« N’aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde - la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse - vient non pas du Père mais du monde. Or le monde passe avec ses convoitises ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.»

1 Jn 2, 15-17

Aux IVe, Ve et VIe siècles, de nombreux chrétiens ont pris à la lettre le conseil du Christ à ses disciples de prendre sa croix et de le suivre et, renonçant à toutes leurs ambitions temporelles, ont imité Jésus, le moine idéal. Les moines de cette période se sont donné pour mission d’être des « athlètes du Christ » et ont abandonné toutes les distractions mondaines pour vivre comme Jésus, pauvres, chastes et obéissants. Bien que la communauté monastique ait, à l’origine, rejeté l’o Pour en lire plus
« N’aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde - la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse - vient non pas du Père mais du monde. Or le monde passe avec ses convoitises ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.»

1 Jn 2, 15-17

Aux IVe, Ve et VIe siècles, de nombreux chrétiens ont pris à la lettre le conseil du Christ à ses disciples de prendre sa croix et de le suivre et, renonçant à toutes leurs ambitions temporelles, ont imité Jésus, le moine idéal. Les moines de cette période se sont donné pour mission d’être des « athlètes du Christ » et ont abandonné toutes les distractions mondaines pour vivre comme Jésus, pauvres, chastes et obéissants. Bien que la communauté monastique ait, à l’origine, rejeté l’orientation et les accommodements de l’Église ainsi que les dépravations de ce monde, son idéal ascétique s’est parfois imposé au christianisme institutionnel et, appuyé par le travail missionnaire et l’érudition des moines, a régné dans les cœurs et les esprits de l’Europe et du Proche-Orient au Haut Moyen-Âge.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Saint Antoine de Padoue

Connu pour sa présence charismatique, saint Antoine s'en est pris avec véhémence à l'avarice et à l'usure, s'est mis au service des pauvres et a acquis la réputation de faiseur de miracles.

Malcove Collection, University of Toronto

Gesso, peinture et dorure sur bois
© Malcove Collection, University of Toronto


Saint Jean Baptiste

Jean le Baptiste, le précurseur du Christ, était un ascète qui prêchait sur les bords du Jourdain. Il est souvent représenté tenant un parchemin sur lequel est inscrit : « Voici l'Agneau de Dieu. »

Malcove Collection, University of Toronto
16e siècle
Gesso, peinture et feuille d'or sur bois
PMA:J99.0138.
© Malcove Collection, University of Toronto.


« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »

Mt 19, 21

Même si l’ascétisme chrétien trouve ses racines au Ier siècle, le monachisme chrétien - la forme organisée de l’ascétisme - ne s’est vraiment épanoui qu’aux IVe et Ve siècles, en Égypte et en Syrie. Saint Antoine le Grand (251?-356) est reconnu comme le fondateur du monachisme chrétien, bien que des communautés religieuses féminines aient probablement existé avant celles des hommes. Prenant à la lettre l’invitation de Jésus d’abandonner toutes les possessions terrestres et de le suivre, Antoine a vendu ses biens et s’est rendu au désert, où il a vécu avec d’autres ascètes, ses compagnons d’étude, avant de couper tout contact avec la communauté humaine. En 305, il est sorti de cette retraite volontaire pour devenir le chef spirituel d Pour en lire plus
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »

Mt 19, 21

Même si l’ascétisme chrétien trouve ses racines au Ier siècle, le monachisme chrétien - la forme organisée de l’ascétisme - ne s’est vraiment épanoui qu’aux IVe et Ve siècles, en Égypte et en Syrie. Saint Antoine le Grand (251?-356) est reconnu comme le fondateur du monachisme chrétien, bien que des communautés religieuses féminines aient probablement existé avant celles des hommes. Prenant à la lettre l’invitation de Jésus d’abandonner toutes les possessions terrestres et de le suivre, Antoine a vendu ses biens et s’est rendu au désert, où il a vécu avec d’autres ascètes, ses compagnons d’étude, avant de couper tout contact avec la communauté humaine. En 305, il est sorti de cette retraite volontaire pour devenir le chef spirituel d’un groupe de disciples. Des mouvements similaires ont vu le jour en Égypte et en Syrie. Ces premières communautés monastiques chrétiennes n’avaient pas toutes des croyances et des pratiques identiques, mais étaient néanmoins toutes convaincues que, pour marcher dans les pas de Jésus, il fallait renoncer à ce monde et à tout ce qu’il représente, à ses rythmes, ses valeurs et ses désirs.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Saint Antoine d'Égypte

Antoine d'Égypte, qui s'est retiré dans le désert, est souvent vu comme le fondateur du monachisme.

Archim H. Lionda
1978
Papier et encre
PMA:J99.1931.
© The Provincial Museum of Alberta


Saint Antoine entouré de démons

L'austère ascétisme de saint Antoine lui a très certainement été d'un grand secours dans ses batailles légendaires avec le diable qui l'épuisaient et l'ont presque tué.

Albrecht Dürer (1471-1528)
vers 1497-1498
Peinture à tempera sur lin
PMA:J99.1812.
© Staatliche Gemäldegalerie, Alte Meister


« Ainsi, ne nous écartant jamais de son enseignement, persévérant en sa doctrine dans le monastère jusqu’à la mort, nous participerons par la patience aux souffrances du Christ pour être admis à partager son règne. »

Saint Benoît, La Règle de saint Benoît

Les deux piliers de la tradition monastique chrétienne sont sans aucun doute saint Basile le Grand (v. 330-379) et saint Benoît (v. 480-v. 547). Saint Basile était un érudit prodigieux et un professeur recherché quand la « lumière radieuse des Évangiles l’a tiré de son sommeil mondain ». Après avoir étudié les voies monastiques de la perfection, il a fondé un monastère et, durant toute sa vie, a offert un gîte aux sans-abri, a pris soin des malades et des pauvres et a instruit les ignorants. Saint Benoît a désiré suivre la vie et les enseignements du Christ avec autant de rigueur. La Règle de saint Benoît, texte d’une immense p Pour en lire plus
« Ainsi, ne nous écartant jamais de son enseignement, persévérant en sa doctrine dans le monastère jusqu’à la mort, nous participerons par la patience aux souffrances du Christ pour être admis à partager son règne. »

Saint Benoît, La Règle de saint Benoît

Les deux piliers de la tradition monastique chrétienne sont sans aucun doute saint Basile le Grand (v. 330-379) et saint Benoît (v. 480-v. 547). Saint Basile était un érudit prodigieux et un professeur recherché quand la « lumière radieuse des Évangiles l’a tiré de son sommeil mondain ». Après avoir étudié les voies monastiques de la perfection, il a fondé un monastère et, durant toute sa vie, a offert un gîte aux sans-abri, a pris soin des malades et des pauvres et a instruit les ignorants. Saint Benoît a désiré suivre la vie et les enseignements du Christ avec autant de rigueur. La Règle de saint Benoît, texte d’une immense portée sur le sens et la nature du monachisme chrétien en Occident, réglementait la vie du moine de façon jusque-là inconnue et expliquait comment les vertus fondamentales du moine - pauvreté, chasteté et obéissance - lui permettaient de participer à la vie du Christ. Tirant parti de leur vision spirituelle et de leur acuité intellectuelle, Basile et Benoît ont cherché à faire en sorte que la vie monastique soit une vie où rien n’était plus valorisé que le dépouillement de soi et la recherche de la sainteté.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Règle de Saint Benoît

Ce petit ouvrage a eu une immense influence au Moyen-Âge, imprégnant non seulement la théologie et les ordres monastiques chrétiens, mais l'ensemble de la conscience philosophique et socio-politique médiévale.

The Provincial Museum of Alberta
vers 1180-1190
Manuscrit
PMA: J99.1809
© The Provincial Museum of Alberta


« Oh! rose sans épines d’une beauté ineffable, tes bourgeons ont éclos à l’orée du paradis. Car par ton portail fermé, la porte s’est ouverte et par ton Icône sacrée tu convies la population canadienne à entrer, proclamant que tu es leur Protectrice et leur rempart contre l’ennemi. Partout on fait appel à toi : Réjouis-toi, la Joie du Canada.»

Hymne akathiste pour la Théotokos, la Joie du Canada, écrit par l’archevêque Lazar Puhalo, monastère All Saints of North America

Chaque année, le monastère All Saints of North America, situé à Dewdney (Colombie-Britannique), célèbre le jour de sa fête, la Théotokos, la Joie du Canada. « Théotokos », c'est-à-dire ’’qui donne naissance à Dieu’’, est le titre de la Vierge Marie. La célébration est une méditation sur le sens et l’objet de la naissance de Jésus et incite les fidèles à Pour en lire plus
« Oh! rose sans épines d’une beauté ineffable, tes bourgeons ont éclos à l’orée du paradis. Car par ton portail fermé, la porte s’est ouverte et par ton Icône sacrée tu convies la population canadienne à entrer, proclamant que tu es leur Protectrice et leur rempart contre l’ennemi. Partout on fait appel à toi : Réjouis-toi, la Joie du Canada.»

Hymne akathiste pour la Théotokos, la Joie du Canada, écrit par l’archevêque Lazar Puhalo, monastère All Saints of North America

Chaque année, le monastère All Saints of North America, situé à Dewdney (Colombie-Britannique), célèbre le jour de sa fête, la Théotokos, la Joie du Canada. « Théotokos », c'est-à-dire ’’qui donne naissance à Dieu’’, est le titre de la Vierge Marie. La célébration est une méditation sur le sens et l’objet de la naissance de Jésus et incite les fidèles à s’identifier à la Théotokos, c'est-à-dire à faire naître l’amour divin dans le monde. À bien des égards, ce monastère nous pousse à repenser un grand nombre d’idées reçues sur les moines reclus, cloîtrés dans leurs cellules, exclusivement consacrés à leurs études. La Joie du Canada est une fête communautaire axée sur la vocation humaine qui appelle les fidèles à avoir un amour compatissant à l’égard de toutes les personnes qu’ils côtoient dans leur vie. Le but de la discipline imposée par la vie monastique, c’est la libération, la libération des passions du moi afin que la nature compatissante que Dieu donne à chaque personne puisse s’épanouir dans le monde.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Théotokos, la Joie du Canada

Cette icône orthodoxe attire l'attention des fidèles sur le sens de l'Incarnation du Christ pour le rétablissement de la nature humaine et la fructification de l'esprit canadien.

Slavko Protic
All Saints of North America Monastery
vers 1986
Icône
PMA:J99.1648
© The Provincial Museum of Alberta.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • définir le monachisme ;
  • décrire les origines du monachisme dans le Christianisme ;
  • comparer le monachisme de saint Basil à celui de saint Benoît ;
  • décrire le monachisme dans le monde moderne en utilisant l’exemple de ’’All Saints of North America Monastery’’.

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