« … c’est en lui qu’ont été créées toutes choses… Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui. »

Col 1, 16-17

Entre l’époque où Jésus a vécu et le Ve siècle, la compréhension de l’événement-Jésus a changé du tout au tout. Au début du Ier siècle, Jésus était le fils d’un charpentier et le chef d’un groupuscule de fanatiques religieux; au Ve siècle, Jésus était devenu le principe organisateur de l’univers, la clé de la compréhension de la réalité et la réponse au mystère de l’existence. Les implications intellectuelles et spirituelles de cette dimension cosmique du Christ sont encore bien vivantes aujourd’hui. L’éminent philosophe du XXe siècle Alfred North Whitehead a lui-même soutenu que la vision scientifique du monde, si profondément implantée dans la conscience o Pour en lire plus
« … c’est en lui qu’ont été créées toutes choses… Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui. »

Col 1, 16-17

Entre l’époque où Jésus a vécu et le Ve siècle, la compréhension de l’événement-Jésus a changé du tout au tout. Au début du Ier siècle, Jésus était le fils d’un charpentier et le chef d’un groupuscule de fanatiques religieux; au Ve siècle, Jésus était devenu le principe organisateur de l’univers, la clé de la compréhension de la réalité et la réponse au mystère de l’existence. Les implications intellectuelles et spirituelles de cette dimension cosmique du Christ sont encore bien vivantes aujourd’hui. L’éminent philosophe du XXe siècle Alfred North Whitehead a lui-même soutenu que la vision scientifique du monde, si profondément implantée dans la conscience occidentale, tire son origine de la théologie des chrétiens du Ve siècle.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Christ pantocrator

L'image du Christ pantocrator - accompagnée de l'inscription « L'Être » - est, dans le système iconographique byzantin, reproduite à la voûte de l'église. Elle présente le Christ créant l'Univers et le soutenant dans l'être. C'est dans le Christ que le cosmos trouve sa raison d'être, sa forme et son épanouissement.

Heiko Schlieper (1931-).
Église catholique ukrainienne St. George the Victory Bearer.
vers 1994
Peinture sur enduit sec.
PMA: J99.1981
© The Provincial Museum of Alberta


« Louez Yahvé depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs, louez-le, tous ses anges, louez-le toutes ses armées !

Louez-le, soleil et lune, louez-le, tous les astres de lumière…

Louez Yahvé depuis la terre, monstres marins, tous les abîmes, Feu et grêle, neige et brume… Montagnes, toutes les collines, arbre à fruit, tous les cèdres, bête sauvage, tout le bétail, reptile, et l’oiseau qui vole, rois de la terre, tous les peuples… »

Ps 148, 1-3 et 7-11

Le cœur du christianisme cosmique, voie royale de la pensée et de la pratique religieuses, chante la gloire et la merveille de la création et le profond mystère du divin. Les icônes des chrétiens de l’Orient en sont une remarquable expression. Dans l’icône du psaume 148, nous voyons toute la cr&eacut Pour en lire plus
« Louez Yahvé depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs, louez-le, tous ses anges, louez-le toutes ses armées !

Louez-le, soleil et lune, louez-le, tous les astres de lumière…

Louez Yahvé depuis la terre, monstres marins, tous les abîmes, Feu et grêle, neige et brume… Montagnes, toutes les collines, arbre à fruit, tous les cèdres, bête sauvage, tout le bétail, reptile, et l’oiseau qui vole, rois de la terre, tous les peuples… »

Ps 148, 1-3 et 7-11

Le cœur du christianisme cosmique, voie royale de la pensée et de la pratique religieuses, chante la gloire et la merveille de la création et le profond mystère du divin. Les icônes des chrétiens de l’Orient en sont une remarquable expression. Dans l’icône du psaume 148, nous voyons toute la création se lever pour louer « Yahvé ». La création est dépeinte dans toute sa fraîcheur printanière où elle revêt un caractère sacré. L’icône de la Résurrection est empreinte d’une sensibilité similaire : elle représente Adam et Ève appelés à sortir des profondeurs de la nuit et de la mort. Selon cette tradition, le Christ est le rédempteur de la nature humaine. Nous rencontrons aussi Adam et Ève dans l’icône de la Rivière de Feu où ils apparaissent au pied du Sauveur au Paradis. Dans l’icône de la Pentecôte, qui représente la descente de l’Esprit-Saint sur les apôtres, une personnification du cosmos apparaît sortant des ténèbres et couronné de la vie.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Pentecôte

La figure couronnée émergeant des ténèbres à la base de l'icône est la personnification du cosmos. Toute la création tire son origine de l'Esprit de Dieu qui l'illumine.

Heiko Schlieper
vers 1998
© The Provincial Museum of Alberta


« …il [Dieu]…fait converger [les êtres] les uns vers les autres par la seule puissance de leur relation à Lui, leur principe. »

Maxime le Confesseur, Mystagogie, ch. I

Le Christ est le nouvel Adam, le Premier-né de toute la création (Col 1, 15), et la sanctification du monde découle en définitive de l’unité de l’ordre créé. Pour désigner cet état de l’être exprimant une telle unité, les Pères grecs de l’Église se servaient du mot apokatastasis, le rétablissement de toutes choses. Maxime le Confesseur (v. 580-662) a médité sur ce rétablissement de toutes choses dans l’unité. Dans l’iconographie orthodoxe, cet enseignement est d’une clarté cristalline. En architecture, l’icône du Pantocrator est représentée au centre de la voûte du dôme des églises byzantines d’où elle tient ensemble la totalité de l’Univers dont le temple est le type. Contra Pour en lire plus
« …il [Dieu]…fait converger [les êtres] les uns vers les autres par la seule puissance de leur relation à Lui, leur principe. »

Maxime le Confesseur, Mystagogie, ch. I

Le Christ est le nouvel Adam, le Premier-né de toute la création (Col 1, 15), et la sanctification du monde découle en définitive de l’unité de l’ordre créé. Pour désigner cet état de l’être exprimant une telle unité, les Pères grecs de l’Église se servaient du mot apokatastasis, le rétablissement de toutes choses. Maxime le Confesseur (v. 580-662) a médité sur ce rétablissement de toutes choses dans l’unité. Dans l’iconographie orthodoxe, cet enseignement est d’une clarté cristalline. En architecture, l’icône du Pantocrator est représentée au centre de la voûte du dôme des églises byzantines d’où elle tient ensemble la totalité de l’Univers dont le temple est le type. Contrairement à l’interprétation qui en est souvent donnée, le ’’Pantocrator’’ n’est pas le juge et le maître de la création. L’image du Christ cosmique est plutôt un appel à la foi des fidèles à unir tout ce qui se trouve dans la création, à tirer l’unité, l’ordre et l’univers du chaos par l’intégrité de l’être, donnant ainsi à la vie sa plénitude malgré les aléas et vicissitudes de l’histoire.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Église catholique ukrainienne St. George the Victory Bearer

Le temple orthodoxe est un microcosme, une icône, de toute la création. À ce titre, il est le lieu de la présence de Dieu.

Collection Musée canadien des civilisations

© Collection Musée canadien des civilisations


« Sagesse et Puissance de Dieu, Créateur et Providence de l’Univers… »

Canon de la Fête de la Dormition

« Le concept religieux de création découle d’un sentiment d’émerveillement devant l’existence de l’Univers et devant notre place en son sein. Le concept scientifique de création ne recouvre pas moins un sentiment d’émerveillement : nous ressentons un respect mêlé de crainte devant la simplicité ultime et la puissance de la créativité de la nature, et devant sa beauté partout présente. »

George Smoot, Les rides du temps

Au cours d’un entretien avec l’éminent homme de science Stephen Hawking, un archevêque chrétien orthodoxe lui a demandé s’il existait une théorie raisonnable sur la matière noire non baryonique. Plusieurs scientifiques se sont demandés si cette matière était la seule façon d’expliquer cert Pour en lire plus
« Sagesse et Puissance de Dieu, Créateur et Providence de l’Univers… »

Canon de la Fête de la Dormition

« Le concept religieux de création découle d’un sentiment d’émerveillement devant l’existence de l’Univers et devant notre place en son sein. Le concept scientifique de création ne recouvre pas moins un sentiment d’émerveillement : nous ressentons un respect mêlé de crainte devant la simplicité ultime et la puissance de la créativité de la nature, et devant sa beauté partout présente. »

George Smoot, Les rides du temps

Au cours d’un entretien avec l’éminent homme de science Stephen Hawking, un archevêque chrétien orthodoxe lui a demandé s’il existait une théorie raisonnable sur la matière noire non baryonique. Plusieurs scientifiques se sont demandés si cette matière était la seule façon d’expliquer certaines des tensions du cosmos qui semblent tenir l’Univers ensemble. Levant les yeux vers le moine orthodoxe, Stephen Hawking lui a répondu : « Vous êtes moine dans l’Église orthodoxe orientale, alors vous devez savoir ce qu’est un mystère. » Pour le moine comme pour Hawking, il y a un mystère au cœur même de l’Univers. Pour les chrétiens orientaux, ce mystère est palpable et est une source d’émerveillement et de réconfort.

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La Terre vue de l'espace

La représentation du Christ cosmique a toujours été de pair avec l'émerveillement que provoquent la majesté et l'infinie créativité de l'Univers. Les recherches scientifiques nous ont de bien des manières amené à mieux apprécier les forces d'imagination à l'œuvre aussi bien dans l'expansion grandiose de la galaxie que dans la délicate beauté d'un petit enfant en croissance.

The Provincial Museum of Alberta

Photographie
© The Provincial Museum of Alberta


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • définir la - ’’ Chrétienneté cosmique ’’-, donner des exemples de sa manifestation et décrire sa relation avec la pensée moderne.

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