitement (p. ex., les boîtes de nidification), soit observationnelle, lorsque vous choisissez des sites différents sur le plan du milieu naturel (p. ex, un sol sableux comparativement à un sol argileux) ou des sites ayant été gérés différemment par d’autres (p. ex., comparaison entre les pollinisateurs dans une ferme organique et les pollinisateurs dans une ferme ordinaire). Voici des facteurs à considérer au moment de concevoir votre expérience :

· Quelles sont les conditions de contrôle et les conditions de traitement?
· Comment contrôler les variables qui pourraient affecter les résultats? p. ex., le type de sol, le type de culture, l’humidité du sol, l’emplacement, etc.;
· Qu’est-ce qui sera mesuré? p. ex., la production de graines, la diversité des insectes, le nombre d’insectes, la fréquentation des fleurs par les insectes, etc.;
· Comment veiller à ce que l’expérience soit reproductible? p. ex., en faisant l’étude sur plus d’un carré de terre.

Si le scientifique recevait les fonds nécessaires à la recherche, il passerait par les étapes suivantes du processus scientifique :

-Réaliser l’étude et recueillir les données;
-Analyser les données;
-Déterminer si l’hypothèse était correcte et justifier la conclusion;
-Rédiger un article en vue d’une évaluation par les pairs et de la publication dans une revue scientifique.

© 2013, The Manitoba Museum. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant sera en mesure de :
-comprendre la valeur des pollinisateurs indigènes par rapport aux cultures agricoles;
-connaître les cultures agricoles canadiennes qui bénéficient de la pollinisation;
-connaître les pollinisateurs indigènes les plus importants;
-comprendre que la préservation des pollinisateurs indigènes exige la protection de leur habitat;
-comprendre la méthode scientifique et la façon dont on l’emploie pour résoudre de vrais problèmes;
-consulter la documentation actuelle sur les pollinisateurs indigènes et la production agricole.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons